Fonctions des corps striés
D'après toutes les observations, les lésions des corps striés de l'homme et de Tanimal entraînent des troubles du mouvement volontaire. Ces troubles ne se traduisent, Irès-souvent, que par une parésie de tous les membres de l'animal, plus accentuée chez le chien, que chez le lapin. L'homme, au contraire, présente régulièrement, à part la motilîté imparfaite des muscles dorsaux, une paralysie complète des bras et des jambes ; et seul, de tous les nerfs cérébraux moteurs, le facial est compris dans la paralysie. Les foyers de la maladie, dans le noyau strié et le noyau lenticulaire, se comportent, à cet égard, d'une façon identique. Mais, la naissance rapide du foyer morbide est la condition de l'apparition des symptômes de paralysie ; les tumeurs, qui se sont lentement développées dans ces ganglions, peuvent, selon les circonstances, évoluer, sans produire aucun symptôme. Au moment de la naissance du foyer, on remarque parfois des phénomènes d'irritation motrice. Ainsi, selon Nothnagel, l'irritation mécanique ou chimique d'un point, situé dans le noyau strié, près du bord libre, provoque, chez le lapin, des mouvements de course précipités et persistants, jusqu'à ce que l'animal tombe épuisé sur le sol (2). Après avoir enlevé entièrement les corps striés, Magendie signala des mouvements de course analogues (3). Mais, lors de la lésion de ces ganglions, on n'a jamais constaté, d'une manière certaine, des phénomènes anesthésiques. La présence de ces derniers, chez l'homme, tient, probablement, à ce que la lésion a toujours intéressé la capsule interne du noyau lenticulaire et, spécialement, le tiers postérieur de cette capsule,
1. Goltz, FuneUonen der Nernetxceniren des FroscheSy p. 5Î et suiv. a. Nothnagel, in Archio île Virchow, vol. 57, p. 209.
3. Macepdie, Leçons aur les fonctions du système nerveux, I, p. 28Q. — Voir aussi Schiff, Lelirbucti a, Pnysiol. 1, p. 340.