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Parcours des processus d'irritation danct le filet

nerveux.

Le phénomène le plus simple^ qui soit capable de nous renseigner sur la nature des processus d'irritation dans le nerf, est le début et le trajet de la secousse musculaire, lorsqu'un nerf moteur a été irrité. Dans cette expérience, un levier repose directement, grâce à un mécanisme spécial, sur les muscles de la jambe d'une grenouille et l'autre extrémité de ce levier sur une \)laque de verre, noircie à l'avance et mise en mouvement rapide : la contraction se dessine d'elle-même sur cette plaque (lig. 66). Le trait vertical, marqué à gauche du dessin.

désigne le moment de Tirritation du nerf. Voici ce que nous apprend cette courbe. La secousse musculaire commence, longtemps après l'ir^ ritation, et la contraction s'élève au début avec une vitesse accélérée, plus tard avec une vitesse décroissante; et, d'une manière analogue, s'effectue graduellement le retour du muscle à l'allongement. Si l'irritation a été momentanée, la secousse tout entière s'achève le plus souvent en 0,08 — 0,1 de seconde. Mais, si l'on a irrité le nerf directement au-dessus du muscle, ou bien son expansion nerveuse située à l'intérieur du muscle, il s'écoule environ 0,01 de seconde, pour le temps compris entre l'irritation et le début de la secousse ; ce temps s'appelle généralement le stade de Virritation latente. D'après cette expérience, très-probablement, le processus de mouvement dans le nerf est passablement lent. Or, comme dans ce cas, nous ignorons pour quelle part, l'inertie de la substance musculaire contribue à cette lenteur des phénomènes, le résultat obtenu n'a pas une valeur décisive.

On comprend un peu mieux le mouvement, qui se passe dans le nerf lui-même, sî on irrite ce dernier, en deux endroits différents de son parcours, une fois loin du muscle, une autre fois très-près de ce dernier, et si on dispose l'expérience, de manière que le moment de l'irritation corresponde, chaque fois, au même point de cette ligné

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