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CONDUCTION DANS LES NERFS PÉRIPHÉRIQUES. H

tabililé (1). Mais, c'est aller trop loin. Puisque l'effet accumulé des irritants ou remploi des poisons (de la strychnine, par exemple), qui augmentent l'irritabilité centrale, produisent toujours une excitation, ce changement de conduite, qui se révèle partout dans les filets centraux (2), indique avec une certitude suflSsante l'intercalation de la snbstance grise. Celle-ci exerce une grande influence sur les phénomènes de conduction, parce qu'elle unit évidemment une voie provenant de la périphérie, non seulement avec une seule voie centrale, mais avec plusieurs voies centrales conductrices ; c'est pourquoi, les résistances, qu'elle trouve dans les diverses routes, où une excitation peut se manifester, ont une force inégale. Donc, indépendamment d'une voie principale, destinée à transmettre normalement les excitations modérées, il faut constamment distinguer encore des voies second daires^ qui seront seulement mises à réquisition, en présence d'irritants d'une forte intensité, ou par suite d'une irritabilité exagérée, ou enfin du mauvais état de la voie principale. Cette manière de voir trouve sa confirmation dans certains phénomènes, présentés par les sections partielles de la moelle épinière et dans Tobservation des réflexes de cet organe, que nous étudierons spécialement dans le chapitre Y. Si, dans une partie de la moelle^ on coupe totalement les cordons blancs, en ne laissant qu'un pont mince de substance grise, les impressions sensorielles et les impulsions motrices sont encore transmises; seulement, dles possèdent une intensité plus forte, que d'ordinaire. En même temps, cette faculté de conduction de la substance grise n'est pas liée à des directions déterminées : les cornes antérieures transmettent nécessairement les excitations sensorielles ; et les cornes postérieures, les excitations motrices (3). On découvre encore, que les phénomènes de paralysie, consécutive à la section d'une partie des cordons blancs, disparaissent bientôt, malgré la non-cicatrisation des points sectionnés (4). Enfin, les phénomènes du mouvement réflexe prouvent, que les processus d'irritation ne sont pas simplement transmis dans la moelle épinière, comme dans un tronc nerveux mixte, et que l'excitation peut se transmettre des voies sensorielles aux voies motrices. Le lieu de cette transmission sera de nouveau la substance grise ; car, si on sectionne entièrement celle-ci, en conservant une par-

i. Van Deen, in Untersuchungen zur Nalurlehre des Menschm, de Molepchott; vol. VI, 1859. p. 279. — SchifT, LehrbUch der Physiologie, I, p. 238. S. Comparer cbap. VI.

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