I. Voir à ce sujet le n^ 6 du cbopitre suivant
jouer le r61e de fonction vicariante ; tandis qae, lors des simples paralysies de sensation et du mouvement^ consécntives à des lésions corticales, probablement les provinces environnantes^ situées du même côté, exercent la fonction suppléante. C'est ce que montrent les expériences de Carville et Duret. D'après ces auteurs, la fonction se rétablissait, bien que les régions motrices des deux moitiés cérébrales fussent extirpées. Enfin, on doit présumer, qu'à part les terminaisons directes des filets de sensibilité et de mouvement, qui se croisent complètement, il existe encore d'autres filets, qui se terminent définitivement dans les divers ganglions cérébraux et sont alors également représentés, dans récorce cérébrale, par des systèmes de filets particuliers de la couronne de Reil. Comme nous l'avons vu auparavant, les filets, qui pénètrent dans les tubercules quadrijumeaux et les couches optiques, éprouvent seulement un croisement partiel ; il faut donc admettre, que même les autres voies conductrices, allant de ces ganglions à Técorce de chaque moitié du cerveau, sont destinées aux deux côtés du corps. Les recherches anatomiques sur le parcours des filets des pyramides démontrent les croisements partiels des voies motrices (i). D'après les observations physiologiques et surtout pathologiques, . les voies, qui persistent du même côté, ne peuvent pas généralement servir à la propagation des excitations motrices directes.
Si la physiologie veut essayer d'expliquer ces systèmes multiples de croisement des filets, elle doit prendre pour point de départ de cette étude le croisement partiel. Le rôle du croisement partiel de la voie principale du nerf optique consiste, évidemment, d rapprocher très^près les uns des autres, dans leurs représentations centrales, les points rétiniens qui se correspondent physiologiquement : c'est pourquoi, chacune des deux surfaces visuelles centrales ne répond pas à une seule surface rétinienne, mais aux parties des deux rétines qui se correspondent. Si l'idée développée dans le chapitre suivant est adoptée, à savoir que les ganglions cérébraux sont en partie des appareils réflexes complexes, en partie des appareils de coordination, les unions, opérées àleur intérieur par les systèmes de filets des deux moitiés du corps, comportent évidemment une interprétation analogue ; et généralement, les croisements partiels devront être considérés, comme les bases fondamentales de la fonction associée des organes sensoriels et des groupes musculaires des deux moitiés du corps.
Il est plus difficile de connaître la cause des croisements totaux et du développement unilatéral de certains centres. Si les filets d'une moitié du corps se terminaient^ absolument ou spécialement, dans un seul côté du cerveau, le rapport le plus simple serait le suivant : la représentation principale aurait lieu du même côté, ainsi que cela semble se produire effectivement chez les * vertébrés les plus inférieurs. Ce rapport étant renversé, à mesure que l'organisation se perfectionne, il est naturel de penser ici à l'asymétrie des organes nutritifs, asymétrie existant chez tous les animaux supérieurs et extrêmement