‹ Eléments de psychologie physiologiqueChapitre 62 sur 204 · Voir plus haui, p · texte numérisé non relu

Voir plus haui, p

savent éviter les obstacles, placés sur leur passage (1). Les appareils centraux du sens auditif confinent, ce semble, en dehors et en bas, à la surface visuelle centrale. Le domaine, dont Textirpation supprime chez le chien les sensations auditives, est situé, d'après Munk, au bord latéral du lobe pariétal et dans tout le lobe temporal ; chez le singe, il occupe uniquement ce dernier lobe, qui est plus fortement développé chez les primates (B flg. 60 et 61). Ces données concordent

Fi6. 61. RégioDf seoforielles, à la sarface da cerTeao simieo. (La légende de cette fifore est la même, qae celle de la fig. 60 .)

généralement avec les résultats, obtenus auparavant par Ferrier à Paide des irritants; seulement, Ferrier restreint le centre auditif à la circonvolution temporale supérieure (2). D*après Hunk, la destruction d'une sphère B' (flg. 60//), plus limitée, placée au centre de ce domaine, doit avoir pour effet, si les parties environnantes sont

i. Ferrier s'écarte de Munk et place, d'après ses expériences sur les sioffes, le centre visuel, dans la partie postérieure de la troisième circonvolution arquée pariétale {Pi fig. 48, p. 96, F fig. 62), nommée le g^us angularis. Pour cela, Ferrier 8*appuie principalement sur les essais d*irritation électrique, gui produisent, à l'endroit désigné, ries mouvements de l'œil, des paupières et de la pupille (Ferrier, Les fonctions du cerveau, p. 156, 179). Ici, nous avons suivi l^s doonées de Muuk, parce que les essais d'irritation uous paraissent être un moyeu peu sûr, pourla démonstration des répions sensorielles, et, surtout, parce que, dans ces derniers temps, l'observation pathologique semble confirmer de plus en plus les résultats de cet expérimentateur. D'ailleurs, ces contradictions montrent, combien les faits, découverts a propos de la localisation des sensations sensorielles, le cèdent en certitude aux faits relatifs à la zone motrice.

S. Ferrier, Les fonctions du cerveau, p. 158, 165 et 187.

intactes, de supprimer uniquement la perception des sons articulés, tandis que la surdité complète est consécutive à l'ablation de toute la

région B.

Les opinions des expérimentateurs, sur la localisation du sens tactile, sont bien plus divergentes. Ferrier relègue ce sens dans la région de la corne d'Ammon (le gyrus hippocampi H, flg. 63) (1). Munk découvrit, que le sens tactile, les sensations musculaires et dMnnervation étaient régulièrement troublés, quand les destructions atteignaient les parties corticales antérieures. Dans ce cas, selon cet observateur, diverses parties du tégument cutané doivent être subordonnées à diverses régions de la surface cérébrale ; et, les sensations musculaires et d'innervation seraient toujours représentées, dans les mêmes domaines de cette sphère centrale de la sensibilité, auxquels se rapportent les sensations tactiles correspondantes et, peut-être même, les sensations de température. Munk fait siéger les sensations du tact et du mouvement de Tœil, dans une région, que limite directement en avant la sphère visuelle (F). D'après ce savant, il en est de même de la situation du centre de sensibilité de la région de l'oreille, par rapport à celle de la surface auditive centrale. Donc, les autres domaines centraux de la sensibilité générale se suivent ainsi successivement : la région des membres antérieurs, celle des membres postérieurs, et de la tête (C, D, -B), enfin, la région de la nuque et du dos (H, J).

On n'a pas réussi à découvrir, à la surface du cerveau, des territoires fonctionnels déterminés pour les sens de l'odorat et du goût. On croit, d'après le trajet des nerfs olfactifs, que ces domaines siégeraient à la base du cerveau, qui est presque inaccessible aux expérimentateurs. Effectivement, le gyrus uncinalus(tf flg. 63) est, pour Ferrier, cet organe, dont la lésion produit, chez les animaux, des troubles de l'odorat et do la gustation (2).

Or, les régions, que Munk avait réclamées pour le sens de la sensibilité, semblent coïncider, en partie, avec les points, que nous avons déjà reconnus moteurs. C'est pourquoi, ces derniers sont, à peu près entièrement, situés dans le périmètre de cette région corticale, qui correspond à la sphère de sensibilité, appartenant aux territoires musculaires en question. Pour fixer les idées à cet égard, il faut rapporter les régions motrices de la fig. K8 (p. 153) à la moitié droite

Page 1