‹ Eléments de séméiologie infantileChapitre 29 sur 102 · SKMKIOTKJI'K DE LA PEAU · texte numérisé non relu

SKMKIOTKJI'K DE LA PEAU

lit- la bouche, du pharynx et de la vulve, et cxceptionnellemenl .sur le larynx. En quelques heures ces taches produisent des vésicules, dont le contenu est clair et qui se dessèchent en un ou deux nycthémércs ; les croûtes, fi-agiles, sont éliminées sans laisser de cicatrices.

Pour le diagnostic, on doit se rappeler que léruption évolue par poussées, de iaçon que, s'il y a des doutes, principalement si quelque efflorescence a suppuré, on en trouve d'autres en périodes progressives d'évolution. L'état général est presque toujours bon et la réaction fébrile rai'ement forte.

Parmi les irrégularités on d )it signaler : a, la suppuration de beaucoup de vésicules et la cicatrice consécutive ; b, la conlluence vers la bouche ou la cornée, déterminant la kératite ou la stomatite; c, la gangrène de la zone subjacente aux vésicules, varicelle gangreneuse ; d, la staphylococcie varicelleuse, qui consiste dans la transformation des vésicules, quand elles commencent à se dessécher, en bulles de la grandeur d'une pièce de deux centimes. Les bulles laissent échapper, quand elles crèvent, un liquide riche en staphylocoques et rare en streptocoques

(BOLOGNINI) .

/>. Scarlatine. — Lérythème scarlatineux se manifeste presque toujours au cou, sans dépasser le bord du maxillaire inférieur et sous forme de petits points rouges, de la grosseur dune télé d'épingle, qui, de loin, se fondent en une rougeur difluse et uniforme (Kaposi). Il atteint rai'ement le visage, mais envahit le tronc et les membres, principalement la face dorsale des pieds et des mains, qui deviennent légèrement parésiques, avec un certain degré d'engourdissement, dit Meyer. Il arrive en deux jours à l'acmé et s'y maintient de un à sept jours, après quoi il commence à pâlir ; la peau reste d'une couleur jaune brun ; la desquamation se fait en lamelles, ou est siliqueuse ou furfui'acée. Léruption scarlatineuse pâlit sous la pression du doigt, la peau présente un léger degré d'oedème, et elle est accompagnée dune angine caractéristique (V. Bouche et 'pharyn.x). La langue est écarlate, langue framboisée, villeuse, langue féline.

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Pendant le cours «le lexanthème certaines anomalies peuvent se produire, dans sa morphologie et dans ses phases : l'' la dermatose peut ne pas exister ou avoir une marche si rapide quelle échappe à Ic-bservation ; 2° elle peut s'étendre sous unr forme conflucnte sur toute la périphérie ; 4° se circonscrire ru zones, avec espaces intercalés de peau saine : scarlatina vai iigata ; 4" se compliquer d'hémorragies sous-dermiques, accompagnées d'autres hémorragies par les cavités naturelles : scarlatine hémorragique ; 5° il peut apparaître des papules ou di petites vésicules, ou bien les taches peuvent être plus saillantr-. et brillanlt^s : scarlatines iniliaire, papilleuse, lœvigata ; ie< périodes d'éruption et de desquamation peuvent être de longn'' durée ; 1° une autre éruption de nature différente (bulles, pustules, érvthème), peut empiéter sur celle de la scarlatine comme conséquence de l'irritation et de linfection de la peau.

E. Rubéole. — Quand l'éruption de la rubéole commence par la l'ace, ce n'est pas au menton et aux oreilles qu'elle se montre d'abord, mais en général sur les ailes du nez et sur les joues. Mais, plus communément, la marche de la dermatose évolue tumultueusement, envahissant d'emblée toute l'extrémité céphalique, ou commençant à la poitrine ou sur le dos, pour se répandre ensuite. C'est une éruption poh-morphe, rappelant la rougeole en certains points, quand les papules plates ne se fondent pas en une seule, ou bien, dans ce dernier cas, faisant croire à la scarlatine. Cette absence de caractères spécifiques a déjà de la valeur pour le diagnostic; qu'on y ajoute les circonstances suivantes : l'aspect s carlatini forme est plus fréquent dans les parties déclives, dans celles qui souffrent le contact ou la pression du lit ; les efflorescences sont plus rouges que dans la rougeole et plus poi'sistantes ; l'éruption, généralement brusque, est .«ouvont prurigineuse ; dans la rubéole commune, l'élévation thermique est insignifiante, et bien qu'il existe presque toujours un léger catarrhe oculo-nasal, on ne rencontre pas l'exanthème buccal, pointillé et précoce de la rougeole, et la légère rougeur observée est contemporaine de l'éruption; celle-ci persiste habituellement plus longtemps dans la rougeole (trois à sept jours), et est accoin-

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pagnéc ilans la rubéole de tunu-faction des ganglions rétro el sous-niaxillaires, de ceux de la nuque et quelquefois de ceux de l'aisselle et de l'aine. Cette adénite ne compromet pas l'atmosphère celluleuse environnante ; les ganglions de la grosseur d'un pois ou d'une noisette, sont cependant douloureux à la pression.

Cette adénopathie sert à distinguer l'éruption rubéolique de toutes les roséoles et érythémes d'origine difféi'ente, indépendamment des caractères propres, comme la localisation do l'érythème, par exemple Férythéme papuleux aux mains, aux poignets, aux membres; les sueurs et la configuration isolée des macules dans la rougeole sudorale de Trousseau.

Dans la roséole syphilitique il y a adénopathie, mais le visage et les muqueuses ne sont pas atteintes. La confusion avec la scarlatine est possible dans la rubéole anormale, avec température élevée, amygdalite et albuminurie. Il faut tenir compte des caractères propres, des dermatoses, des ganglions de différentes régions qui se trouvent compromis et de l'aspect de laugine scarlatineuse.

F. Vaccine. — La vaccine parcourt cinq périodes : celle de l'incubation, d'une durée de trois à quatre jours ; celle de l'éruption, de quatre à cinq jours ; celle de la maturation ou sécrétion, de Chambon : celle de la dessiccation, qui se produit vers le onzième jotu", et celle de la cicatrisation, qui se termine vers le vingt-cinquième ou vingt-sixième jour, parla chute de la croûte.

Des doutes ne peuvent se présenter à l'esprit du médecin que dans trois cas : s'il y a vaccino'ide, vaccination accidentelle ou vaccine généralisée.

La vaccinoïde. vaccine irrégulière ou plutôt atténuée et généralement très prurigineuse, préserve de la varioloïde, à laquelle elle correspond en pathologie. Son incubation dure vingt-quatre heures et est suivie, soit d'une petite papule, rosée, à. peine saillante, soit d'une papule plus développée, aréolée et couronnée d'une petite vésicule, soit enfin d'une vésicule plus prononcée.

La vaccinalion accidentelle sur les lèvres, sur l'appareil génital, peut être confondue avec des accidents syphilitiques, ce qui peut donner lieu à de graves erreurs. 11 est très difficile de la

ilisUnguer de rérjLhèmo vacciniforme sypliiloïde de Besxier. on deriierpès vaccinilorme de Foihmf.r. Les phénomènes généraux de la vaccine, la douleur, rinlillration œdémateuse des lissu> environnants prouvent en faveiu" de Tinoculalion jennériennc mais dans un grand nombre de cas, il n'y a que les commémoratifs et surtout l'expérience sur la génisse qui permettront di' poser un diagnostic certain.

La vaccine généralisée peut être produite par auto-inoculation, par le grattage du malade, et on retrouvera alors chez lui, suit des tournioles des doigts et le polymorphisme des éruptions, dont les premières produites sont plus avancées dans leur évolution, et dans ce cas le diagnostic est facile, soit la vaccine généralisée spontanément, à laquelle ces caractères manquent et qui peut l'aire croire à la vai'iole, mais où les phénomènes l'éactionncls de cet exanthème font défaut, tels que la contamination des lutiqueuses et presque toujours l'ombilication des pustules.

(i. Typhus. — C'est entre le troisième et le sixième jour des phénomènes généraux graves (hyperthei'mie, abattement, langue typhique) que l'éruption du typhus exanthématique se manifeste en général sur la peau du thorax, et s'étend jusqu'à l'abdomen et aux extrémités.

Elle rappelle quehiuefois l'exanthème morbilleux ou celui de la lièvre typhoïde, avec un plus grand nombre de taches claires, arrondies, un peu proéminentes, de la dimension d'une lentille, i>u des marbrures d'un ton rosé, irrégulières et voilées par la peau ((Iasser). Dans les formes graves les pétéchies se montrent entre ces taches : elles sont d'un rouge foncé, ne disparaissant pas sous la pression du doigt; elles rendent réservé le prognostic.

La roséole décline avec la marche de la fièvre. L'apparition (le la roséole sans diminution de la fièvre est un des signes qui la distinguent souvent de la rougeole, en outre des autres symptômes de cette infection. Mais, dès l'apparition de l'exanthème, hi fièvre peut commencer à tomber, avec rémissions matinales, '. ou bien il peut se produire un abaissement léger, suivi, pendnnt deux ou trois jours, de Ihyperthermie primitive, après quoi la rémission définitive se produit.

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