‹ Eléments de psychologie physiologiqueChapitre 48 sur 204 · Ludwig etWoroschiloff, loc, citât, p · texte numérisé non relu

Ludwig etWoroschiloff, loc, citât, p

tie des cordons médullaires antérieurs et postérieurs, le pouvoir réflexe est supprimé. Mais la conduction latérale (Zweigleitung) entre la voie principale sensible et motrice (ce que démontrent les phénomènes réflexes) doit se composer d'un grand nombre de voies conductrices, qui, toutes, sont connexes entre elles. Or, en présence d'un degré moyen d'excitabilité, la faible irritation d'un point limité de la peau n'entraîne une contraction réflexe, que dans ce groupe musculaire, innervé par des racines motrices qui naissent à la même hauteur et du même côté, que les filets sensibles irrités. Si l'irritant ou l'irritabilité augmente, l'excitation se transmet d'abord aux filets radiculaires moteurs de l'autre moitié du corps, qui sont à la même hauteur ; si l'irritant est encore plus énergique, l'excitation se propage avec une intensité croissante en haut, ensuite en bas, et, finalement, les muscles du corps tout entier, qui tirent leurs nerfs de la moelle épinière et de la moelle allongée, sont excités sympathiquement (1). Donc, par une conduction latérale de premier ordre, chaque filet sensible est uni avec les filets moteurs, qui ont leur origine du même côté et à la même hauteur ; par celle de deuxième ordre, avec les filets qui sortent du côté opposé et à bauteur égale; par celles de troisième ordre, avec les filets qui naissent beaucoup plus haut ; et, enfin, par celles de quatrième ordre, avec ceux qui prennent naissance beaucoup plus bas.

L'entrelacement des filets et, surtout, la faculté conductrice, illimitée de la substance grise sont un obstacle très-sérieux, lorsqu'il s'agit de démontrer les voies conductrices spéciales, qui gouvernent les divers départements du tégument cutané et des groupes musculaires ; aussi, nos connaissances à ce sujet sont actuellement très-défectueuses. Les filets sensitifs semblent soumis à la règle suivante : plus ils sont situés en avants et plus le département cutané, qu'ils innervent, est éloigné de Taxe de la moelle épinière. Donc, parmi les voies sensorielles des membres inférieurs, celles de la cuisse sont principalement situées en arrière; et celles du pied, principalement en avant (2). Il est en outre prouvé, que les filets sensoriels, destinés à la face postérieure du membre inférlear, cheminent dans les cordons latéraux, oix la majeure partie de ces filets efiTectue des croisements et l'autre partie n'en opère aucun (3). Le trajet des voies motrices dans les cordons latéraux est aujourd'hui mieux

1. Pflûger, Die sensùrUchen FuncUonen des Bûckenmarks, Berlin 1853, p. 67 et «uiv.

S. TOrok, Sttxungsb. d. Wiener Akad, toI. VI, 1851. p. 427. 3. Ludwig et Miescher^ BericM, d, sàchs. Ges. d. Wt8S. 1870, p. 404.

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