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iilbuminurie , dont la valeur pathologique est nulle, coïncide habituellement, d'après Bartels, avec un certain degré d'hvperhéniie rénale, ce qui ne modifie pas le pronostic favorable.
L'albuminurie d\j nouveau-né peut également provenir d'une néphrite ou d'une éclampsie maternelle ; dans une certaine mesui'e elle porte préjudice à la santé future de l'enfant.
Chez le nouveau-né, l'albumine apparaît d'autres fois comme symptôme de la très rare albuminurie chronique idiopatkique de West, dont la forme anatomique peut aller jusqu'à celle du rein l)lanc, dont la gravité est si connue.
L'albuminurie nerveuse et l'albuminurie héréditaire, ainsi que celle qui est causée par l'action de certains médicaments, appartiennent encore à l'albuminurie physiologique.
Dans la catégorie des albuminuries nerveuses héréditaires nous comprenons presque tous les cas où, sur un terrain morbide héréditaire semble intervenir une cause apparemment de peu de valeur, — la diathèse urique ou les névroses, — éléments qui parfois se combinent et se confondent. Nous avons, par exemple, V intermittent albuminurie et celle of adolescence des auteurs anglais.
La prcmièi'e est cai-actérisée, en quelques cas, par des troubles dyspeptiques. C'est presque le type de celle que Furbrixger a rencontrée 9 fois chez 60, et Leroux 19 fois, chez 330 enfants lie trois à six ans et davantage. Elle se manifeste quelquefois le matin seulement, ou de 1 à 2 heures après les repas, (par ciinibustion incomplète des albuminoïdes, d'après Dluski). C'est r.'ilbuminurie cyclique de Pavy, à lo ans, et celle de croissatLce il'EicHORST. L'analyse ne fournit jamais plus d'un gramme par litre et le pronostic est toujours bénin.
L'albuminurie des adolescents, qui se confond avec celle de croissance d'KicHoRST, se manifeste après un ell'ort musculaire et est considérée comme dépendant quelquefois du travail mental, du surmenage dans les écoles.
En dehors de l'albuminurie des adolescents, aussi fréquente chez les hérédo-névropathes que chez les arthritiques, l'albuminurie se montre dans quelques cas passagèrement, après les bains et dans le cours d'an'eclions nerveuses.
Les cantharidcs, la teinture d'iode, suivant Jules Simon, la térébenthine, le copahu et le cubèbe, occasionnent la présence dalbumine dans les urines, et il en est de même chez les ij;aleux, d'après le professeur Unna, cité par Dluski (au travail duquel nous nous reportons dans ce paragraphe), comme conséquence de l'hyperhémie rénale par irritation cutanée, par suite de troubles vaso-moteurs.
Dans l'impétigo, dans les angines, l'eczéma, les stomatites, l'albuminurie peut se manifester sans néphrite. Legendre fait dépendre cette albuminurie de troubles digestifs avec auto-întoxication et insuffisance hépatique, celle-ci produisant, — par le manque de destruction des albuminoïdes et la rétention des poisiins intestinaux — l'irritation du foie.
En dehors des circonstances signalées jusqu'à présent, il est souvent difficile d'affirmer si l'albuminurie dépend ou non, d'une lésion rénale sérieuse, ce qui est cependant facile dans chaque cas particulier, grâce aux caractères variés des albumines que l'on examine. Dans la scarlatine, notamment, et malgré les études de Sanné, on trouve encore des praticiens qui admettent que l'albuminurie simple existe toujours au début de la maladie.
En général, les infections aiguës font apparaître l'albuminurie bénigne et transitoire, et c'est ce que l'on observe dans les fièvres éruptives, le tvphus, le mal de Siam, la jineumonie; mais il est également exact qu'à un certain momonl, même dans ces types morbides, le rein peut être largement atteint et que l'analyse affirmative de l'urine peut avoir une autre signification.
Les auteurs ne sont pas d'accord, même dans l'albuminurie passagère, en ce qui se rapporte aux infections, que Lécobché et Talamon croient moins fréquentes chez l'enfant que chez l'adulte. Dans la dothiénentérie, Gubler l'a toujours trouvée, Lelhe l'a constatée dans 22 p. 100 et Ekkert dans 73 p. 100 des cas, tandis que Geier a réuni 2'o observations qui ont présenté toutes la néphrite, l'albumine s'étant manifestée du troisième jour au deuxième septénaire.
Dans un de ses importants travaux, Binrt dit avoir toujours
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VU ce produit dans la pneumonie et la broncho-pneumonie, dans 1 p. 100 des cas de pleurésie, dans la moitié des tuberculoses du poumon et dans les 2/3 des cas de méningite tuberculeuse.
L'albumine se présente également dans des maladies de l'appareil digestif, depuis le catarrhe intestinal jusqu'au choléra infantile, dans quelquesam3'gdalites,dansla colique néphrétique, dans lathrepsie. Elle est rare chez les rachitiques, dans la leul'émie et dans les états bradjtrophiques.
C. FKUREUtA affirme « la fréquence extrême de l'albuminurie dans la malaria, fébrile ou apjrétique, des enfants », où souvent le cadre des phénomènes est très analogue à celui de la néphrite diffuse. C'est l'opinion des médecins de la vallée du Mississipi, de la Chine et du Congo. Cependant Forcheimer ne croit pas la question suffisamment étudiée.
La diphtérie est la véritable transition aux albuminuries par franche lésion rénale, car dans les formes graves de cette maladie, l'albumine rencontrée n'est pas à elle seule l'indice de l'invasion du rein; il peut se présenter cependant, selon quelques auteurs, une néphrite primitive diphtérique .
On rencontre dans l'enfance depuis la néphrite aiguë jusqu'au mal de Bkight, et l'examen du liquide urinaire offre, quant à l'albuminurie, le même intérêt que chez l'adulte. La fréquence des néphrites secondaires, principalement scarlatineuses, est à remarquer, et les cas de dégénérescence rénale, même dans les premiers temps de l'existence, ne sont pas rares.
L'albumine est un élément constant dans l'urine chylurique.
En ce qui concerne les autres matières albuminoïdes rencontrées dans l'urine de l'enfant, les études faites jusqu'ici ne sont pas en grand nombre.
Héinialbumiiwse. — Lhcmialbuminose ou propeptone a été trouvée quelquefois chez des brightiques et LœB l'a rencontrée dans la rougeole. Dans cet exanthème fébrile, dit Baginsky, « sous l'influence du diazobenzol, qui se forme dans l'urine par le mélange de l'acide sulfanilique, de l'acide azotique et du nitrite de soude, elle prend, saturée par l'ammoniaque, une teinte écarlate caractéristique tirant un peu sur l'orange. » Cette réaction n'est pas liée à la fièvre, bien qu'habituellement
elle soit plus prononcée dans la défervescence. Elle semble due à la propcptone.
Peptone. — En examinant 228 enfants, le D'' Binet a trouvé la peptone dans lurine 34 fois : dans 5 : 28 cas de pneumonie, 10 : 37 de pleurésie purulente, 1 : 2 de roséole fébrile grave, 10 : 37 de dipthtérie, 3 : 21 de suppurations, 1 : 26 d'athrepsie, 13 : 23 de néphrites. Excepté deux, tous les autres cas présentaient l'albuminurie simultanée et la peptone a été rencontrée plus fréquemment dans les foi'mes graves de diphtérie et de néphrite.
Les études l'éalisées par Arslan tendent à prouver que la présence de la peptone, dans l'urine des scarlatineux, est indépendante de l'albumine, qu'elle présente dans la marche irrégulière de la maladie, où elle précède quelquefois Icxplosion des accidents; et quelle est très prononcée dans les formes gastro-intestinales. Mais dernièrement Cattaneo a fait voir que non seulement la peptonurie consécutive à l'injection de Behring est banale, mais encore que la présence de peptone dans l'urine, dans les maladies infectieuses de l'enfance, est fréquente, sans valeur séméiologique, car elle n'éclaire en rien le diagnostic, le pronostic ou la marche de l'affection.
Fibrine. Hémoglobine. — Il n'existe rien de particulier sur la fibrine. L'hémoglobinurie se manifeste dans la maladie propre au nouveau-né, la très grave affection décrite par Winckel, sous le nom de cyanose iclérique pernicieuse, apyrélique avec hémoglobinurie.
L'examen du liquide urinaire démontre encore la présence de ce produit dans la syphilis, où Reale l'a rencontré chez un enfant de vingt-deux mois; dans les empoisonnements par le chlorate de potasse, larsenic, lacide sulfurique, dans les refroidissements, suivant De.mm et Lichte.m; dans la scarlatine, suivant Heubner; dans certaines formes de limpaludisme pyrétique, ainsi que dans la fièvre bilieuse grave, où, comme le fait observer judicieusement Laverax, le microscope ne laisse pas voir d'hématies, tandis que l'examen spectroscopique dénonce l'hémoglobine.
Sous la forme ]taroxystique et intermittente, l'hémoglobinurie
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est, d'après Mackenzie, l'expression de limpaludisme, et selon SuTHERLAXD, Celle dc la dialhèse urique; tandis que quelquefois on en trouve l'explication dans la présence de nématoïdes (rhabditia, Baginsky), dans d'autres cas la pathogénie reste obscure.
Mucine. — Cruse attribue à l'existence de la mucine, qui ne manque pas dans l'urine des premiers temps — et qu'il a trouvée à cette époque — l'erreur de quelques observateurs, qui ont signalé la présence de l'albuminurie physiologique après les dix premiers jours de vie.
Gljjcose. — L'existence de la ghcose a été vérifiée par Pullack <lans l'urine des nourrissons, mais les travaux d'autres expérimentateurs, notamment ceux de Bouchaud et de Parrot, semblent contredire cette assertion.
Il faut remarquer, cependant, que le sujet nous paraît encore loin d'être épuisé, principalement si l'on considère les résultats imparfaits que donne la réaction avec la liqueur cupi*o-potassique, auprès des recherches si délicates réalisées au moyen du naphtol, et surtout de la phénylhydi-azine, après la modification ingénieuse de Bixet.
En examinant selon cette méthode lurine de ol enfants sains, de trois à deux ans, ce distingué médecin a trouvé la glycose dans la moitié des cas. en quantité inférieure à 0,20 p. 100. Dans les autres, les chiffres étaient inférieurs, ou la présence douteuse.
Grôsz s'est proposé d'étudier, dans la clinique renommée d'EpsTEix, les questions suivantes : 1" dans quelles conditions rencontre-l-on la glycosurie chez les nouveau-nés et qu'elle est la nature de ce sucre ? 2'^ cxiste-t-il dans la première enfance une glycosurie alimentaire, comme celle que l'on observe chez l'adulte ■?
Les recherches, très nombreuses, ont été réalisées sur des enfants de 1 jour à quatre semaines (24 bien portants, 12 avec gastro-entérite chronique ou aiguë, 10 dyspeptiques, 1 hydrocéphale, i avant terme). D'après les résultats recueillis, Grôsz affirme que la glycosurie ne se manifeste pas chez les nourris- -sons à l'état pathologique, mais que « dans certains troubles digestifs, l'urine contient une substance fortement réductrice
non fermentescible, possédant quelqufois le pouvoir rotatoire à droite et donnant rapidement des résultats positifs avec les réactifs du sucre, substance qui au bout de quelque temps disparait ou persiste. »
Selon les études de Dastre, qui admet la transformation du sucre de lait dans l'intestin en galactose, grâce à un ferment spécial, ou celles d'EscHERicH, qui accepte comme facteur dans cet acte organique le bacteriwn coli-commune, on comprend facilement que la glycosurie des enfants qui souffrent de troubles digestifs, soit due à la non-transformation du sucre dans lintestin et à un abaissement de la limite de l'assimilation.
Grôsz signale d'autres points intéressants, que nous ne pouvons malheureusement citer dans cet ouvrage, et a prouvé,, comme conclusion pratique, la présence de la glycosurie dans les troubles de l'appareil digestif infantile, glycosurie alimentaire, probablement due au sucre de lait et à ses dérivés.
Le diabète sucré était, il y a peu d'années, presque inconnu en pédiatrie, jusqu'à ce que la statistique de Halz (111 cas, depuis six mois jusqu'à quinze ans} ait montré que cette maladie ne pouvait pas être considérée comme aussi rare. Les faits enregistrés dans la science par Cautaix, Jl'les Simon, Weirckleh, Merci, Borgesio, principalement chez des enfants de sexe féminin, sont aujourd'hui nombreux.
La quantité de glycose peut être considérable dans le diabète sucré, dont la marche, d'après Steiner, est d'autant plus rapide que les malades sont plus jeunes.
La glycose a été, en outre, signalée dans d'autres maladies. I)em.me l'a indiquée dans la pseudo-liypertrophie des muscles, Zlmm dans la convalescence de la scarlatine, où cependant Binet la juge très rare, ce qui contraste avec la fréquence, indiquée par le même auteur, do la diacéturie dans cette pyrexie exanthémateuse. De 332 examens auxquels a procédé cet observateur, sur l'urine de 161 enfants malades, il a conclu à la présence de la glycose dans la diphtérie grave (27 fois sur 38 cas) ; et à sa rareté bien qu'elle existe quelquefois, dans la tuberculose et dans les néphrites (1,16).
La constance de la gljcose dans l'urine de la diphtérie grave
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est attribuée non seulement à la forte intoxication de la maladie, mais encore à l'asphjxie. Araki a, en effet, démontré qu'un grand nombre de substances provoquent l'augmentation du sucre, en diminuant l'accès de l'oxygène, sa fixation dans le sang et son utilisation par les tissus. De cette façon, ajoute-t-il, le champ de la glycémie asphyxique doit être élargi, d'autant plus que dans la diphtérie, selon Regxard et Quinquaud, la capacité respiratoire du sang est très restreinte; il n'absorbe |dus ([ue 100 centimètres cubes par litre, alors que chez l'individu en bonne santé, ce rapport est représenté par 240 : 1000.
Diacétui'ie. — Comme symptôme généralement précm'seur du coma dîins le diabète sucré, Jask a consigné l'élimination par l'urine d'acide acétique, de ses éthers et de ses sels, phénomènes que l'auteur a d'ailleurs observés dans différentes affections et même comme type morbide autonome, qu'il a appelé diacéturie. L'apparition de cylindres hyalins, granuleux, courts et gros, précède de quelques jours le coma du diabète (Epsteix), maladie grave chez les enfants.
On utilise dans l'analyse les réactions de Gekhardt et de Iagol; d'après Bagixskv et Jcnon, sauf dans le diabète, la diacéturie n'augmente pas la gravité du pronostic.
Le D"" BixET, qui a fait sur ce sujet une élude remarquable, a DJjservé la diacéturie 69 fois chez 150 enfants examinés, dont 19 fois dans 23 pneumonies et broncho-pneumonies, 16 fois dans 26 rougeoles, 27 fois dans 34 scarlatines, 4 fois dans 4 érysipèles, 11 fois dans 31 diphtéries, 2 fois dans 15 néphrites aiguës, 2 fois dans 13 suppurations, 2 fois dans 4 fièvres typhoïdes, 2 fois dans 4 méningites tuberculeuses, 1 fois dans l pérityphlite, 1 fois dans 1 brûlure étendue, et 1 fois dans 1 tumeur de la fosse iliaque.
Cette statistique montre la fréquence remarquable de la réaction dans les fièvres éruptives.
Acetoaurie. — Il résulte des expériences de Bagixskv que lacétonurie est constante chez les enfants bien portants, et >ans importance séméiotique. Se basant sur ce qu'il a observé sur des animaux, l'auteur conclut que ce produit provient d'une alimentation par des albuminoïdes et qu'il disparait avec un
régime ternaire. C'est une substance très commune dans l'urine, dans des cas déclampsie et de température à 38°, et qui disparaît avec les convulsions et la défervescence.
Les études de Vergelv, corollaire de celles de Lurenz. de CzEKNY et d'autres auteurs, prouvent la pi'ésence de l'acétone, avec l'acide oxjbutyrique B et l'acide diacétique, dans les urines d'enfants souffrant de certains troubles gastro-intestinaux. Ces troubles offrent un pronostic bénin, quand il y a, comme il arrive presque toujours, intégrité des émonctoires, du foie, des poumons et du système nerveux. Ce sont de véritables crises, dans lesquelles, au début, l'élimination de ces produits est faible, augmentant ensuite assez considéi'ablement, à*mesure que les accidents s'accentuent, et dont la disparition coïncide avec la disparition de lacétcne et de ses congénères dans lurine.
Il est possible, dit Vergely, que l'acide oxybutyrique H, l'acide diacétique, lacétone, se forment dans le tube digestif par l'action des micro-organismes sur les substances albuminoïdes et sucrées de la masse alimentaire : que chez les inanitiés. l'arrivée dans le sang de substances albuminoïdes et de la graisse par le fait de l'autophagie, soit le point de départ de formation de produits acétonuriques.
Diazo-réaclion. — A l'hôpital Sainte-Isabelle, de Saint-Pétersbourg, W. NissEX a étudié la valeur de la diazo-réaction chez les enfants. Les malades, au nombre de 462, avaient de 6 mois à 16 ans et l'urine a été analysée 2o00 fois : il a été prouvé que cette réaction — constante dans la rougeole, la fièvre typhoïde et la tuberculose miliaire, — peut exister, ou non, dans la 4)neumonie chronique, la pneumonie croupale, la pleuro-pneumonie. la pleurésie, la laryngite, la méningite tubei'culeuse, la diphtérie, l'érysipèle, la scarlatine; et qu'elle manque toujours dans les autres entités de la nosologie infantile.
Dans quelques affections il y a des particularités intéressantes :
Dans la rougeole, la réaction est constante, quelquefois dans la période prodromique, presque toujours elle précède l'éruption de 24 à 48 heures, — ce qui peut servir pour le diagnosli»- à
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établir la différence de la rubéole et la fièvre miliaire, maladies où la diazo réaction fait défaut. Celle-ci persiste pendant toute la durée de la lièvre et de l'exanthème morbilleux et persiste même quelquefois api'ès.
Il n'en est pas de même dans la scarlatine, et dès que la réaction coïncide avec l'exanthème, sa valeur diagnostique est nulle.
La diazo-réaction n'existe pas dans la fièvre typhoïde ahortive. Dans les autres formes, les caractères sont semblables à la dothionenthérie de l'adulte.
Dans la pneumonie croupale, elle n'a aucune valeur pour le diagnostic.
Dans la tuberculose pulmonaire, il y a trois hypothèses à considérer : l'' la diazo-réaction manque ou apparaît à longs intervalles et est peu accentuée. C'est le cas de la pneumonie caséeuse, qui évolue i>ans éruption de tubercules, mais formant des foyers caséeux et des cavernes ; 2" la diazo-réaction apparaît à intervalles plus ou moins éloignés et finit par s'établir d'une façon définitive quelques mois ou quelques semaines avant la mort. C'est le cas de la pneumonie caséeuse, accompagnée d'incursion de tuberculose miliaire ; 3" la diazo-réaction manque tant que la bronchite pulmonaire affecte la forme d'une pneumonie catarrhale ou d'une bronchite ; elle se manifeste ensuite brusquement et très intense et se maintient jusqu'à la mort. C'est le cas de la tuberculose miliaire du poumon. La diazoréaction peut alors acquérir une valeur diagnostique dans certains cas de tuberculose pulmonaire, d'un diagnostic difficile.
Sur 15 cas de méningite, il y a eu réaction en 10. Les autres se composaient de 2 cas de méningite cérébro-spinale cl de 3 de méningite simple.
Cijlindrcs. — On trouve rarement les cylindres nastriformcs de Thomas dans l'urine des enfants.
Pijurie. — La pyurie a la même signification que chez Tadulte, exception faite de celle que (iÉK a décrite dans l'enfance; elle est temporaire, — avec les symptômes de cystite et incontinence inévitable. La cessation brusque de la pyurie, par l'obturation de
luretère du rein malade, est un des sjmptùmcs les plus remarquables de la pyélite suppurée.
Celhileii. — Les cellules, fréquentes dans liirine des enfants, offrent des caractères identiques à celles qui ont été signalées dans lurologie de l'adulte.
SmiQ^ — Quant àl;i présence de sang dans l'urine infantile, voir le chapitre x.
Différentes maladies. — Dans différents types du cadre nosologique. linine offre des caractères dignes d'être mentionnés.
Congestion active. — Dans la congestion rénale active, qui est le processus anatomique correspondant à l'infection aiguë, on trouve l'épithélium rénal plus ou moins déformé, cylindres hyalins, peu d'albumine, et des hématies, dont la présence dépend de l'existence ou de la non-existence d'hémorragies.
Congestion passive. — Dans la congestion passive, V albumine apparaît également dans de faibles proportions; le volume de l'urine est réduit, et elle est rouge avec excès d'urates.
Néphrite. — Dans les néphrites en général, la couleur de l'ui'ine, qui est acide, varie beaucoup. Elle renferme de l'hémoglobine, de l'albumine, des corpuscules du sang, des cylindres hyalins, des cellules graisseuses et des cellules du rein, des cristaux d'acide urlque. Dans la néphrite scarlatineuse, il y a des cas, comme celui qu'a publié Litten, cité par Henoch, où l'albumine manque longtemps, sans que pour cela la maladie interrompe son cours, qui suit au contraire une marche très grave.
PvÉLO-NÉPHBiTE. — Daus la pyélo-néphrite il y a alcalinité, abondance d'albumine, de pus, des bactéries en grand nombre et des cellules granulo-graisseuses.
MoNTi a insisté sur l'étude de la pyélite infantile qu'il considère comme très rare. Elle est produite fréquemment par des parasites (échinocoques) ; par la décomposition de l'urine, ren-
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duc stagnante dans Ihypospadias ou le phimosis, par l'usage des acides phénique ou salic^lique, du baume du Pérou ou de la térébenthine ; par les maladies infectieuses aiguës, et finalement par la migration des gonocoques de la vulvo-vaginite jusqu'aux bassinets rénaux.
Les svmptùmos sont : 1'^ fièvre insconstante, mais précédée de frisson, quand elle existe; 2° phénomènes cérébraux dans l'état aigu (somnolence, délire, céphalalgies violentes) ; 3° douleurs inconstantes, mais qui, quand elles existent, se localisent dans les reins, et s'iri'adient jusqu'à la vessie, accompagnées de fréquentes envies d'uriner et d'évacuer; 4" vomissements fré- (fuents au début, se répétant quand il y a obstacle à la sécrétion rénale; 5'^ les caractères spéciaux de l'urine, qui se distingue surtout par sa purulence, son aspect et son acidité ; 6° un sédiment urinaire contenant du pus, des cellules épithéliales et des cellules des bassinets rénaux, des hématies et de nombreuses bactéries; 7" œdème de la face qui peut quelquefois se reproduire; 8° émacialion qui, dans la pyélite chronique est souvent considérable.
Pouvant présenter la forme aiguë, ainsi que la forme chronique qui est la plus fréquente, la pyélite infantile offre comme symptôme le plus important dans la calculeuse, l'oblitération rapide des uretères.
Baginsky admet une forme légère de pyélo-néphrite, due au coli-bacille, dans laquelle l'urine est purulente, contient de l'albumine, des cylindres hyalins et granuleux et de l'épithélium rénal. Elle est particulière aux jeunes enfants qui ont de la constipation avec selles glaireuses : la pyurie et l'albuminurie alternent avec l'urine normale et il y a dyspepsie et fièvre à type irrégulier ou intermittent.
Uac.hitisme. — D'après les observations de plusieurs auteurs, la quantité des phosphates, de l'albumine et des sels de chaux est très réduite dans le rac'iitis)iie, mais on rencontre l'acide lactique.
Mais d'après Gonzal, le rachitique élimine le double d'acide phosphorique de l'enfant sain (0,142 : 0,075 par kilogramme de
poids). Relativement à l'urée, lacide est de 1,7 chez le rachilique et de 1,3 chez l'enfant sain.
Leucémie. — Dans la leucémie, il y a excès d'acide uriqne. d'hvpoxantine, de cylindres hyalins et d'albumine.
Chylurie. — On na pas encore rencontré la chylurie dans la première enfance. Plus tard, quand elle existe, l'urine est acide très albumineuse, blanche et se coagule facilement; sa densité esl de lOO.o à 1025. Traitée par le chloroforme, elle se teint en rouge et offre, après quelques heures de repos, trois couches bien délimitées : lune inférieure blanchâtre; celle du milieu, rosée, et la supérieure, claire, comme l'urine normale.
Quand on retire lalbumine et la graisse, il se forme, par laddition de l'acide nitrique, des cristaux d'azotate d'urée. Le microscope laisse apercevoir des globules de sang et de graisse, des cylindres hyalins, des cristaux de phosphate, des cellules de l'épithélium et des embryons de fîlaria sanguinis humants.
CooUELUCHE. — Dans la coqueluche, d'après Blumexthai, cl llippfs, dès le début jusqu'à l'acmé de la maladie, l'urine est jaune pâle, très acide, d'un poids spécifique élevé et. peut présenter en conséquence de la leucocytose exagérée, elle offre un dépôt notable d'acide urique libre. Pour le diagnostic précoce, toujours difficile, de la coqueluche, ces caractèi'cs du liquide urinaire ont une grande valeur, mais ils disparaissent sous l'action des antipyrétiques et des complications de la maladie.
Tétanie. — Dans la tétanie, Oddo a rencontré l'indicanurie, la phosphaturie avec inversion (phosphates alcalins 2,080 et terreux 1.017); l'absence d'albumine. 11 s'agissait d'un enfant de 18 mois, dont la maladie avait débuté par l'anasarque et la l'étenlion d'urine.
TiASTRO-ENTÉRiTES. — Dans des cas chroniques de gastro-entérite des enfants. Felsenthal et BERy}iAH\){Arch. fur Kinderh. 1894, p. 222) ont rencontré l'albuminurie simple ou accompagnée de
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cylindres hvalins et granuleux, d'éléments épilhéliaux, de luucus, d'hématies, de leucocytes, de gouttes de graisse et quelquefois d'indican. Les autopsies ont révélé les lésions de la néphrite parenchymateuse.
Anémie spléxique infantile. — Dans Yanémie splénique inîa.nlile, Menzione a dosé lacide urique par le procédé Bayrac et est arrivé aux conclusions suivantes : l'' la quantité d'acide urique n'est pas en rapport constant avec celle de lurée; 2° dans l'iu'ine fébrile, l'acide urique atteint un maximum de i gr. 72 par litre, et dans Turine apjrélique, descend à un minimum de U gr. 75 par litre; 3" la moyenne, dans l'urine fébrile, est de 1 gr. 27 par litre, et dans l'urine apyrétique, de 0 gr. 67 ; 4° l'augmentation de l'acide urique, dans l'anémie splénique infectieuse lionne de la valeur à la théorie d'après laquelle cet acide n'est pas une forme de transition de l'urée, mais bien un produit de l'échange matériel des leucocytes.
l*.v.LUDisME CHRONIQUE. — Dans des cas d'impaludisme chronique chez des enfants, Barata Ribeiro a observé, à Rio de Janeiro, la rétention spasmodique de l'urine. La vessie est pleine cl le malade ne pense pas à la vider ; il ne se plaint pas de la rétention. Dans la grande majorité des cas, il est impossible de la combattre sans l'aide du cathétérisme ; dans d'autres on réussit à obtenir l'évacuation en insistant près du malade, en le suggestionnant, pour ainsi dire. Dans ces derniers cas, l'urine est d'abord expulsée lentement, mais ensuite le jet devient fort et l'on voit disparaître rapidement la tumeur, qui s'élevait audessus de l'excavation presque jusqu'à l'ombilic.
Quand on ne parvient pas à faire uriner le malade au moyen de la suggestion, la sonde révèle deux cas : quelquefois il suffît de faire pénétrer l'instrument dans le méat; à peine a-t-il avancé de 1 à 2 centimètres, que l'urine s'échappe en jet continu jusqu'à ce que la vessie soit vide; ce phénomène rappelle le fait de la rétention chez les chevaux, dont parle Voiron, rétention due au spasme du col et bien connue des vétérinaires, qui la combattent en introduisant un grain de haricot dans le méat.
Chez d'autres malades, il faut pousser la sonde jusqu'à la vessie pour la vider, et l'urine coule en bavant.
Le distingué professeur procède, en ce moment, à des études sur la pathogénie de ces états morbides.
Examen de l'urine. — L'urine doit être soigneusement examinée dans le cours dun grand nombre de maladies, principalement dans celles de l'appareil uropoétique, dans la scarlatine et dans la diphtérie, où son analyse permet de tirer des déductions pour le pronostic.
Hydronéphrose. — Le diagnostic de différentes affections de l'appareil uropoétique dans le jeune âge {h3'dronéphrose, abcès néphrétique, etc.), se base sur les mêmes données que chez l'adulte.
Urémie. — Il y a dans le diagnostic de l'urémie deux symptômes d'une haute valeur pour le diagnostic : du coté des pupilles, la dilatation et l'inégalité, et du côté de l'appareil circulatoire le ralentissement du pouls. Les pulsations radiales peuvent tomber à 60 et même à 40 par minute, chez les enfants de trois à quatre ans, et l'on doit prendre toujours pour un signe de bon augure l'augmentation de la fréquence du pouls (Malinowsky).
Examen physiologique du rein. — L'examen physiologique du rein a ses règles particuliéi-es. On doit tenir quelque temps l'enfant à la diète lactée, et, après avoir vidé la vessie et examiné l'urine, on mesui'e la pression sanguine au sphygmomanomètre. On injecte ensuite dans le tissu cellulaire de la région trochantérienne, un centimètre cube de la solution à 20 0/0 de bleu de méthylène, en faisant un massage consécutif. On procède ensuite à des cathétérismes fréquents (de 10 à 30 minutes) et, ajoutant à l'urine de l'acide acétique et portant le mélange jusqu'à l'ébuUition pour reconnaître la matière colorante, on dose le bleu avec une solution de glycose.
C'est ainsi qu'a procédé Ml'ggia, d'après la pratique d'AcHARu et de Castaigxe. Malheureusement, les résultats ont été contraires à l'opinion de ces observateurs, par la raison que, comme dit Mlggia, le rein n'est pas un filtre passif, nuiis un organe glandulaire, qui fait sélection des matériaux.
API'AIIEIL UROPOÉTIQLE 383
Tumeur rénale. — Chaque fois qu'il y a une tumeur rénale, comme par exemple dans le sarcome, qui a comme seul symptôme la tuméfaction, elle est facilement reconnue, parce que, grâce au déplacement du cùlon dans l'enfance, celui-ci est projeté vers la paroi abdominale, où il fait relief sur la tumeur, fournissant à la percussion un son tympanique.
EcTOPiE. — L'ectopie rénale a été dernièrement signalée dans l'enfance et son origine peut être congénitale, selon Litten, Gut-
ÏKRBOCH, EWALD, et AlBARRAN.
CoMBY a réuni un bon nombre de cas de cette affection, qui peut exister à l'état latent ou sextérioriser par des symptômes douloureux et même dyspeptiques. La vérification de la tumeur, (jui peut siéger près de l'ombilic ou à l'hypogastre, est dans certains cas facile; dans d'autres, elle se confond avec des tumeurs de labdomen (voir chapitre xi).