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DU DIAGNOSTIC EX GÉNÉRAL

En général, pour le diagnostic des cardiopathies infantiles, on doit accorder une certaine valeur à ce fait que les lésions congénitales se dénouent généralement dans la première enfance ; les lésions mitrales appartiennent plus en propre à la seconde enfance, et les lésions aortiques à l'adulte. Le tableau de GooDHART se réfère à, 248 lésions observées, la plupart, dans la seconde enfance ;

Lésions mitrales 142

— aorti(iues et mitrales 22

- aortiques Il

— douteuses 56

— congénitales 12

On comprend que cette observation n'exclut pas l'évidence des signes diagnostics devant lesquels aucune considération, même la mieux basée, n'a de valeur. Au nombre de ces considérations figure l'existence peu fréquente ou nulle de lésions

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initrales au-dessous de cinq ans. Duroziez, entre autres, a démontré le fait, en ne rencontrant que vingt-huit cas de rétrécissement mitral dans l'enfance, dans les hôpitaux de Paris. Le plus jeune des enfants observés avait cinq ans et demi et la fréquence de la maladie augmentait extraordinairemnent après douze ans.

Kn pédiatrie l'examen des artères offre une certaine valeur pour le diagnostic des cardiopathies, valeur moindre, cependant, que dans la pathologie de l'adulte. L'artério-sclérose, est très rare.

Signes rationnels. — Les signes rationnels fournissent peu d'indications dans le diagnostic des cardiopathies. L'œdème qui se manifeste si facilement pour la moindi'e cause dans l'enfance, perd pour cela même beaucoup de son importance. Dans la seconde enfance, ce n'est qu'un signe secondaire.

On peut en dire autant de la dyspnée d'effort, qui est très commune dans l'évolution latente des lésions cardiaques pendant les premières années de la vie. Cependant la coexistence de la dvspnée aide, dans des cas particuliers, à l'établissement du diagnostic.

Uuant à la péi'icardite chronique, la rareté de l'asthénie cardiaque, sans lésion valvulaire, plaide en faveur de ce diagnostic. Les enfants quelquefois maigrissent rapidement, avec des palpitations, de la fatigue, une petite toux sèche, un peu d'œdème, et la cause de cet état réside dans la lésion du péricarde, qui peut produire même l'asystolie . Du reste, selon quelques pédiatres, parmi lesquels nous citerons Cadet deGassicourt, la péricardite est l'élément déterminant indispensable à l'asthénie cardiaque, même dans l'évolution de l'endocardite chronique.

(iuixox, qui a attiré l'attention médicale sur les complications cardiaques au cours de la fièvre typhoïde infantile, a présenté un cas où les symptômes se sont bornés à la polypnée et à une douleur persistante au creux épigastrique, douleur augmentée par la pression et soulagée par l'application de glace.

Dans la symphyse tuberculeuse du péricarde, les symptômes

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rationnels prédominent presque toujours : ascite à répétition, œdème, liydrothorax, hypertrophie hépatique. Il peut y avoir des symptômes cardiaques locaux, qui éclairent le diagnostic, ou bien celui-ci sera guidé par la marche de la maladie : période de fièvre suivie d'ascite avec œdème et mégalo-hépalie.

La médiastinite fibreuse, qui peut compliquer la symjjhysc péricardique, se manifeste par les signes de compression par brides en différentes régions de la veine cave et de l'aorte : pendant l'inspiration, la circulation amoindrie de la veine cave détermine la turgescence des veines du cou, et l'œdème des membres supérieurs et du visage dérive de la compression de la veine cave ; la traction de l'aorte, avec l'arrêt ins|»iratoire dans sa circulation, produit le pouls paradoxal sans lésion de l'endocarde.

Lésions congénitales. — Suivant Filatow, les lésions congénitales remarquables et qui peuvent être confondues, sont :

1° La sténose pulmonaire et la persistance du trou de Botal. Bruit systolique au foyer pulmonaire, hypertrophie avec dilatation du ventricule droit ; augmentation de la matité vers la droite ; battement épigastrique. Distinction entre les deux lésions: dans la première, le second bruit est plus accentué et la cjanose, plus forte; dans la deuxième, cyanose moindre et aucun renforcement du deuxième bruit ;

2'' Insuffisance valvulaire de la pulmonaire. Signes des lésions précédentes, mais avec bruit diastolique ;

3° Rétrécissement et insuffisance tricuspido. Hypertrophie du cœur droit, cyanose, œdème, pouls veineux, diminution ou iTianque du second bruit pulmonaire . Le bruit est plus intense près du bord droit du sternum, aux quatrième et cinquième espaces intercostaux droits dans la lésion Iricuspide, bruit diastolique dans l'insuffisance, systolique dans le rétrécissement ;

4" Malformations de la cloison interventriculaire. Hypertrophie du ventricule droit ; accentuation du deuxième bruit pulmonaire ; souffle systolique à. la pointe. Diagnostic presque impossible d'avec l'insuffisance mitrale ;

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5° PorsisUim^e du Irou ovale. Rare avec des signes objectifs, sauf ceux qui indiquent simplement une lésion congénitale.

Steffen signale plusieurs caractéristiques des lésions congénitales. Ce sont : tendance à la cyanose dans les premiers mois ; impulsion cardiaque forte, remarquée depuis longtemps ; premiers bruits anormaux contemporains des premiers mois ; naissance en état de mort apparente; manque de l'élément étiologique de lésion acquise.

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