MALADIES INFECTIEUSES
lo n 12. 1
itf
fij^ms
TTX
*il
Ifo" ±
-l-Tw
'ig° i.^
\ ZL
lv\i
jf
+ ù'qilclllcKt.
O Conije.rtion pLcLmoJuxwe. cugue
■^ ' id tjd "^
îâ.
Fig. 11.
Coqueluche. Enfant àeé de 4 mois.
sus de 40" ; les phénomènes de rauscultation, ainsi que la marche de la maladie, éclairent le diagnostic.
La thermométrie ne peut être négligée dans l'étude de la phlegmasie lobaire du poumon. Grâce à elle, — en l'absence de données stéthoscopiques, — on parvient souvent à pouvoir affirmer l'existence d'une pneumonie, qui peut se présenter dans les mêmes cas où se fait l'explosion de la congestion pulmonaire.
La température, dans la pneumonie, peut présenter des altérations à n'importe quelle période, mais plus fréquemment pendant la défervescence. Celle-ci ne s'effectue pas brusquement en douze heures, mais en vingtquatre ou trente-six heures, s'a-
baissant peu à peu, ou avec une petite élévation (due presque toujours à un foyer congestif), dans le tracé de la descente.
Dans les pneumonies sep tiques des nourrissons, Fhyperthermie est souvent suivie d'un grand abaissement, sans coUapsus, et le type de la fièvre est intermittent, dans un grand nombre de cas (Miller).
Le léger degré des rémissions fait supposer la pneumonie dans le diagnostic différentiel avec la broncho-pneumonie. Le tracé fixe également l'esprit dans la pneumonie gastrique, où l'intensité des phénomènes morbides de l'appareil digestif peut faire hésiter le médecin. Dans la forme que l'on appelle pneumonie migratoire, il y a quelquefois une période d'apyrexie entre l'invasion de l'un ou l'auti-e des poumons.
Ce stade est régulier dans la variété intermittente, qui se révèle, suivant Berend, dans trois cas : 1° dans la fièvre intermittente palustre, à type pneumonique, presque toujours tierce ou quarte; 2° dans cette même entité nosologique, mais quand elle est compliquée de pneumonie; 3° dans la pneumonie par poussées successives.
60 É L K M E X T s DE S K M K I 0 L 0 G I E INFANTILE
L'hyperpvrexie (jusqu'à 42"^ eti.S'') peut compliquer la pneumonie lobaire fiiez l'en fan l.
6° Bi'onr-ho-|jneunionie. Elle évolue généralement sons forme de fièvre rémittente, irrégulière, à exacerbations vespérales de un à trois degrés, exacerbations qui peuvent être aussi matinales, et qui durent au minimum quinze jours; sa moyenne est de vingt et un jours.
Les élévations, la permanence de la température élevée et la marche correspondent aux éléments anatomo-patbologiques de l'affection : hépatisation, bronchite et bronchiolite. Ouand celleci prédomine, comme dans la forme disséminée suraigué. Cadet de Gassicolht fait observer que le tracé cori'espond ù trois ou quatre nycthémèrcs de type rémittent, suivis d'une élévation de vingt-quatre heures, qui, en un ou deux jours descend par oscillations jusqu'à un abaissement éphémère, aussitôt remplacé par l'hyperthermie précurseur de la mort. Mais quand la terminaison est favorable, un stade d'oscillations descendantes, plus ou moins interrompu par l'élévation thermique amenée par des points d'hypérémie pulmonaire, succède à la période d'apogée.
L'élévation brusque de la température ne constitue pas toujours un phéuDmène de léthalité : la mort peut avoir lieu, et cela arrive souvent, quand la rémission est notable.
Dans la broncho-pneumonie chronique, la ligne thermique est très irrégulière. L'affection peut se développer sans fièvi'c ou avec une légère élévation du thermomètre, chez les cachectiques, les enfants nés avant terme et même dans linnuenza, à ce qu'affirme C. TERaEiRA.
7° Dans la plurésie, d'une durée plus courte chez l'enfant que chez l'adulte, la courbe fébrile correspond plutôt au processus phlegmasique qu'à celui de l'épanchement. Cette courbe à longues osf>i Hâtions, de défervescence en lysis, distingue la maladie de la pneumonie franche. La fièvre a une durée de sept à trente jours.
La contrib :tion (jue fournit la percussion du thorax, permet, plus que toutes les autres, d'établir le diagnostic do la pleurésie purulente. « On peut conjecturer la nature de l'épanchement »
TjHEUMOMÉTRIE. MALADIES INFECTIEUSES 61
dit Cadet de Gassicourt, « dés qu'une pleurésie, qui ne se résout pas le trentième jour, est suivie de grandes oscillations de température ».
Nous avons aujourd'hui le puissant recours de la ponction exploratrice et même de l'examen bactériologique du pus. Dans la pleurésie pneumococcique, comme l'observe Netter, (et que Ton peut soupçonner chaque fois que la fièvre ne tarde pas à succéder à la défervescence dans la pneumonie infantile), la fièvre est plutôt continue qu'intermittente, à moins que la mahidie évolue sans fièvre.
Dans la pleurésie streptococcique, à fièvre violente, l'étude des phénomènes physiques, de l'auscultation et de la percussion doivent être comparés avec les phénomènes typhoidiques, que manifeste la maladie.
Dans des formes bénignes la pleurésie fibrineuse évolue presque sans fièvre : c'est dans ces cas qu'il faut rechercher la pleurésie, afin d'éviter de grossières erreurs dans le diagnostic. D'autres fois, mais rarement, on rencontre, comme chez l'adulte, e type intermittent (Bagixsky).
8'^ La fièvre hectique de la tuberculose pulmonaire de l'adulte se rencontre plus souvent dans la seconde enfance, que dans la première. Dans celle-ci, la bacillose peut se développer sans fièvi'e, et, dans quelques cas, l'examen de la nutrition qui s'affaiblit, peut seul amener le médecin consciencieux à rechercher, par la méthode d'EpsTEix, la certitude par l'examen bactériologique. La phtisie caséeuse n'est pas, non plus, du domaine de la pédiatrie, et quand elle se manifeste pendant l'adolescence, elle offre les mêmes caractères que chez l'adulte : la même pneumonie qui ne se résout pas, la fièvre irréguliere qui persiste, et les signes fournis par l'auscultation.
Dans la spléno-pneumonie tuberculeuse, la fièvre du début se maintient pendant un ou deux nycthémères aux environs de 390, mais elle ne dépasse généralement pas 38°, les jours suivants.
Dans les formes diverses de la broncho-pneumonie tuberculeuse, le tracé thermographique ne révèle pas, à lui seul, la nature de la maladie, principalement dans la forme aiguë.
ÉLÉMENTS DE SÉMÉIULOGIE IXIANTILE. A
Dans les formes lentes, le retour de l'ascension thermique correspond à de nouveaux fovers et il est consécutif à des abaissements plus ou moins longs, véritables périodes insidieuses. Du reste, le dépérissement notable du malade fait incliner le jugement vers une opinion, qui ne peut être positive qu'après l'auscultation et l'examen bactériologique.
C. Appareil CARDio-VASCfLAiKE. — Dans les maladies de l'appareil cardio-vasculaire l'étude de la ligne thermique n'aide guère la séméiotiquc. Les lésions cardiaques chroniques, évoluant sans fièvre, n'ont aucun rapport avec cette ligne.
Dans la péricardite aiguë, la courbe thermique n'est pas caractéristique. Les hautes températures sont peu fréquentes, le thermomètre oscille généi'alement entre 38° et 39'^, 5 et présente assez souvent des exacerbations nocturnes.
L'hyperthermie, notable dans l'endocardite ulcéreuse, ne se rencontre pas dans l'endocardite aiguë primitive, où la température se conserve, dans le plus grand nombre des cas, entre 38° et 39'^, atteignant rarement 40*^. Dans la forme secondaire, le thei'momètre peut s'élever subitement jusqu'à 41° et 42", s'abaissant ensuite pi'ogressivement, ou bien l'endocai'dite ne se révèle par aucun phénomène thermique et évolue insidieusement.
D. Système nerveux. — La fièvre est à noter dans les affections suivantes du sjstème nerveux :
1° Méningite aiguë simple. — Précédée de un à deux jours de fièvi'e oscillant entre 38° et 39°, — période d'ailleurs peu commune, — 1<T maladie s'annonce par une élévation rapide de la température, qui peut aller jusqu'à 40° ou 42°, se conservant pendant cinq à huit jours, suivant la durée de la méningite ; après quoi survient un abaissement qui rend le pronostic favorable; ou bien une nouvelle ascension, précède le dénouement fatal. Dans quelques rares cas, on peut observer de légères rémissions et même des intermittences.
Si un enfant présente pendant quelques jours un sommeil agité, quelques vomissements, une fièvre irrégulière avec rémissions, tantôt le matin, tantôt le soir, et que l'examen de l'appa-