Revue générale des voles oonductrloes centrales
Un coup d'œil rétrospectif, jeté sur le contenu de ce chapitre, nous permet de représenter les points essentiels du trajet des voies conductrices, dans les centres nerveux et d'en dresser le tableau suivant. Les filets sensoriels et moteurs, isolés les uns des autres dans les racines nerveuses^ se séparent, dès leur entrée dans la substance grise de la moelle épinière, en plusieurs voies qui s'unissent, en partie, réciproquement. La voie principale, soit de la transmission sensorielle, soit de la transmission motrice, revient directement du réseau cellulaire de la substance grise, dans les cordons blancs de la moelle épinière : de là, une partie de cette voie va en haut, dans le même côté, et l'autre partie se croise; c'est spécialement la voie principale motrice qui chemine du même côté, et spécialement la voie principale sensorielle qui se croise. En outre, deux sortes de voies secondaires ou accessoires font leur apparition : une première voie, unissant la conduction sensorielle à la conduction motrice, sert aux réflexes. Une seconde, s'avançant beaucoup plus loin dans la substance grise, est régulièrement et sympathiquement excitée, si les irritants sont plus énergiques ; mais, si la conduction est supprimée sur la voie principale, elle compense graduellement les troubles, en remplissant le rôle de fonction vicariante. De ces voies émane une conduction latérale ou ramifiée qui, joignant la voie principale sensorielle à la voie principale motrice, achève en grande partie sa route dans la moelle épinière; elle ne requiert du cerveau, que ces parties, d'où partent encore les nerfs. Toutes les autres voies montent jusqu'au cerveau, les voies principales directement, les voies accessoires, par des détours multiples à travers la substance grise.
Spécialement dans la moelle allongée, les deux voies principales se séparent de nouveau en divers rameaux. D'abord, la voie motrice se divise en deux segments importants : le premier segment, qui s'avance beaucoup plus loin dans le pied du pédoncule cérébral, constitue à son tour deux subdivisions. L'une d'elles, la voie des pyramides, se rend directement à l'écorce des hémisphères du cerveau, tandis que l'autre entre dans les ganglions cérébraux antérieurs, corps striés et noyaux lenticulaires ; et, dans ces ganglions, il s'opère, en partie probablement, une confluence des voies motrices de diverse nature, en partie une