ScïnlU ibid. p. 359. — AdamOk, Med. Centrbl, 1870, n
Iti PARCOURS BES VOIES NERVEUSES CONDUCTRICES.
mais, en même temps, les lignes de regard se dirigent en bas et les pupilles se contractent. Il résulte d'abord de ces observations, que les voies centrales des nerfs musculaires de Fœil subissent un croisement partiel; car, ces filets de Toculo-moteur, qui, destinés au muscle droit interne, tournent Fœil en dedans, pénètrent, en majeure partie, dans les tubercules quadrijumeaux du même côté ; et les filets du moteur oculaire externe, allant au muscle droit externe, entrent spécialement dans les tubercules quadrijumeaux du côté opposé. Dans ce cas, le croisement peut être presque complet, seulement pour ces filets de Toculo-moteur, allant au droit interne, qui se terminent au bord antérieur du tubercule quadrijumeau ; beaucoup plus en arrière, il doit se faire une répartition plus uniforme aux deux tubercules, puisque l'irritation met alors en action les deux muscles internes de Tœil, c'està-dire la convergence. Pour les autres nerfs musculaires de l'œil, on doit admettre une répartition également uniforme de filets centraux croisés et non croisés ; c'est pourquoi, les filets, destinés à différents groupes musculaires agisssant en commun, se terminent aussi dans diverses régions des tubercules quadrijumeaux. Les filets de l'oculomoteur pour le droit supérieur et l'oblique inférieur, qui dirigent l'œil en haut, doivent avoir leur centre près de l'extrémité antérieure ; les filets de l'oculo-moteur pour le droit inférieur et ceux du pathétique pour l'oblique supérieur, qui portent l'œil en bas, auraient leurs centres plus en arrière. AGn d'expliquer les mouvements concomitants de l'iris, il faudra encore supposer, que de tous ces centres émanent des filets centraux pour les diverses régions du centre de la pupille. Indépendamment des filets, que des noyaux, très-rapprochés et appartenant aux nerfs des muscles de Tœil, amènent aux tubercules quadrijumeaux, ces derniers reçoivent encore, dans la ganse^ unç ramification très-considérable de la voie motrice de la moelle épinière. D'après les extirpations opérées par les physiologistes et les observations des pathologistes, cette ramification semble se terminer définitivement dans la paire postérieure des tubercules quadrijumeaux. Les lésions de cette partie produisent, surtout dans les membres postérieurs, des troubles d'équilibre, dont la nature, si Ton tient compte des lésions parfois coexistantes des pédoncules cérébraux , aurait besoin d'être mieux étudiée (1).
1. Ferrier, Les fonctions du cerveau, Paris, Alcan, éditeur, p. 8Î et suiv.— Pour les obsenration» pathologiques, consulter Notbnagel, Topische Diagnostik, p. 216. — Des Yoiee sensorielles venant de la moôUe épiniôre, et même les RleU de la couche
SYSTÈMES DE COfTOUCTION DES PÉDONCULES CÉRÉBRAUX. 146
Voici donc, les voies conductrices, les plus principales, qui arrivent aux tubercules quadrijumeaux par le côté périphérique : !<> les voies centrales des noyaux nerveux moteurs; ce sont, soit les faisceaux de la ganse, à travers lesquels une portion des cordons moteurs de la moelle épinière se ramiGe dans les tubercules quadrijumeaux ; soit les filets centraux des nerfs oculo-musculaires, qui vont à ces tubercules; 2» des voies nerveuses sensorielles, appartenant, d'après l'état actuel de la science, exclusivement au nerf optique. Avec une partie des racines périphériques de ces voies, les tubercules quadrijumeaux sont unis par une direction croisée. Par l'autre côté, leurs noyaux ganglionnaires engendrent des faisceaux de filets, tournés vers le centre et qui, à part les filets, beaucoup moins nombreux, dirigés vers le tractus opticus, constituent la masse principale des bras des tubercules quadrijumeaux! Ces faisceaux de filets sont, comme les bras des tubercules quadrijumeaux, dirigés en avant et en dehors, vers les couches optiques. Ils gagnent la base des couches optiques ; de là, une partie se détourne en haut, et rayonne, étalée en pinceau, vers les noyaux gris du thalamus. Une autre partie semble passer au-dessous des couches optiques, pour s'associer directement à la couronne de Reil et, surtout, à ce segment de la couronne, qui se rend dans les lobes occipitaux (1).
Les faisceaux médullaires, appartenant à la calotte du pédoncule cérébral, s'étendent en avant, au-dessous des tubercules quadrijumeaux. Ils forment le plancher des couches optiques (comparer fig. 35, p. 74) et, vers le noyau rouge [h 6), se mêlent aux filets du bras d'union (2) qui pénètrent dans ce noyau : il en résulte un plexus serré et trèscomplexe, à cause du croisement des bras d'union, qui s'y opère. La diminution notable des tractus de filets longitudinaux, au-dessus du noyau rouge, nous amène à cette conclusion : une grande partie des faisceaux de la calotte se termine dans la couche optique. La direction
loteroliTaire (p. 130), poursuivis dans cette région par Flechsig, entrent-ils dans les tubercules quadrijumeaux ? ou bien, ces mêmes filets pasf ent-ils au-dessous d'eux, ]^our se diriger vers les couches optiques ? De nouvelles recherches sont nécessaiies, pour résoudre cette question.
1. Les résultats physiologiques, relatifs à la terminaison ultime des voies du nerf opUque, seront discutés plus loin (rubrique u? 7). Ils démontrent, avec plos de précision, que les observations microscopiques, toujours incertaines, celte tmion avec le cerveau occipital (consulter Meynert, loc. ctU 744 ; Uenle, ^erven- Ukm^. S48).
H. Nous avons déjà parlé, à la page 135, du trajet probable des filets du bras d'anion.
146 PARCOURS DES VOIES NERVEUSES GONDUCTRrCES.
des flleiSy qui rayonnent de son plancher dans la couche optique» confirme cette présomption. Mais, comme la masse de la calotte» chez divers animaux» ne suit pas également le développement du thalamus» ce fait indiquerait l'existence d'autres voies de conduction» non encore démontrées par Tanatomie (1). On croit, que les filets, qui pénètrent dans les couches optiques, cheminent les uns en droite ligne» les autres en se croisant. Les filets de croisement» situés en dedans du noyau rouge» doivent former la commissure postérieure (c p fig. 32, p. 71) (2) ; et les tractus de filets» environnant directement le noyau rouge, entrent dans la couche optique du même côté. Outre ces irradiations des bras d'union et de la calotte du pédoncule cérébral, la couche optique reçoit» de la périphérie, les faisceaux de filets, déjà mentionnés, provenant des tubercules quadrijumeaux à travers les bras des tubercules antérieurs» et d'autres faisceaux du tractus opticus (3). Par conséquent, des voies conductrices sensorielles et motrices pourraient bien venir de la périphérie et se rassembler dans les noyaux ganglionnaires de la couche optique» de la même manière que dans les tubercules quadrijumeaux» puisque une portion très-considérable des filets intracentraux, amenés par les bras d'union du cervelet, entre probablement dans la couche optique. Évidemment» les voies sensorielles de la couche optique n'appartiennent» que pour une très-faible part, au nerf optique ; leur plus grande partie serait constituée par les prolongements des cordons sensoriels de la moelle épinière » qui pénètrent dans les couches optiques. Des voies conductrices motrices sont» peut-être encore» mêlées en petit nombre aux irradiations directes du pédoncule cérébral. Elles proviennent primitivement du ruban de Reil» car elles se rendent aux bras des tubercules quadrijumeaux» après avoir parcouru ces tubercules et s'être croisées au milieu d'eux. Vers le centre, des masses de fibres très^importantes naissent de la couche optique ; elles se dirigent vers toutes les parties de Fécorce cérébrale et» particulièrement, ce semble, vers les lobes frontaux, tem poraux et pariétaux. Ces irradiations ont lieu sous forme de faisceaux séparés, qui émanent de la base de la couche optique. En arrière» la calotte du pédoncule cérébral est le plancher» sur lequel repose la