I. Forel. Archiv f. Psychiatrie, VII, p. 4i
3. Uue formation, dout on ha conoaft pas encore Timportanoe et qui renfermerait également des flleu de croisement de la couche optique, est la comnUiSure moyenne {cm fig. 32).
3. J. Wagner, Der Ursprung der Sehnervenfasern, Dorpat, 1862, p. 11. — Henle, toc. au p. MO, flg. 179.
couche optique ; mais ees irridiations de la couronne radiée forment plosieors pédicules , qui soutiennent son extrémité antérieure. Un fiusceau délicat se replie, en passant entre les noyaux caudé et lenticulaire ; il constitue une partie de la capsule médullaire interne de ce dernier noyau {m t h fig. 57) et va au cerveau frontal. Au-dessous du noyau lenticulaire, une seconde irradiation médullaire chemine vers la région de la scissure de Sylvius. Enfin, le noyau antérieur engendre des filets, qui en arrière et en bas se dirigent vers le corpus candicans, et s'infléchissent, en forme de ganse, à Tintérieur de ce dernier organe, pour aller à la racine montante de la voûte (flg. 32, p. 71, ra^r d). Par ce moyen, les filets médullaires de la couche optique s'unissent avec les parties corticales, situées en arrière et surtout avec Pécorce des formations de la corne d'Ammon et de Tergot de Morand, qui font saillte dans les cavités cérébrales.
Le pied ou la base du pédonade cérébral continue cette portion du cordon latéral antérieur, qui se rend directement aux régions antérieures du cerveau. Dans ce parcours, il reçoit le bras supérieur de la voie latérale, qui se dévie vers le cervelet et se joint à lui, à l'intérieur du pont de Varolo. Le pied se divise en deux segments principaux, dont la disposition et l'arrangement sont probablement définitifs, lors des croisements des filets pédonculaires cérébraux. Sans toucher à d'autres stations de substance grise, le premier segment (P fig. 67) pénètre dans la couronne de Reil, passe entre la couche optique, le corps strié et le noyau lenticulaire, à travers la capsule interne de ce dernier, et rayonne vers toutes les provinces de l'écorce des hémisphères. Cette voie corticale cérébrale et directe du pied contient, d'abord, le prolongement des pyramides. D'après la marche des dégénérescences secondaires, ses fibres vont de la capsule interne à Vécorce des deux circonvolutions centrales. Là, se termine cette voie motrice, si bien étudiée de nos jours ; elle commence dans les cordons antérieurs et latéraux de la moelle épinière et atteint, immédiatement en haut, l'écorce cérébrale, sans parcourir d^autres ganglions de substance grise (1). Une antre portion de cette voie corticale cérébrale et directe, qui a un trajet encore indéterminé, est sensorielle. Elle passe à travers le segment
I. Les auteurs ne sont pas d'accord scr le point, où la voie des pyramides traverse la capsule interne. Cbarcot {Leçons sur les localisations, p. iK5) place ce point à la partie antérieure de la capsule interne, et Flecbeig {Systemerkrankuvgeiti p. 46), à sa partie moyenne, correspondant au milieu de la couche optique*
postérieur de la capsule interne, dont la lésion amène une paralysie de la sensation et, parfois aussi, des troubles visueb, du côté opposé du corps. Son irradiation a lieu, en partie, dans le lobe occipital, oh Ton a suivi quelquefois la dégénérescence ascendante^ qui se manifeste dans les circonstances de ce genre (1). Le deuxième segment principal du pied se rend aux noyaux gris des ganglions cérébraux antérieurs, du noyau lenticulaire et du corps strié. L'anatomie a très-peu élucidé le trajet de cette voie ganglionnaire du pied. Gomme une grande partie des prolongements directs des cordons de la moelle épinière, qui vont au cerveau, passe, soit dans la ganse et la calotte, soit dans la voie corticale cérébrale du pied, les voies conductrices, situées entre ces ganglions cérébraux antérieurs et la moelle épinière, ne peuvent avoir, qu'une étendue, relativement faible. Or, si ces voies directes existent, elles appartiennent, tout au plus, à une portion des restes des cordons moteurs antérieurs et latéraux. En faveur de cette hypothèse, militent de nombreuses observations pathologiques. Effectivement, l'apparition soudaine de lésions en foyer, très-limitées, dans les noyaux lenticulaires ou caudés, est régulièrement accompagnée de paralysie hémilatérale, à la moitié opposée du corps, alors même que les voies de la capsule interne ont été respectées (2). D'autre part, comme on ne remarque jamais de troubles de sensation, quand les foyers sont seulement bornés aux ganglions et n'intéressent pas la portion la plus postérieure de la capsule interne, très-probablement, la voie ganglionnaire emprunte uniquement à la moelle épinière des filets moteurs, qui sont alors complétés en haut par les filets centraux moteurs, provenant des noyaux des nerfs cérébraux. Cependant, cette portion motrice de la voie ganglionnaire est bien inférieure, en étendue, à la conduction intracentrale ; celle-ci lui est amenée par les processus ad pontem du cervelet et se termine, presque tout entière, dans les ganglions cérébraux antérieurs (voir p. 135). Existe-t-il encore une voie intracentrale entre la couche optique et le noyau lenticulaire? C'est douteux (3) ; toutefois, elle serait relativement peu étendue. Tous les systèmes de filets se répandent, sous forme de rayons venus du dedans et d'en bas, dans les ganglions désignés ; dans le noyau lenticulaire, ils pénètrent en même temps à Finlérieur des parois des gaines médullaires, entre
i. Veyssière, Sur Vhémianesihésie de cause cérébrale, Paris 1874. — Charcol, loc, cit. p. 113.