CHAPITRE VII
APPAREIL UROPOKTIOUE
L'appareil uropoétique exerce intégralement ses fonctions dès les premiers temps de la vie extra-utérine, car, en définitive, il est presque organiquement constitué, malgré les particularités anatomiques qu'il revêt dans l'enfance.
Notions anatomiques. ^ Ces particularités consistent en une dillérence dans le poids, le volume et même la structure rénale, et une difféi-ence dans la conformation et la position de la vessie.
Les reins sont proportionnellement plus vtdumincux que ••hcz l'adulte ; tandis que le l'apport entre leur poids et celui du corps est représenté chez ladulte par 1 : 22b, il est, chez l'enfant, de 1 : 82, suivant Huscke et Kôluker. Les reins pèsent de 12 à 30 grammes, et jusqu'à 3 ans, terme moyen, présentent une surface creusée de sillons, formant des lobes, correspondant aux pyramides. La substance médullaire prédomine sur la substamc • orticale ; d'après les mensurations de Tout, ce l'ait se produit dans la proportion de 56 : 21,').
Les rapports et la position du rein nollrent rien de particulier, sauf cependant la capsule surrénale, dont la forme se rapproche d'ime pyramide triangulaire, et qui recouvre un tiers de la superficie de l'organe. Contrairement à ce (jui a lieu chez l'adulte, Ballantynk, croit (jue le rein gauche n'est ni plus élevé ni plus long que le rein droit. Le bile correspond au niveau de la 2" vertèbre lombaire.
Chez l'enfant, la vessie est oblongue, accuminée, sans bas-fond.
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s'élevanl au-dessus de la symphyse pubienne. Sa petitesse explii|ue les fréquentes mictions des premiers temps. La face antérieure, qui n'est pas couverte par le péritoine et est en rapport avec la paroi abdominale, a la forme triangulaire.
Quant au fonctionnement et à la structure, l'étude des uretères ne mérite pas de mention spéciale, et, en ce qui concerne la conformation extérieure des organes génito-urinaires des deux sexes, nous dirons en amplifiant la phrase de de Saint-Germain, qu'il y a disposition urinaire plutôt que génitale. L'urèthre comporte la sonde n'^ 10 de l'échelle anglaise (Ballaxtyne).
11 y a projection antérieure du jet d'urine, ce qui est dû à la situation du méat urinaire sur un plan vertical.
Les maladies de l'appareil uropoétique et les affections de localisation organique diverse, exigent la connaissance pratique de l'urologie clinique. Ce chapitre si important de la séméiotique infantile, est cependant généi'alement négligé, soit par suite de la croyance que les désordres de la fonction uropoétique sont peu fréquents dans l'enfance, soit à cause de la difficulté, très fréquente, que l'on trouve à recueillir le liquide nécessaire à l'examen.
Appareil pour recueillir l'urine des nourrissons. — Dans ce but on emploie des appareils en caoutchouc, appropriés au sexe du [letit malade, ou, à leur défaut, un petit cathéter, qui ne fait "ourir aucun danger, quand il est introduit avec précaution. Il f.->t.en tout cas, préférable d'obtenir l'urine par le cathétérisme. que de laisser une éponge en contact avec les parties génitales, méthode ancienne et qui offre des inconvénients, principalement pour les recherches microscopiques ultérieures.
On ne peut pas non plus recommander la façon de recueillir l'iu'ine pour l'examen en laissant l'enfant sur un drap imperméable, d'où l'urine coule par inclinaison. Nous ne dii'ons pas de même en ce qui concerne le conseil de d'EspiNE et Picot, qui >e réduit à faire, toutes les fois qu'il est possible, après un intervalle de sommeil, une pression méthodique de haut en bas sur II' fond de la vessie. Par ce moyen, disent ces auteurs, on obtient f.icilement de l'urine pour l'analyse et le procédé est si simple que les nourrices elles-mêmes peuvent l'exécuter.
Un moyen également pratique d'obtenir l'm'ine consiste à provoquer l'évacuation des fèces à l'aide d'un suppositoire ou d'un lavement et, au moment opportun, à recueillir le liquide vési-
Fig. 50.
Appareil à recueillir l'urine des nourrissons (garçons).
cal, dont l'émission (sauf dans des cas exceptionnels) se fait •généralement en même temps que la défécation (D"" Olinto. de Porto Alecre).
Tous ces mo^'ens n'ont d'indication, personne ne l'ignore, que dans les premières époques de rcxislencc. Plus tard, les moyens sont aussi simples que chez l'adulte, et, suivant l'éducation, les enfants demandent eux-mêmes, plus ou moins tard, à satisfaire leurs exigences naturelles.
AITAREIL UROPOEirOUE
Premières mictions. — L'enfant, sauf dans des circonstances peu fréquentes au cours de l'accouchement, — urine rarement il l'occasion de la naissance. Après la naissance, on ne