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LES ORGANES DE SENS : LEUB. FORMATION

d'une carapace. Telle est la peau de la plante des pieds, et notamment celle du talon de Thomme; telle est Torigine des sabots du cheval , des cornes des ruminants , du test des mollusques et des crus* tacés , et , en général , de toutes les couvertures préservatrices. Dans ce cas, la différenciation ne se fait plus par l'exaltation de la sensibilité sur le point le plus exposé, mais par soustraction. Le résultat est au fond le même.

Quelquefois les deux buts sont atteints du même coup, c'est-à-dire que la sensibilité est à la fois abritée et affinée. C'est le double service que nous rend notre chevelure , ainsi qu'on va le voir.

Quant au mécanisme de la sensibilité de Torgane, c'est une question de physiologie, de physique et de chimie. Donnons-en cependant un exemple. Nous avons dit que les parties saillantes de notre corps et notamment le dos de la main sont sensibles à des pressions excessivement légères. Or, ces parties sont en général garnies de poils hérissés qui font l'office de leviers et multiplient l'action à la façon des moustaches des chats. C'est pourquoi le contact d'un cheveu , qui n'est pas senti quand il se produit sur le dos de la main là où il n'y a pas de poil, est perçu très nettement du moment qu'il les rencontre. La chevelure, tout en préservant le crâne, sert donc à activer sa sensibilité. Il en est ainsi des poils des animaux.

Telle est la théorie de la sensibilité simple et de

l'organisme simple. Elle nous permet de nous rendre

compte de toutes les organisations rudimentaires ,

comme il s'en rencontre parmi les organismes

inférieurs.

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