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C. Post-abcès. — Commémoratifs : cicatrice

D. Post-traumatique. — .Vnamnèse. Vérifier la fragilité des cheveux.

E. Atrophodermique de Sabouraud; plaque unique, d'environ deux centimètres carrés, le centre déprimé en soucoupe, les bords sensibles au doigt.

4° Dans la véritable pelade :

a. Chez l'enfant la maladie commence en général par l'occiput, et la dépilation, sur une ligne de deux doigts de large, est dilfuse*

SÉMÉIOTIQUE DE LA PEAU lOli

Peau alopéciée, chagrinée. Les cheveux tombent entièrement.

b. Dans la pelade classique, de Bateman, plus propre à l'adulte, la maladie commence de préféi-ence par le sommet, et non par la périphérie du cuir chevelu. Peau alopéciée luisante, laissant, quand on la presse, sortir des cocons séborrhéiques. Le poil, avant de tomber, se casse, prend la forme d'un point d'exclamation.

L'étude des caractères spéciaux du poil malade aide très souvent le diagnostic en dermatologie :

fit. Dans la teigne de Gruby, teigne par microsporum Audouini, les cheveux, fins et décolorés sur la plaque malade, se cassent à 6 ou 7 millimètres de la peau, et, épilés avec les doigts, sortent souvent par dix ou douze à la fois, ramenant à leur base une couche grisâtre de 3 à 4 millimètres.

h. Dans la teigne trichophytique, les cheveux sont cassés ot l'ecourbés sur les lames épidermiques ; au milieu des plaques (qui ne sont jamais vastes) il existe des cheveux sains, et l'épilation ne se fait qu'avec une pince, les cheveux ne se détachant qu'un à un et jamais en touffe.

c. Dans la teigne faveuse, les cheveux, attaqués par le parasite à 2 ou 3 centimètres au-dessus de la peau, sont grisâtres dans cette partie ; ils perdent leur couleur naturelle, ce qui les fait se détacher des autres poils sains. Epilés, leur résistance est presque normale, et assez souvent on trouve à la racine un godet de favus caractéristique.

Mijxœdème. — Dans le myxœdème on rencontre souvent l'eczéma rebelle du cuir chevelu ; poils durs, hérissés, châtains ou roux, rares aux cils, aux sourcils, aux tempes, au front, et abondants sur le reste de la tête. 11 n'y a pas de poils de la puberté aux aisselles et au pubis, ni de barbe.

La présence d'un tourbillon de poils à la région lombaire coïncide très souvent avec le spina-biflda.

4" Les sécrétions. — Dans les premiers temps de la vie, la sécrétion sébacée contraste avec celle de la sueur. Celle-là, abondante, forme avec les poussières des croûtes sur la tête des enfants ; pendant la première année la séboi'rhée est phy-

siologique. Cependant les glandes sudoripai'es ne s'ouvrent pas à la superflcie cutanée, la transpirtition n'existe pas pendant les premiers temps de l'existence, mais tout au plus on rencontre une exhalation aqueuse peu abondante. Ce liquide, composé presque exclusivement d'eau, est loin d'avoir la complexité d'éléments de la sueur de l'adulte.

En clinique, on sait, comme la observé Bichat, que les sueurs morbides sont peu communes chez l'enfant. Moxti a montré que les sueurs colliquatives sont rares dans la seconde enfance et n'ont pas de région préférée (Sarra). Dans la tuberculose, dit le même auteur, Steffen ne l'a pas signalée.

Dans la fièvre jaune, comme dans beaucoup de maladies fébriles, la peau est sèche et rude au commencement. 11 n'est pas rare, cependant, que le vomilo negro soit précédé d'un abattement profond, avec une sueur tiède et visqueuse.

Dans la méningite tuberculeuse, aux approches du terme fatal, comme l'indique H. Fosse, il y a de véritables crises de sueur. Généralement localisée, durant quelques heui-es de la journée, la sueur, légère ou abondante, se porte presque toujours aux mains, au crâne et à la figure, contrastant avec la sécheresse du reste du corps.

On voit souvent, cliez les enfants faibles, des sueurs au cou. à la nuque ou même au front, pendant le sommeil. Attribuer co fait à l'impaludisme, parce qu'il est périodique, est une eiTeur des plus grossières, qui est quelquefois commise. La périodicité n'est pas un élément exclusivement lié à la fonction de l'hématozoaire de Laverax.

Dans l'impaludisme infantile, d'allure intermittente, on rencontre rarement, dans la première enfance, la crise de sueur caractéristique. Dans les formes pernicieuses, Ihyperpyrexic peut coexister avec une grande sudation.

Dans les maladies asphyxiantes, par embarras de l'hématose, principalement dans le croup, l'extrémité céphalique est trempée de sueur.

Dans la suette miliaire la sueur a la valeur d'un symptôme. Les crises paroxystiques de l'invasion, qui ont presque toujours lieu la nuit, sont constituées par l'angoisse, la fièvre et une

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transpiration abondante. Pendant les intervalles la sueur peut continuer, mais elle n'est copieuse, au point de mouiller les couvertures, que pendant le cours des crises. Elle cesse presque, quand l'éruption commence, revenant cependant périodiquement, si celle-ci se produit par poussées successives.

11 faut avoir soin de ne pas prendre pour un phénomène morbide la diaphorése médicamenteuse, que l'on rencontre si souvent, par suite de l'abus actuel des anti-thermiques modernes.

Pendant l'été il se produit une hvperhydrose. formant, dans les zones couvertes de la peau, des vésicules miliaires, qui se desquament rapidement. Chez les hystériques, presque toujours dans la seconde enfance, on peut remarquer une sudation exagérée, une sudation localisée, et quelquefois la chromhydrose. Les sudaminas accompagnent généralement les phénomènes critiques dans les maladies aiguës.

Les enfants i*achitiques ont le corps facilement couvert d'une sueur froide. Les altérations du cranio-tabes sont généralement précédées d'agitation nocturne, avec forte transpiration de la tête.

Fosse a ainsi résumé les caractères des sécrétions dans la méningite tuberculeuse :

a. Peau sèche, au début, rugueuse au toucher, quelquefois desquamation. Crises de sueur à l'approche de la terminaison : face mouillée, le reste du corps sec.

b. Sécheresse des yeux et du nez pendant la maladie ; hypersécrétion à la fin.

c. La langue sèche lentement, mais au bout de quelques jours elle devient typhique.

(/. Diminution du volume de l'urine; rarement rouge, avec des urates; presque toujours claire, avec un trouble blanchâtre.

Glandes mammaires. — Les glandes mammaires des nouveau-nés des deux sexes se tuméfient le deuxième ou le troisième jour après la naissance et sécrètent un liquide analogue au colostrum C'est un phénomène physiologique, pouvant pro- «luire une mastite ou même une péri-mastite.

")" HÉ.MORRHAGIES. — Voy. chap. <x.

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Si Ion considère la peau au point de vue des ekflorescences, on remarque :

1*^ Ekythème. — L'érAlhème, ou mieux, les délimites simples infantiles, de Jacquet, qui vont depuis la forme la plus élémentaire — rougeur occupant la région postérieure des cuisses et des fesses et montant quelquefois jusqu'au ventre, — jusqu'à la dermite ulcéreuse. Les types intermédiaires sont : l'érythème squameux, rérjlhème vésiculeux, qui s'établit de préférence au centre des régions convexes, lérythéme syphiloïde post-érosif, que Parrot a, par erreur, attribué à la syphilis héréditaire, en l'appelant syphilide lenticulaire; et l'intertrigo.

L'érythème est une lésion banale chez l'enfant. Pour le distinguer de la syphilis, il faut remarquer les autres signes de la diathèse; et pour le distinguer des fièvres éruptives, les syndromes qui les caractéi'isent, l'invasion des muqueuses, l'état général, les commémoratifs. La présence de troubles gastrocntériques et de l'athrepsie, plaide en faveur des dermites simples.

Dans les maladies infectieuses aiguës ou même chroniques, il n'est pas rai'e de rencontrer des érythèmes symptomatiques. Ils existent dans la diphtérie, dans la fièvre typhoïde, le choléra, les septicémies, la vaccine et aussi dans rinsuffîsance rénale, l'ictère, et le rhumatisme, ils peuvent offrir la plus grande variété de types, être papuleux, pustuleux, polymorphes.

2° Desquamation. — Résidu des dermatoses les plus variées, la de.squamation est normale chez le nouveau-né, quand la peau se rapproche de la coloration définitive.

Pour beaucoup d'auteurs, la dermatite exfoliante du nouveauné, — érythème prurigineux, limité ou généralisé, ne siégeant presque jamais aux extrémités, prédominant autour des orifices naturels, dont les bords s'inflamment, se fendillent et entraînent des lésions fonctionnelles, — est une exagération de ce phénomène physiologique. La desquamation exfoliante, dans cette maladie, se fait par zones, et la guérison survient vite, ou elle évolue en une période que l'on peut appeler eczémateuse :

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