‹ Eléments de psychologie physiologiqueChapitre 88 sur 204 · Leyden, in Ar$hiv de Virchow, vol. 47^ p · texte numérisé non relu

Leyden, in Ar$hiv de Virchow, vol. 47^ p

altérations de la fonction du cervelet, pourraient être attribués à une suppression partielle des mouvements volontaires/ou à un trouble des sensations ou enfin, à une perturbation des relations entre les sensations et les mouvements, qui en dépendent. La première de ces hypothèses est éliminée, car des phénomènes de paralysie ne se montrent jamais, lors de la suppression du cervelet ou de Tune de ses diverses parties ; de plus, après des paralysies, purement motrices, le vertige n'a point été observé. Comme nous Tavons vu précédemment, le vertige se manifeste plutôt, après une suppression partielle des sensations. En effet, on aprésumé, que le cervelet est un organe du sens musculaire. Naturellement, d'après cette supposition, les phénomènes, consécutifs à des lésions expérimentales ou pathologiques de ses fonctions, étaient occasionnés par la suppression partielle de œs sensations, qui nous donnent une mesure de la force et de l'étendue de nos mouvements volontaires (1). Cette opinion se concilie difficilement avec le fait suivant : dans les cas d'atrophie du cervelet de l'homme ou d^extirpation complète de cet organe chez les animaux, on remarque encore des mouvements actifs de locomotion qui, malgré leurs incertitudes et leurs hésitations, laissent toujours supposer une certaine sensation dans les muscles locomoteurs. Nous avons déjà remarqué dans l'étude des voies conductrices, qu'après l'ablation de régions déterminées de récorce cérébrale apparaissent des troubles moteurs, qui semblent démontrer, d'une manière plus irrécusable que les lésions du cervelet, une suppression du sens musculaire (voir page 166). Il ne peut pas non plus être question d'une suppression d^autres sensations : l'oi^ane du tact est insensible aux impressions ; les troubles, manifestés parfois dans le domaine du sens visuel, se bornent ordinairement (pourvu que la lésion reste limitée au cervelet) à cette incertitude de la perception, qui accompagne constamment les attaques de vertige (2). Donc, si nous ne trouvons aucun symptôme parétique ou anesthésique, nous sommes obligé d'attribuer les troubles particuliers de sensation et de mouvement, observés après les lésions du cervelet, à une perturbation des relations, existant entre les sensations et nos mouvements corporels. En effet, cette condition serait justement indiquée, soit par la nature des troubles, qui apparaissent alors, soit par le rapport des voies conductrices afférentes et efférentes. Assurément, l'arrêt fonctionnel du

1. Lussana, Journal de la physiol. t. V, p. 418 * t. VI, p. 169. — Lussana et Lcmoigne, Fisiologia dei centri nervoii. Padoue 1871, 1. 11, p. 219.

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