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COQUELUCHE

-Mjsence de ces symptômes.

Période catarrhalc préalable de 12 jours, en moyenne.

Hlle présente des acmés.

En général, les accès sont violents; ils peuvent produire des accidents tels que fépistaxis, riiéraorrhagie conjonctivale, des hémoptysies, etc.

Elle transmet la coqueluche.

Elle coïncide avec une l'pidémie de coqueluche.

Pharyngite CHRONtoiE. — La toux de la pharyngite chronique des enfants d'un certain âge est sèche et accompagnée de temps en temps de lexpulsion d'une mucosité grisâtre, semblable à celle de l'adulte. Mais chez le nourrisson, elle peut se révéler par des phénomènes rappelant la coqueluche : des quintes de toux spasmodique, suivies parfois de A'omissements et accompagnées de l'expulsion d'une mucosité, qui peut être striée du sang.

Le diagnostic, qui parait tout d'aboi'd dilficile, ne lest pas en réalité. L'examen local du pharynx lève tous les doutes; mais, alors même qu'il n'y serait pas procédé, il faut observer que, dans la pharyngite chronique, il n'existe pas de catharre prémonitoire de la coqueluche. Souvent il manque, d'ailleurs, à la pharyngite chronique la toux avec reprise, caractère qui est d'une très grande importance, outre la notion de contagion, d'épidémie, propre à la coqueluche.

AuÉNOPATHIE TRACHÉO-BRONCHUJUE. — DaUS la tOUX COqUClu-

chojde de l'adénoputhie trachéo-bronchique, il manque également la reprise bruyante et silîlante, et, en outre, il est rared'obsei'ver, après la crise, l'expectoration filante et les vomissements. Mais ces caractères ne sont pas infaillibles, aussi doit-on baser le diagnostic sur la marche propre de la coqueluche et celle de l'adénopathie trachéo-bronchique, ce qui peut se résumer comme il suit :

ADENOPATHIE TRACHÉO - BRO.NCHIiJl E

Maladie à marche irrégulièio.

Hcsph'ation et voix non iioriiiiilci outre les (juinlos.

Souvent accompagnée de lièvre.

l/clat général s'en ressent.

La percussion et ryuscuitution révt'-lent la maladie.

COrtlTELlCHE

-Maladie à i)ériodes nettes : caturrlialc. des quintes et de déclin.

Ilcspiratiun et voix normales entre les quintes.

.\l)yrétl(|ue. à moins de complications.

Souvent l'état général se conserve bon.

La percussion et rauscultalion sont muettes.

La plus grande dilTiculté correspond aux cas où coexistoni les deux affections : les coqueluches prolongées se terminent

Al'PAREIL RESPIRATOIRE 337

par la tuméfaction des ganglions bronchiques. Les signes pliy- ' siques de percussion et d'auscultation prennent alors une grande valeur.

Toux et douleur. — La toux peut provoquer de la douleur, el ixllo douleur n'est aucunement liée à la maladie respiratoire : un enfant attaqué dotalgie, par exemple, sentira les douleurs s'exaspérer, non seulement par suite d'un mouvement de déglutition, mais lors des mouvements déterminés par la toux. Si Ihypothùse de lotalgie se présente à l'esprit du médecin, il établira facilement son jugement. Dans cette affection, comme on le sait, la douleur est déterminée par la compression du tragus.

On n'observe pas chez l'enfant la même crainte de tousser ijue chez le pneumonique adulte ; dans le premier âge, la sensibilité du thorax est principalement notable à la pression.

L'auscultation provoquée de la toux a la même valeur en pédiatrie que dans la clinique générale.

Dans l'examen de l'enfant, la toux a l'avantage, par suite des larges inspirations qu'elle provoque, d'aider à la perception de bruits, jusqu'alors latents pour l'oreille de l'observateur.

La toux peut s'observer :

a. Dans les amygdalites, dans les altérations du pharynx, de tout l'anneau de Waldever.

i. Dans les laryngites : rauque souvent au début, elle peut arriver à l'enrouement, dans les laryngites non diphtériques. Dans ces dernières, le caractère propre de la toux et de l'enrouement est d'être progressifs. Dans la laryngite spasmodique, la loux précède, accompagne et suit les crises de suffocation : ille est sèche, rauque, sonore, aboyante, se reproduisant par quinte dans les intervalles des accès, et, après que ceux-ci ont disparu, elle devient humide, grasse, catarrhale. Les caractères (le la toux, bien qu'ayant de la valem*, ne suflisent pas par euxmêmes, on doit le remaniuer, pour établir le diagnostic d'avec le croup.

-;. Dans la trachéo-bi'onchite; sèche et spasmodique au début, l'Ile devient crasse lors de la résolution.

0. Dans la broncho-pneumonie. Les caractères de la toux dans cette affection dépendent des conditions de son invasion, selon (luellealicu par le larynx ou par les grosses bronches ; lorsqu'il y a de la bronchiolite, la toux est presque toujours sèche au début et ensuite humide. Elle est humide et a le timbre étouffé dans les périodes avancées de la maladie, ce qui constitue un pronostic défavorable.

La toux, dans la broncho-pneumonie, peut, sans complication de coqueluche antérieure, se manifester par des symptômes de toux spasmodique, avec quintes terminées par le sifflement.

e. Dans la pneumonie lobaire. Elle précède de quelques jours la maladie (mais pas toujours), et est sèche au début, fx'équente dans le cours de la maladie, et humide lors de sa résolution. Dans la pneumonie du sommet, elle est particulièrement « courte, petite, sèche, l'éitérée, quelquefois sourde, d'autres fois écrasante, déchirante ou un peu rauque ». (Sanné) Elle est souvent quinteuse.

^. Dans la pleurésie séro-fibrineuse, dés le début de la maladie. Elle peut, cependant manquer alors et n'apparaître que le deuxième ou le troisième jour ; elle est sèche, fatigante, quelquefois quinteuse. Dans les transformations purulentes et dans la pleurésie purulente d'emblée, la toux est ou devient rare, surtout dans les cas latents communs dans l'enfance.

r,. Dans la tuberculose pulmonaire : toux sans caractères particuliers.

D'après ce qui précède, et ce que nous avons déjà dit à propos du syndrome coqueluchoïde, on voit que la toux quinteuse est très commune chez les enfants : on peut dire qu'elle apparaît dans toutes les affections laryngiennes bronchiques ou pulmonaires.

La toux manque dans l'œdème de la glotte, ce qui est très important.

Toux des filles. — A l'approche de la puberté, les filles présentent parfois une toux aboyante, décrite par Andrew Clarck. Cette toux aboyante revêt la forme d'accès, après lesquels est émise une urine limpide.

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Il s'agit probablement de phénomènes hj-stériques ou choréiques, comme le croit Gowers, qui les a rencontrés chez des enfants du sexe masculin, et les relie également à des pratiques solitaii'es. Le substratum anatomique parait consister en convulsions des muscles du larynx.

C. Ponction exploratrice. ^Lorsqu'on soupçonne un épanchement plourélique et que l'on juge sa vérification nécessaire, la ponction s'impose dans la majorité des cas, c'est le seul signe positif.

Les soins d'asepsie, relativement au chirui'gien, aux instruments et au patient, sont d'une absolue nécessité.

La ponction exploratrice (la seule qui nous intéresse icij doit se faire à la ligne axillaii-e postérieure, un peu au-dessus du point d'élection pour l'adulte, dans le o*^ ou le 6° espace intercostal. 11 n'est pas. indispensable que le petit malade soit hors du lit; il peut y rester, couché sur le cùté opposé. L'examen histologique du liquide recueilli fournira une contribution de grande valeur ; quant à l'examen bactériologique, il est indispensable, même dans le cas de pleiu'ésie consécutive à une pneumonie et malgré toutes les probabilités qu'il y a de rencontrer du pneumocoque de Friedlander.

D. Pour le diagnostic de la tuberculose pulmonaire on peut utiliser : l^l'iodure de potassium, qui rend patents, par suite de la fluidité des sécrétions bronchiques, les phénomènes acoustiques; 2*^ des injections sous-cutanées de sérum artificiel et de tuberculine, ainsi que nous l'avons déjà dit au chapitre I. Les injections de tuberculine tendent à gagner du terrain dans la pratique médicale; 3° la séro-réaclion (Chapitre X)..

E. Les maladies de l'appareil respiratoire sont très fréquentes dans la première année de la vie. Nous avons déjà indiqué, dans leurs paragraphes respectifs, les caractères différentiels des affections du nez et du larynx ou de la glotte. Nous rappellerons ici quelques points qu'il importe de noter dans le diagnostic des lésions des bronches, des poumons et de la plèvre.

1" La pneumonie revêt plusieurs modalités :

a. Chez le nouveau-né, il est possible de la rencontrer sous la

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rorme de pneumonie blanche syphilitique. Elle évolue sans fièvre, ainsi que les phlegmasies pulmonaires chez les nouveau-nés débiles, chez les préniiilurés, chez les atrophi<iues, où ces dernières alToclions peuvent même présenter de Ihypothermic. Lu différenciation avec latélectasie se base sur les points suivants :

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