SENS MAGNETIQUE ET SENS POLAIRE
l'arrêter. L'onde se propagera donc dans l'organisme sensible, suivant la ligne à laquelle Herbert Spencer a donné le nom de « ligne de moindre résistance ». Les résistances vaincues sont en partie brisées (première loi), de sorte que l'onde se propage de plus en plus facilement le long de cette ligne , et qu'à la fin cette ligne elle-même finit par prendre naturellement ce mouvement vibratoire dès que la première molécule est en branle *. C'est ainsi qu'une corde de violon tendue d'une certaine manière ne peut rendre qu'un son. C'est pour une raison analogue que les instruments de musique s'améliorent avec le temps quand ils sont entre les mains d'artistes habiles, mais qu'ils se détériorent, au contraire, dès que ceux qui en jouent habituellement sont dépourvus d'oreille.
Formation hypothétique d'un sens magnétique et d'un sens polaire. — Pour bien nous rendre compte du chemin parcouru , recherchons à quelles conditions nous pourrions être doués de sens nouveaux.
Commençons par le sens magnétique. Certainement je ne perçois actuellement la force magnétique que sous la forme d'une action générale ; pour l'une au moins des cinq raisons que nous avons fait connaître, les changements dans l'intensité ' de cette
I ' Ce phénomène est tout à fait assimilable à raiman-*
tation d*une barre d*acier à Taide d'un courant électrique. Le courant vainc des résistances , et les résis* tances, une fois vaincues, ne se représentent plus. Le fer doux ne s'aimante pas d'une manière perm^^DeQt^
I parce (ju'il n'oÇre aucune f ésistçti^ce,
su PSYCHOPHYSIQUSI.
forcô ne se manifestent pas à moi d*une manière assez énergique, assez distincte pour que j'en aie une conscience immédiate ; mais cela ne veut pas dire que je ne la ressente pas. C'est ainsi qu'en physique , après avoir cru quelque temps que l'aimant n'agissait que sur le fer, on n'a pas tardé à constater son influence sur les gaz et les flammes , les liquides et les solides. La métallothérapie nous a , à cet égard , révélé des modifications de la sensibilité qu'à prion nous serions tentés de révoquer en doute. Une première condition pour que je possède le sens magnétique , c'est que je sois constitué de façon à ressentir distinctement l'effet de la présence d'un aimant, de sorte que, l'aimant enlevé, je remarque un changement dans mon état sensible sous forme de sentiment de bien-être ou de. malaise (comparez le wchaud.et le froid )% Or^ il ne paraît pas douteux que la difficulté d'obtenir up pareil effet tient à celle de construire des aimants suffisamment puissants. La seconde condition , c'est que j'aie à mon service un organe de sens permanent, ou qu'il se forme en moi instantanément un organe adventice capable de percevoir spécialement des actions magnétiques. Cet organe me sera fourni du moment qu'un endroit de ma surface sera d'une manière momentanée ou permanente spécialement sensible à la présence de l'aimant ; et cela aura lieu quand le nombre des molécules mises en un état vibratoire particulier sera suffisant pour que l'état sensible résultant se détache sur le fond sensible général. Cet endroit dès lors m'avertira à l'avance de la présence de ce corps , il pressentira