‹ Eléments de séméiologie infantileChapitre 91 sur 102 · SCHIFF · texte numérisé non relu

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Ces conclusions s'accordent avec celles de Morse, qui a examiné le sang de vingt-deux rachitiques, en période plus ou moins avancée de la maladie. Cet auteur n'a pas toujours vérifié la leucocvtose, d'ailleurs fréquente dès quily avait megalosplénie, et ila trouvé que la forme la plus commune de 1 anémie est celle où le nombre des érythrocytes est normal ou presque normal et le pourcentage d'hémoglobine absolument et relativement diminué.

Diphtérie. — Les études dENOEi. et Huber, entreprises sur un total de 32 individus, font voir que la présence dune grande quantité de myélocytes dans le sang diphtérique rend le pronostic plus grave.

Dans les cas fatals, la leucocytose était notable : 15 : U : : i . 10, tandis qu'ils n'ont trouvé que 1 : 100 dans les observations de moindre gravité :

Les recherches de Besredka, démontrant l'importance de lévaluation de la qualité des leucocytes, tout autant que celle de leur quantité, ont conduit à admettre que la diphtérie ne fait pas exception ([uant à la crise leucocytaire : le degré de la polynucléose indique celui de la gravité de lafllection. On compte 50 p. 100, au moins, de polynucléaires dans les cas

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graves ou avant rinjection du sérum, et. dans les circonstances favorables, de 10 à 83 p. 100.

Mariottixi, après 26 observations, a conclu que la leucocjtose. toujours plus ou moins considérable dans la diphtérie, n'a pas de rapport avec l'intensité du processus local, làge ni la température du patient.

Mais la leucocytose, que cet auteur a toujours vu augmentée à la suite de l'injection de sérum, s'accroît avec les progrès de la maladie et ne commence à diminuer qu'après la résorption complète de l'exsudat.

Fièvres éruptives. — Tavlor signale les points suivants dans l'examen hématique des fièvres éruptives :

a. Dans la rougeole et dans la rubéole : Leucocytose peu notable et réduction de l'hémoglobine, et des érithrocytes rarement au-dessous de 20 p. 100, dans les cas sans complications.

Pour CouRMOND, MoNTAGARD ct PÉHu la Icucocytose de la rougeole serait même d'une grande valeur pour la différencier des rash varioliques. La légère hyperleucocytose , exclusivement polynucléaire, et qui s'accuse notablement s'il survient des complications, ne s'accompagne jamais de myélocites, ni d'hématies nucléécs, ni de mononucléose quelconque, et caractérise suffisamment la rougeole.

p. La scarlatine, principalement avec néphrite, présente une grande réduction d'érythrocytes ; à l'occasion de la chute de la fièvre, on en compte envii*on 3.000.000. Il a été observé des myélocytes et un excès de cellules oxyphiliques. Leucocytose : 12 à 20.000 par millimètre cube.

Les recherches de Vax-der-Berg, relativement aux modifications du sang dans la scarlatine, ont abouti à la constatation des faits suivants :

v. Variole : oligocythémie et oligochromémie. La leucocytose est nulle ou faible dans toutes les périodes, excepté celle de la formation des pustules où elle apparaît intense.

0. Tavlor n'a pas observé la leucocytose dans la vaccine typique et dans la varicelle.

i'^ Hyperleucocytose, qui arrive à son maximum du qualrièni' au sixième jour et se prolonge pendant trente jours ;

2° Cette leucocA-tose nest pas influencée par la fièvre ni ii;ii la desquamation :

3" Lhyperleucocvtose se fait aux dépens de cellules polynu cléaires et d'autres foi'inesintei'médiaires (cellules polynucléaires = 60-80 p. 100: cellules mono-nucléaires = 16-28 p. 100; cellules éosinophiles = 1-8 p. 100). La présence des cellules éosinophiles distingue la scarlatine de la rougeole (Col'RMONd et PÉHt).

Fièvre typhoïde. — L'étude du sang dans la fièvre typhoïde ofTre un double intérêt, tant au point de vue de la courbe leucocj-taire et des altérations anatomiques du plasma, qu'en ce qui concerne la réaction agglutinative.

11 existe dans la dothiénentérie une diminution dérythrocytes parallèle à la diminution d'hémoglobine. Hors le cas de complications, le nombre de leucocytes est normal, ou presque normal, principalement dans la première et la deuxième semaines de la maladie. Le premier jour de l'affection, on peut trouver une certaine augmentation de globules blancs, correspondant à l'augmentation des hématies, de telle sorte que la proportionnalité qui existe entre ces éléments du sang se maintient. Mais ce fait ne persiste pas, et il peut être attribué, entre autres facteurs, aux bains et à la diète ; il n'ôte pas à la leucocytose durable sa valeur diagnostique. < Dans tous les cas, dit Cabot, où il existe constamment de la leucocytose, il y a quelque complication, quoiqu'elle puisse être inconnue. La possibilité d'une infection septique secondaire, d'une ostéomyélite ou d'une phlébite interne ne doit pas être exclue sans évidence ultérieure ».

Fièvre typho'ide. influenza, appendicite, ostéomyélite, entéro-colite.pyohémie et septicémie. — La non-leucocytose ne différencie pas la fièvre typhoïde de l'influenza, où se produit le même phénomène, mais elle établit la délimitation en ce qui a trait à l'appendicite, l'ostéomyélite, lentéro-colite.

rcnléritc infectieuse, la pyohéniie et la septicémie. Le diagnostic peut donc tirer parti de l'examen du sang.

George Head fait même remarquer certains avantages de cette recherche sur la réaction agglutinante, qui peut seulement indiquer, quand elle est positive, qu'il s'agit de fièvre typhoïde. La recherche de la courbe leucocytaire permettra, en plusieurs cas, d'exclure la dothiénentérie et d'affirmer immédiatement l'existence d'une autre affection, ce qui est déjà un utile résultat.

Séro-réaction de Widal. — La réaction de Widal n'apparaît pas dans tous les cas de fièvi'e typhoïde infantile. Quelques observateurs ont vérifié l'agglutination dans le sérum de fœtus provenant de femmes typhiques, mais d'autres médecins n'ont pas trouvé la réaction. E. C. Wilson cite ce qui lui est arrivé en deux observations semblables : l'examen du sang de deux fœtus, provenant l'un et l'autre de femmes typhiques, qui présentaient la réaction agglutinante. Or, celle-ci a apparu chez un des fœtus, et a manqué chez l'autre.

Dans une discussion soulevée au sein de la Société de Pédiatrie de New-York, les spécialistes ont été d'accord quant à l'absence de la réaction de Widal dans beaucoup de cas typi* ques de dothiénentérie infantile. Wentworth a ajouté que l'agglutination fait défaut en 25 pour cent des cas, environ.

A cet égard, David Officer a établi la statistique suivante :

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