‹ Eléments de séméiologie infantileChapitre 30 sur 102 · SÉMÉIÛTIQLI-: DE LA PEAU · texte numérisé non relu

SÉMÉIÛTIQLI-: DE LA PEAU

La roséole du typhus exanthémique disparaît assez souvent au bout de cinq jours, mais quand la maladie revêt des formes jjraves, elle persiste habituellement jusqu'à lextinction de la lièvre.

Outre les fièvres appelées proprement éruptives, on observe dans la clinique des enfants d'autres maladies, dont l'évolution est accompagnée de fièvre et de manifestations cutanées.

I. Fièvre typhoïde. — Les taches rosées de la dothiénentérie infantile ne sont pns si fréquentes que chez l'adulte : elles n'existent pas dans le tiers des cas (Cadet de Gassicourt) ; dans 37 cas sur 107 (Murghixsox), dans 27 sur 111 (Rilliet et Barthez). Elles surviennent à la fin du 1'^'' ou au commencement du 2'' septénaire, elles sont arrondies, d'un diamètre de trois millimètres environ, rosées ou rouges, sans élévation et disparaissant sous la pression du doigt. Elles peuvent se présenter sur les membres, mais elles s'étendent primitivement et de préférence sur le ventre et sur le thorax, et leur nombre varie de 3 à 4 jusqu'à 80 ou 100.

La roséole typhoïde évolue par poussées successives, d'une durée moyenne de huit jours, suivant Louis. Elle peut présenter exceptionnellement de légères papules.

En dehors de ce qui a été indiqué, la valeur diagnostique de l'exanthème n'offre rien de particulier pour la pédiatrie.

Outre les taches rosées, la peau du typhoïque peut présenter d'autres éruptions : — un érythème bénin, polj'morphe, morbilleux ou scarlatiniforme, envahissant les membres, le corps, moins le visage, avec un léger prurit d'une durée de quatre à six jours, disparaissant sans accidents et presque toujours prééruptif ; — et un autre, grave, spécial à la rechute et à la convalescence, s'accompagnant de phénomènes adynamiques, caractérisés par des vésico-pustules ou une coloration scarlatineuse très intense.

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