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THERMO M ÉTRIE. MALADIES INFECTIEUSES

reil digestif montre qu'il ne peut être l'origine de ces signes morbides, on doit se méfier d'un commencement de méningite.

2'^ MéniiiQUe tuberculeuse. — « La diminution considérable de la cbalcur, intermédiaire à deux périodes d'augmentation, est donc, chez les enfants, un signe pathognomonique de la pblegmasie des méninges », dit Roger. Cette observation s'applique exactement à rinflammation tuberculeuse des méninges, dans laquelle le tracé thermographique est représenté par trois périodes, suivant Bauthez et Saxné ; la première, h type rémittent, avec un maximum de 39'',a ; la seconde, presque ap^rétique, avec fièvre légère, et la troisième, à oscillations ascendantes et rapides pouvant atteindre 42°. Selon chacune de ces trois périodes, le pouls est fréquent, lent, rapide ou même filiforme.

Mais dans beaucoup de formes anormales de la méningite tuberculeuse, on ne trouve aucun enseignement clinique dans l'étude de la température. Héxoch arrive même à affirmer, en se basant sur l'observation, que la méningite tuberculeuse ne possède absolument aucune courbe fébrile caractéristique, et que l'un y rencontre des oscillations très considérables dans lesquelles la température du soir dépasse presque toujours celle du matin, lui est rarement égale et très exceptionnellement inférieure.

Si la maladie se localise sur le pont de Varole, l'abaissement thermique peut arriver à 34°,4 (Girode). Dans d'autres cas, la mort n'est pas précédée d'hyper- mais d'hypothermie, 28° et même 24° (L'xger). L'élévation de la températiu'c, il faut le remarquer, peut même manquer dans la méningite tuberculeuse.

Le diagnostic des méningites a trouvé un sérieux appui dans la ponction de Quin-cke (V. H., 6'\ Méningite épidémique).

3° La pachyméningite évolue sans fièvre, mais une ascension notable du thermomètre se produit parfois comme un phénomène annonçant le dénouement fatal.

4° Dans l'encéphalite purulente, la fièvre se manifeste aussitôt avec le cortège de vomissements, qui précèdent le coma, les convulsions, la paralysie — dans la forme aiguë de la maladie. — ou elle manque entièrement pendant longtemps, quand l'affection évolue silencieusement, et ne fait qu'à un moment donné

son entrée sur la scène morbide. Elle n'a rien de caractéristique, comme l'a vérifié Emmett Hott dans sa récente étude.

S'' Dans la leptoméningite spinale, qui se confond avec la méningite épidémique, riiyperlhermie est élevée, ou peu notable; mais elle noUVc aucune valeur séméiotique spéciale.

6° La polvomyélite antérieure aiguë commence presque toujours par l'élévation de la température, qui atteint quelquefois 41°. Ce stade pjrétique, qui dure deux jours, ou deux semaines, ce qui est rare, est suivi de la période de désordres de la motilité. Dans quelques cas, cependant, les paralysies surviennent sans désordres généraux, insidieusement, d'un jour à l'autre.

7"^ Les convulsions peuvent être l'équivalent morbide du frisson, et, par conséquent, présider au début de l'état fébrile. La séméiologie de ce symptôme se trouve dans le chapitre du système nerveux. Pour ce qui se rapporte aux convulsions sans fièvre, l'indication de Bridge peut être utile, mais non d'une façon absolue : chaque fois qu'elles ont une dui'ée de plus de cinq minutes, sans fièvre, ce ne sont plus des convulsions banales, elles sont alors symptomatiques.

8" La migraine, principalement dans l'enfance, est assez souvent pyrétique. L'étude de la céphalée paroxystique, des phénomènes gastriques périodiques fera éviter Técueil possible de croire au début d'une maladie grave, la méningite, par exemple.

E. Appareil iropoétique. — Dans les affections de l'appareil uropoétique, l'examen de l'urine fournit la plus grande contribution à la séméiotique. L'élément fièvre, comparé même aux éléments secondaires, tels que la douleur, l'oedème, les troubles de la fonction urinaire, offre une faible valeur. Du reste, un grand nombre des maladies, qui atteignent cet appareil, suivent leurs cours sans la moindre réaction fébrile.

On rencontre quelquefois la fièvre, élevée, dans la néphrite aiguë, dans Ihémoglobinurie paroxystique ; elle revêt le type rémittent à exacerbations nocturnes, de 39" à 40°, dans certaines néphrites aiguës de caractère grave ; elle est légère el constante dans la pyélite et varie dans la cystite aiguë, suivant

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linlensité de la maladie. L'uricémie et la pyélo-néphrite peuvent déterminer une fièvre dun caractère intermittent, avec des crises urinaires qui les expliquent. Bagixskv cite un cas de pyclite avec fièvre quarte.

L'urémie chez les enfants se montre souvent pjrétique, fait dune grande valeur pour le diagnostic.

F. Appareil de locomotion. — Dans l'appareil de locomotion :

10 Le rhumatisme articulaire aigu n'est pas toujours accompagné de fièvre élevée et de phénomènes généraux bruyants, comme chez l'adulte. 11 y des cas où la fièvre est très modérée et des cas où elle est si insignifiante qu'elle passe inaperçue et qu'on lui accorde très peu d'importance, l'intensité delà phlogose articulaire étant minime. Ainsi s'expliquent les endocardites sans cause apparente. Quoi qu'il en soit, dans le rhumatisme la fièvre dépend de la marche des fluxions et se montre par conséquent irrégulière.

Au rhumatisme cérébral, qui, du reste, est rare chez l'enfant, appartient l'hyperpyrexie (40°, 41*^). avec convulsions, coma ou délire. C'est une complication possible dans l'évolution de la chorée.

2'^ Dans les arthrites secondaires 'gonococcus, infections généralisées aiguës), la courbe thermique correspond à l'intensité de l'atteinte articulaire.

3^ Dans la spondylite, comme il a déjà été dit (A), il faut assez souvent examiner la colonne vertébrale, pour expliquer la fièvre du début, fièvre fréquemment suivie d'amaigrissement et de douleur à l'endroit malade, quand il est soumis à la pression.

4° L'examen local et les comniémoratifs ont plus de valeur (lue la fièvre dans le diagnostic de la psoïte. La fièvre est violente au début et décline progressivement, si l'abcès ne se forme pas. Dans le cas contraire, il peut survenir une fièvre intermittente de suppuration, dont la disparition dépend de l'évacuation du pus.

G. Ganglions et glandes. — l^ La fièvre ganglionnaire a un début violent quelquefois 40'^, et dure, dans certains cas, un ou

deux nvcUiémères. disparaissant bientôt, tandis que la tuméfaction douloureuse des ganglions persiste encore pendant huit ou quinze jours. Dans d'autres cas, la fièvre ne diminue pas si vite; les ganglions d'autres régions sont successivement attaqués et la ligne thermique, qui accompagne leur inflammation, ne cède que lorsque linvasion ganglionnaire s'arrête. Mais la tuméfaction persiste après la pyrexie.

2*^ L'élévation de la température dans les lymphangites est généralement brusque et la défervescence graduelle. A moins d'une cause générale, dont elles soient la manifestation, ou qui les complique (lymphangite palustre, paludisme compliquant les lymphangites) la fièvre dépend cliniquemcnt de la réaction locale.

3° Dans la parotidite épidémique l'invasion a une durée minimum de trois jours et maximum de vingt-deux jours. Après deux ou trois jours d'indisposition et de fièvre légère, à la fin desquels la tuméfaction ganglionnaire se manifeste, la fièvre monte entre 38'^.a et 39"'.d, se maintient généralement sans marche typique pendant deux, trois ou quatre jours, puis tombe, tandis que la tumeur parotidienne persiste. Dans des cas anormaux Ihyperthermie se manifeste, ou bien il y a répétition des phénomènes généraux, si l'autre parotide est envahie, ou si l'affection présente des complications, comme lorchite ourlienne. Le diagnostic se base toujours sur les caractères de la tumeur, principalement quand la glande sous-maxillaire est atteinte (A).

H. Affections sans ex.\nthèmes. — Dans les affections générales aiguës sans exanthème, et sans autre détermination externe, l'étude du tracé Ihermographique est très importante :

i^ Dans l'influenza, la marche de la température à oscillalions irrégulières dans la même journée est pathognomonique pour Teissier. « Quand, dit Seibert, je suis appelé auprès d'un enfant présentant une subite élévation thermique le soir ou dans la nuit et des symptômes en apparence relatifs au poumon, si le thermomètre dans la matinée suivante marque 100° F. (37^7) je diagnostique l'influenza. »

THERilOMETRIE.

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