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ÛONDUGTION DANS LES NERFS PÉRIPHÉRIQUES

codhu : le plos grand nombre de ces voies ne présente pas de croi* sèment ; celles qui transmettent au membre inférieur des réflexes, provenant de la partie antérieure du corps, résident dans la moitié antérieure ; celles qui procurent l'excitation des mouvements coordonnés pour lamarche,la station assise etc., siègent dans une région, qui occupe le tiers moyen de la section transversale (1). De plus, les voies motrices des muscles respiratoires doivent se trouver dans la partie supérieure des cordons latéraux. Cette donnée s'applique-t-elle à tous les nerfs respiratoires, nous Tignorons (2).

Si, prenant pour point de départ les résultats physiologiques obtenus, l'on essaie d'interpréter la structure de la moelle épinière, qui nous est surtout révélée par les coupes transversales microscopiques, Tarrangement des éléments formateurs nous explique, au moins d'une manière générale, cette conséquence physiologique : dans la moelle épinière, à part une voie principale, toujours de nombreuses voies Secondaires unissent ensemble certains points terminaux périphériques et centraux. Le rôle de la voie principale appartiendra aux cordons blancs médullaires (I, m, n fig. 50), qui présentent entre eux et les racines nerveuses émergentes une légère couche de cellules ganglionnaires ; et des conductions secondaires pourront s'effectuer d'une façon multiple, grâce au réseau de cellules et de filets de la masse grise centrale (d, e). D'ailleurs, des trois cordons principaux de la moelle, se détachent nettement, en partie dans la moelle épinière, divers faisceaux, dont l'organisation compacte fait présumer, qu'ils jouent un Tôle fonctionnel spécial. Ainsi, dans la moelle cervicale, la partie, la plus interne, des cordons blancs postérieurs et avoisinant le sillon médian, se sépare de tout le restant : elle porte le nom de cordons de GoU. Nos connaissances actuelles sur la structure de la moelle épinière ne nous permettent pas, d'aller au-delà de ce point : jusque-là seulement, tous les résultats physiologiques sont concordants, mais ils ne nous renseignent nullement sur le parcours intime des voies princi^ pales. Or» dans une certaine mesure, l'histoire de l'évolution et les observations anatomo- pathologiques viennent compléter ces données. Elles montrent, que cette portion des cordons latéraux, qui exerce une fonction motrice, chemine sans croisement à la moitié postérieure de ces cordons : c'est alors un faisceau qui, vu de dehors sur une coupe

1. Lndwig et WoToschiloff . Wid. 1S74, p. 248 et suit. t. Schiff, in Arckiv de Pflager, toI. IY, p. 225.

transversale, fait saillie dans la substance grise de la corne postérieure (au dedans de m) (1). De même, la partie la plus interne des cordons antérieurs moteurs, qui limite directement (en b) la scissure longitudinale antérieure, semble aller sans croisement jusqu'à la moeUe

allongée; au contraire, les faisceaux des cordons antérieurs^ situés en dehors de ceux-ci, ne sont que partiellement exempts de croisement, car l'autre partie entre dans la moelle épinière par le côté opposé. De plus, cette portion du cordon latéral,qui couvre, à la surface de la moelle (en w), le faisceau du cordon la- » téral moteur, précédemment mentionné, représente probablement une voie sensorielle, qui chemine sans croisement et traverse les pédon* cules inférieurs du cervelet, pour se ramifier dans ce de^ — nier organe (2). D'après ces

Fie. 50. Section IransTOrsale de U molli* inférieure de /. .. ^ nnimiiU^iirA ïWitA*

la moelle ëploière humaine, d'après Deilert. (Pour ^ailS, la COmmiSSUrO pOSie-

donner de la netteté à ce dessin, les cellules ganglion- ricure (h) (aiusi qUO le dé-

naires ont été plus grossies, que les autres parties.) ^^.^^, «.,«*^.,i l«„ ^^^A

a Canal central. * Sillon longitudinal antérieur ; montrent SUrtOUt ICS expô-

c postérieur, d Corne anlérieare aiec les grandes Pences physioloîciques) et la cellules ganglionnaires, e Corne postérieure arec les . ^ ii • /x\

peUtes cellules ganglionnaires, f Commissure anté- COmmiSSUre antérieure {f)

rieure ; h postérieure, g SubsUnoe gélatineuse située ioiipraipnt au mnins nar-

autour du canal central, i FaUceauT des racines jOUeraiCm , au moins par-

Derveuses antérieures : k postérieures. / Cordon anté- tiellcment. le rôle d'un véri-"

rieur, m Cordon latéral, n Cordon postérieur. ^j^j^ croisement ; tandis quC

un autre échange de filets proviendrait de cette connexion, opérée de tous côtés par les prolongements des cellules de la substance grise et qui est indispensable à la conduction réflexe. D'ailleurs, même dans le premier cas, les filets traversent constamment les cellules ganglionnaires, avant de faire leur croisement (3). Une contradiction apparente existe ici

1. Tûrck, Wiener Sitzungsb, vol. VI, p. 304. — Charcot» loc. citât,

2. Flechsig, Ueber Systemerkrankungen im Bûckenmarkf p. 30 et suiv.

3. Sliliiug, Nene Untersuchungen ilber den Bau des Rùckenmarks, p. 60.

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