Ferrier, loc. cit. p
t. Ferrier, lœ. cU. p. 200 et suiv.
vous CONDUCTRICES ALLANT A L'ÉCORCE DU CERVEAU. 161
du cerveau du chien, représentée par sa face supérieure dans la fig. 60 /• Par conséquent, le point moteur pour les muscles de la nuque a réside dans la sphère de sensibilité de la nuque Jï, de Hunk; les points moteurs ft et c pour les pattes antérieures, dans leur sphère de sensibilité D ; (f et C se comportent de même pour les pattes postérieures, feXF pour les muscles et le sens de sensibilité de Fœil, e Qig pour les centres des muscles faciaux et masticateurs, E pour la région de sensibilité de la tète. Le seul point, qui ne coïncide pas, est le centre dorsal a\ dont la place devrait être dans la sphère de sensibilité du dos /. Une coïncidence de ce genre pourrait bien eidster, puisque les sensations tactiles et musculaires sont en corrélation fonctionnelle intime avec les mouvements volontaires. Mais, de nombreuses observations, relevées chez l'homme et mentionnées plus loin, déposent énergiquement contre une union matérielle de cette nature entre les centres de sensibilité et de mouvement. Ce sont ces observations, où la sensibilité s'est trouvée parfaitement intacte, malgré la paralysie motrice corticale. Il est donc très-probable, que Munk a rapporté à une paralysie de la sensibilité les troubles moteurs, consécutifs à l'ablation des centres moteurs. Gomme, d'autre part, les domaines de la base cérébrale, réclamés par Ferrier pour les sens tactile, olfactif et gustatif, sont très-imparfaitement accessibles au scalpel du vivisecteur, les résultats expérimentaux, obtenus relativement à ces trois sens, doivent être accueillis avec beaucoup de réserve. La localisation des centres visuel et auditif aura une certitude mieux établie, si les résultats sont appuyés par des observations, faites chez l'homme. Nous alloiis entreprendre maintenant l'étude de ces observations.
Les troubles, constatés après les lésions de Yécorce du cerveau humain^ peuvent être également des symptômes d'irritation et des symptômes de dégénérescence. Les premiers, qui se traduisent, tantôt par des secousses épileptiformes, tantôt par des excitations hallucinatoires des centres sensoriels, présentent une utilité secondaire, pour résoudre, ici, la question de localisation des fonctions ; car, ils accompagnent très-rarement les lésions peu étendues de Técorce cérébrale (1).
I. Pour les phénomènes moteurs iiritatifs, localement limités a^ec localisation cérébrale précise, consulter le compte-rendu fait, d'après les observations de Hughlings Jackson et d'autres auteurs, par Ferrier {Die LoeaUsatUm d, Himerkr, ; traduct. de Pierson. BrunsT^ick 1880. p. 108) et H. de Boyer (Eludes cliniques sur les lésions corticales, Paris 1879, p. i09). Dans ces cas relatifs aux questions de localisation, les recherches anatomo-patholosiques concordent absolument avec les résultats obtenus^ lors des paralysies localement limitées.
WCUDT. T. I. il
Les symptômes de dégénérescence ont une valeur d'autant plus considérable, qu'ils sont plus restreints; et, d'ailleurs, ils doivent être soigneusement distingués de l'altération des parties environnantes, qui manque rarement au début de la perturbation, et des phénomènes du rétablissement de la fonction, qui se manifestent ultérieurement (1). Un grand nombre d^observations, recueillies au sujet de ces rapports, conduit à ce résultat identique : les points, dont la lésion produit des paralysies motrices^ sont réunis dans une région, relativement peu étendue de Técorce cérébrale, à savoir dans les deux circonvolutions centrales, auxquelles se joignent peut-être encore les parties avoisinantes, les plus élevées, des trois circonvolutions frontales (2). A cet égard, on doit ranger dans les circonvolutions centrales le lobe paracentral (P fig. 63) ou la circonvolution de passage, qui est visible à la surface médiane et leur est intermédiaire. Au contraire, les mouvements du corps restent parfaitement ixmnaux, malgré la destruction de Fécorce des lobes temporal et occipital, et même des régions antérieures du lobe frontal. Les paralysies sont presque toujours croisées. Elles consistent dans la suppression de Pinfluence volontaire sur les muscles ; et, plus tard, cette suppression s'accompagne de contractures, souvent permanentes, par suite de Faction des muscles non paralysés (3). Dans plusieurs circonstances, on avait remarqué, que la perte, déjà ancienne, d'un membre, entraînait une atrophie secondaire des mêmes parties cérébrales (4). Une localisation très-précise des divers départements musculaires est encore à Fétude. La plupart des observations sont unanimes à établir, qu'au facial et à l'hypoglosse correspond le tiers inférieur des deux circonvolutions centrales ; au bras, leur tiers moyen ; et à la jambe, le tiers supérieur des circonvolutions centrales postérieures et le lobule paracentral. En outre, lors des lésions de ce dernier lobule, comme du tiers supérieur de la cir-
I. À propos des caractères distinctifs» c^nï sont ici indispensables, lire Flntrodaction de rouTraffe de Nothnagel (Tùpisehe DiagnoiUk der Gehimkrankkeiten),
i. Ghapcot et Pitres, Revue menêuelle de méd. et de chir. 1877, 1878 et 1879. — Hothnaffel, Topis. Diagn. p. 438. — H. de Boyer, Etude$ eUn. sur les lés. «orttc. Paris 1879. Ce dernier auteur a^ en même temps, relevé avec soin toutes les lésions corticales, qui ne présentaient pas de troubles moteurs, et montré^ que ce domaine latent, relativement au mouvement, coïncide avec toute la surface cortieale, située en dehors des régions motrices {loe. cit. p. 40*79).
3. Dans un très-petit nombre de circonstances, la parai vsie non croisée a été observée (consulter Ferrier, LocalUation des maladies cérébrales, p. 12). Probablement, il s'agit ici des cas extrêmes, préeentés par ce trajet extraordinaire des Voies des pyramides, que Fiechsig a décrit (voir plus haut, page li9, note 8).
4. Ferrier^ Localisationiiés maladies oérétrafes. p. 77 et 89.
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convolutioTi ccnirale antérieure et de la région frontale avoîsinanle, apparaissent des paralysies, qui occupent les deux extrémités (1). Dans les figures 62 et 63, toute la région motrice de la surface du cerveau humain est marquée par des hachures transversales; et dans la fig.62, ces divers champs centraux, qui actuellement ont été délimités avec une éertaine précision, sont en même temps désignés par les lettres A, BeiC. Ces lettres sont placées dans les régions, dont la lésion amène une paralysie isolée des groupes musculaires correspondants, tandis que les lésions d'autres points, de x par exemple, provoquent ordinairement des paralysies combinées. D'après la situation des points il, B et G, il résulte en même temps^ que d'une part la paralysie
Fk. 6i. R^gimit notrieet et centres iln langage à la lorface da oerrean bvioain (Mmliplièfe fauche). À l>omaine du facial el deThypoglosie. B Mnsclee du bras ; C de la jambe, x Domaine, <lont la lésion amène la paralysie des bras et des jambes. D Genlre motear du langage. E Centre seasoriel du langage. S Posilion dn centre Tisnel, d'après les obserrations pathologiques d'Hugnenin et d'antres auteurs. F Position du centre Tisnel, d'après Ferrier.
du bras et de la jambe, comme d'autre part celle du bras et de la face se montrent aisément ensemble ; mais la jambe et la face ne te paralysent pas facilement, tandis que le bras reste libre. Cette conclusion est pleinement confirmée par l'observation pathologique (2). Ces résul-