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verts par Munk sur ses chiens « aveugles psychiqnement >, proviendraient, peut-être, de ce que, chez ces animaux, la région de la vision la plus nette était devenue incapable de fonctionner. Les animaux ne reconnaissaient plus les divers objets ordinaires, un morceau de viande, leur écuelle, pleine d'eau, mais pouvaient encore exécuter les perceptions nécessaires, pour éviter certains obsucles, placés sur leur passage. L'apprentissage graduel de la vision, chez les animaux opérés de cette manière, est expliqué par les phénomènes généraux de la fonction vieariante, qui interviennent à un certain degré, comme personne ne l'ignore, lors des défectuosités périphériques de la rétine ; et celte explication est, sans doute, préférable à celle de Munk, au dépôt successif des images de souvenir, à partir du bord de la région extirpée (i). D'après les observations pathologiques citées précédemment, il est très-probable, qu'indépendamment de ces troubles visuels centraux, il s'en présente encore d'autres, qui influent sur la conduite psychologique des perceptions visuelles. Mais les recherches futures décideront, s'il s'agit en cela de lésions, provenant des parties centrales en relation avec les sensations tactiles et motrices, ou avec les mouvements de l'œil, lésions accompagnées ou non d'affections simultanées de la surface visuelle? ou bien, s'il existe des centres, où affluent les voies intracentraies de ces diverses parties, qui sont en relation avec les perceptions visuelles? et si ces centres sont analogues à ceux du langage, qui paraissent être les points nodaux des voies intracentrales, par rapport à la surface auditive centrale et aux autres territoires centraux sensoriels et moteurs, qui lui correspondent?
Après leur entrée dans le système de conduction de l'écorce cérébrale, les eroisemenU des voies conductrices, qui sont presque entièrement absents chez les vertébrés inférieurs, et toujours plus complets chez les vertébrés supérieurs, sont terminés. Ainsi qu'il résulte de la description précédente, ces croisements sont totaux ou partiels. Selon les données de l'examen fonctionnel, les voies conductrices motrices, allant directement à l'écorce cérébrale et les voies sensorielles correspondantes du sens du sentiment éprouvent un croisement total On a la preuve certaine que, dans l'écorce occipitale, le croisement est partiel, pour les terminaisons des filets du nerf optique. Or, tous ces croisements ne semblent affecter, que les systèmes de conduction, destinés à représenter directement, dans l'écorce cérébrale, les groupes musculaires et les surfaces sensorielles. Au contraire, les centres, qui recueillent les voies intracentrales, sont disposés uniformément dans les deux moitiés du cerveau ; parfois, ils semblent bien plus développés dans un hémisphère ; comme chacune de nos mains, par exemple, est disposée à exécuter de la même manière certaines fonctions mécaniques, quoique l'une d'elles, la plupart du temps la main droite, soit spécialement dressée à cet exercice. Évidemment, les observations, concernant les bases anatomiques fondamentales de l'aphasie, indiquent un rapport de ce genre. Aussi, dans l'aphasie, la moitié cérébrale opposée peut