ÉCHELLE DES SENSATIONS LUMINEUSES
produit par une bougie placée à environ 9 pieds de distance. On part de cette expérience que Tombre d'un corps opaque, projetée sur le même écran, disparaît lorsque la bougie est à environ 87 pieds d'éloignement, ce qui revient à dire qu'à ce moment l'œil ne perçoit plus la lumière renvoyée par l'écran. Comme d'après la loi de Weber un accroissement d'excitation , pour être perçu , doit être de 1/100 de l'excitation totale, il s'ensuit que la lumière renvoyée par l'écran , au moment où elle cesse d'être perçue , serait un centième de la lumière propre de l'œil. Celle-ci, étant 100 fois plus grande, serait donc égale à l'éclairement de l'écran de velours obtenu par une bougie dix fois plus rapprochée, c'est-à-dire, placée à la distance de 8,7 pieds *. Nous ferons remarquer, entre autres doutes sérieux que l'on peut émettre sur la portée de cette expérience , que cette quantité devrait être beaucoup trop forte , car , nous venons de le voir, plus les excitations sont faibles, plus leur diflTérence doit être grande pour être perçue.
ConfirmatioD générale de la formule de la sensalioD el eonstractioD d'ane échelle des sensations.
Détermination de la courbe des excitations. — Nous savons , par ce qui précède , que Ton" peut produire des anneaux concentriques qui paraissent à l'œil avoir des teintes parfaitement graduées. Étant données deux limites, l'une circon-
Fechner, ojp. dt.y 1. 1 , p. 167.
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scrite par une première circonférence autour du centre de rotation, l'autre par une circonférence plus éloignée, et toutes deux d'une teinté déterminée, l'intérieure plus claire, l'extérieure plus obscure, on peut se proposer d'y insérer un nombre donné d'anneaux d'égale épaisseur, parfaitement gradués entre eux , ainsi que par rapport aux limites.
Un cas particulier du problème , c'est de donner au cercle intérieur un éclat correspondant à 360* et h l'anneau le plus extérieur un éclat nul.
Le problème sera plus général encore , si l'on se propose d'ipsérer , entre ces deux limites 360* et , un nombre infini d*anneaux égaux parfaitement gradués, ce qui revient à obtenir une figure lumineuse où la lumière va en se dégradant d'une manière continue et uniforme.
Le problème sera tout-à-fait général si leis deux limites sont zéro et l'infini.
Si nous imaginons un rayon partant du centre et se prolongeant jusqu'à la limite extérieure, on pourra diviser ce rayon , depuis la limite intérieure jusqu'à la limite extérieure, en pailies égales numérotées et compter sur lui les sensations à partir dii cercle extérieur. Ce rayon nous le nommons échelle des sensations. Si maintenant on compte les degrés de l'arc lumineux qui produit une sensation déterminée, on aura l'excitation correspondante. Et si l'on trace les arcs des excitations à partir du rayon et toujours du même côté, la série continue de leurs extrémités
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