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tion vespérale et qui ne disparaît que par une modiûcation intelligente du régime ; tantôt elle est atypique, se manifestant certains jours, manipiant dans d'autres, et revenant périodiquement à un même intervalle de plusieurs jours (Go-mbv). Dans l'h^perchlorhydric paroxystique, la température du petit malade est normale, mais, dans quelques cas, elle peut s'élever de 37°,7 à 38°, ;j, comme l'observe Fexwick.
4" Dans la gastrite toxique aiguë, dans la dysenterie, dans la péri-proctite, dans la tuberculose gastro-intestin aie , l'examen des excréta et les circonstances danslesquelles ils sont expulsés, indiquent clairement le diagnostic des deux premières de ces alfections. On reconnaît la troisième à la présence de la tumeur au-dessus ou à côté du raphé périnéal. et la saillie de la muqueuse du rectum à travers l'anus.
Quant au diagnostic de tuberculose abdominale, l'étude de la longue maladie cachectisante, la fièvre rémittente (qui peut cependant faire défaut), la percussion, la palpation de l'abdomen, l'examen des fèces, etc., aident à l'établir.
5*^ La péritonite aiguë, avec son cortège de vomissements, douleurs et météorisme caractéristiques, température de 39'^ à 40°; et la péritonite tuberculeuse, avec sa marche lente, déformation de l'abdomen, fièvre irrégulière, assez souvent intermittente, fistule ombilicale, diarrhée, sont souvent faciles à reconnaître.
6° La fièvre est remarquable dans l'appendicite avec péritonite enkystée, péri-appendiculaire ; dès le début elle s'élève à 39" et 40^, avec des rémissions qui annoncent la fin de la maladie, quand elles ne sont pas suivies, insidieusement, d'une autre cxacerbation thermique qui caractérise la suppuration. Dans d'autres formes avec péritonite, la température est également élevée, et coïncide avec des phénomènes typhiques ; le
Fig. 9.
Infection gastro-intestinale.
Enfant âgé de 8 mois.
diagnostic se base sur les phénomènes de la péritonite et la localisation de la douleur.
La tlicrmométrie a une grande importance dans 1" « appendicite à répétition », c'est-à-dire à crises consécutives, et dans l'abcès hépatique dorigine appendiculaire, qui peut se manifester par une fièvre de type intermittent.
Dans le diagnostic des différentes modalités on ne doit pas oublier : les points douloureux, l'élévation de la température, qui fait défaut dans Tétranglemenl interne, susceptible d'être confondu avec la péritonite purulente dorigine appendiculaire, et la pi'ésence de la tumeur dans la péritonite septiiiue appendiculaire.
~'^ Toute infection peut commencer, chez les enfants, par une fièvre avec désordres de l'appareil gastro-entérique. Il faut alors distinguer les syndromes — température élevée avec vomisseiBcnts, température élevée avec diarrhée, température élevée avec constipation ou avec vomissements et constipation ou vomissements et diarrhée, — des phénomènes initiaux des maladies infectieuses ou des maladies du tube digestif. C'est à quoi servent les signes propres à chaque infection fébrile, les commémoratifs, le caractère épidémique, la prédominance et la persistance des phénomènes généraux, sur ceux qui dépendent du trouble de l'appareil. Ainsi, par exemple, les vomissements précurseurs de l'infection variolique sont suivis des manifestations de cette maladie, ce qui ne se produira pas dans la gastrite aiguë ; la légère diarrhée qui est le commencement d'une fièvre grave n'aura pas lieu dans le choléra infantile, comme dans la gastro-entérite des nourrissons. Quelquefois, cependant, devant un des syndromes signalés, il est nécessaire d'attendre pour que le diagnostic soit correct et n'ait pas à être modifié, par suite de l'intensité des phénomènes qui les constituent.
8" Entéralgie et fièvre. — Les enfants, quand on les interroge, attribuent fréquemment ce qu'ils souffrent à des maux de ventre. Ce fait est si commun dans les affections les plus variées, que le médecin devra toujours être en garde contre cette information, qui a très peu de valeur dans beaucoup de cas. On doit
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tenir compte, de la fréquenr-c avec laquelle, au début de la pneumonie, les enfants se plaignent de douleurs au ventre. -Alais cette douleur n'est pas comparable aux phénomènes de cris et d'agitation que produit la vraie colique, quelle qu'en soit l'origine. Distinguer les variétés de celle-ci est ce qu'il y a de plus important. (V. chap. xi.)
B. Appareil bespiratoire. — L'appareil respiratoire :
1° Dans le corvza simple, la fièvre se présente rarement et d'une façon irrégulière.
2° Dans les laryngites aiguës, la fièvre varie avec l'intensité des phénomènes, mais elle n'est pas spécifique.
Une laryngite catarrhale peut évoluer sans fièvi'e, avec une légère élévation thermique ou avec une fièvre violente. Cette hyperthermie ne caractérise pas. cependant, la laryngite diphtérique. Le thermomètre peut s'élever quand la fausse membrane atteint le larynx ou comme conséquence de la dyspnée, mais la ligne thermique n'atteint pas toujours 40°. Dans le croup, selon Barthez et Sanné, le mouvement fébrile continue après l'accès, tandis que dans la laryngite striduleuse il s'éteint presque ou s'arrête à la fin de l'accès.
3° Dans la congestion pulmonaire aigué idiopathique, peu de processus ont autant d'importance pour le diagnostic que celui de la fièvre. La courbe de la pyrcxie indique un état subitement aigu et se dissipant soudainement. La température atteint en peu d'heures 40" et quelquefois plus ; elle se maintient pendant un, deux et parfois trois nycthèmères, avec de légères rémissions et tombe en quelques heures à 37" et au-dessous.
La congestion pulmonaire est très fréquente chez l'enfant. Primitive, elle représente la pneumonie abortive ; secondaire, elle complique, non seulement les maladies pulmonaires, mais encore les infections générales.
Chaque fois que la température s'élève subitement, soit dans l'état physiologique ou dans le cours de n'importe quelle infection, même la plus bénigne de l'appareil respiratoire, dans la coqueluche, la rougeole, la grippe, l'asthme (Trousseau), il faut donc examiner le poumon. Même quand les signes de lauscul-
talion ne la dénoncent pas, on ne doit pas exclure le diagnostic de la congestion pulmonaire, car elle peut être centrale. Si le pouls, comparé à la respiration (voy. chap. vi) indique une maladie de lappareil respiratoire, létude de la température servira à corroborer cette indication, et la marche de la maladie doit être surveillée à ce point de vue. La congestion peut évo-
+ BroTLcJtite, o Congestion, pulnionaire. ■^BroiuJw pjieujrwnie-
Fig. 10.
Bronchite compliquée. Enfant âgé de 14 mois.
luer avec une faible ascension du thermomètre, mais seulement dans les formes bénignes et primitives.
4" Dans la bi'onchite aiguë, inflammation des grosses et moyennes bronches, le chiffre thermique n'est pas très élevé. 11 oscille, d'ordinaire, entre 38° et 39" et quelques dixièmes et se maintient pendant quelques joui's, avec rémissions, sabaissant ensuite progressivement. L'auscultation a plus de valeur séméiotique que la fièvre, qui, du reste, s'élève assez souvent, par suite de foyers hyperhémiques du poumon.
5" Le tracé Ihermographique de la pneumonie lobaire franche figure en grand celui de la congestion pulmonaire. Même élévation subite ; même période de plateau, mais qui peut se prolonger de cinq à douze jours; même chute brusque et critique dans l'espace de quelques heures, — tel est sa caractéristique. Le chiffre initial est, cependant, fréquemment plus élevé que dans la congestion : il nest pas rare quil se maintienne au-des-
THERMOMETRIE