juin 1901. — Id
fer janvier 1905. — Id.
Juin 1905. — Pendant cinq jours, à la fin de juin, période d’excitation qui nécessite sa mise en cellule. Ce qui caractérise cette crise, c’est qu’à aucun momeutelle n’a été grossière, comme elle l’était d’habitude. Elle s’est contentée de crier et de chanter.
Juin 1906. — Un peu d’excitation gaie ; durée huit jours.
novembre 1906. — L’excitation gaie recommence : elle rit aux éclats. Quand elle voit un objet brillant, elle est comme en extase ou ferme obstinément les yeux.
Elle parle avec volubilité, veut s’en aller, ne sait pas pourquoi elle est ici...
6 novembre. — Une période de mutisme a commencé; elle serre les dents, puis s’interrompt en riant; elle rit toujours, mais ne parle pas, ne répond que par signes aux questions qu’on lui pose, ou recommence à rire.
17 mars 1907. — Se couche parce qu’elle a mal au genou. Elle va prendre son repos hebdomadaire.
21 mars. — Paroles Incohérentes. Demande à téter. Veut qu’on lui coupe la jambe. Elle tutoie tout le monde et parle d’elle à la troisième personne.
Mercredi 18 mai 1910. — La malade écrit à son cousin (indice de troubles prochains) et cause de ses parents et de son enfance ;
« Cher cousin,
« Je désire avoir de vos nouvelles. Je m’étais informée en écrivant à ma tante de toute la famille et je n’ai pas obtenu de réponse. Je souhaite que tout le monde aille bien pour moi je vais bien pour le moment. J’avais écrit à Charles, je ne puis supposer qu’il n’ait pas eu ma lettre. Je reste forcément en peine cher cousin je vous serais reconnaissante de me tranquilliser. Soyez mon interprète auprès de toute la famille c’est en vous embrassant tous que je suis votre cousine affectionnée.
« Section Esquirol. Salpêtrière, a 47 boulevard de l’Hôpital, Paris. »
Jeudi 19. — Introduit de l’herbe dans la serrure de l’armoire où l’infirmière met ses vêtements; un rien la distrait et l’amuse; une épingle, une feuille de papier, etc... Ne fait pas un travail suivi, très gaie, rit sans motif.
Du vendredi 20 au lundi 23. — Môme état.
Lundi 23. — Fait et défait son lit, se roule dessus et tombe sur le parquet.
L’infirmière la gronde sur la façon dont elle se conduit. Mol... répond :
« J’agis ainsi parce que je m’ennuie ; la nuit je revois ma mère qui vient me demander un soulagement. Je ris des souvenirs que j’ai du passé, ma mère me battait, elle a même essayé de me tuer. »
Elle va se coucher dans le gazon et y faire mille grimaces.
Après quelques minutes elle se relève et rentreà l’infirmerie pour voir une de ses compagnes couchée. Elle s’assoit sur un lit, cache sa tête dans ses mains et rit aux éclats. Elle dit des mots argot, espagnols et bretons. Ne quitte cette salle que lorsqu’on la renvoie.
MANIE
Mardi M. — Se couche sur son lit, a des journaux sous son édredon.
Même état: elle rit et s’obstine à fermer les yeux lorsqu’on lui parle.
Mercredi 23. — La malade entre les yeux fermés dans le cabinet du médecin, détourne la tête, s’assied quand on lui dit de s’asseoir, mais reste les yeux fermés pendant un bon moment. Elle remue pourtant les bras et défait son corset. On l’interroge. Elle ne répond pas et reste les yeux fermés. Ellerit.
D. — Pourquoi riez-vous?
(Elle fait semblant de pleurer).
D. — Vous jouez la comédie?
((Elle hausse les épaules et tourne la tête).
D. — Montrez vos yeux; les avez-vous perdus?
(Elle fait signe que oui; se défend quand on veut voir ses yeux, fermés obstinément.)
D. — Quel âge avez-vous ?
R. — 91 ans le 12 ou le 13.
« Tiens! deux messieurs en blanc et un lit . Où est madame? Ah! ne me
quittez pas, ils seraient capables de m’assommer, d
Elle remarque tout. Elle veut dire quelque chose il la surveillante, mais a peur qu’on l’entende. Remarque le porte-manteau. « Je vais vous manquer de respect, mais vous me pardonnerez après ». Elle avance une chaise et veut que la surveillante soit assise.
« Qu’est-ce que la nuit? demande-t-elle. C’est le repos, les nuages, le noir, les étoiles, le diable, le tonnerre (elle rit), le feu quand le tonnerre éclate. »
Elle remarque le tapis de pieds ; elle se souvient en avoir vu rue de Lille ; elle sait la fabrication : on prend de la laine, on la fait bouillir, etc...
D. — Croyez-vous que vous êtes malade ou dans votre état normal ?
R. — Je suis dans mon état normal, k part cela j’ai des petits malaises. J’étais malade il y a longtemps, j’avais des crises, mais je suis très améliorée.
S’en va sans dire au revoir, elle si polie ordinairement.
Jeudi 26. — La malade recommence à travailler, mais rit et se moque.
Entrée à reculons dans le cabinet du médecin. Rit, ironique, remarque tout; de même qu’hier en regardant le calendrier (23 mai) elle lit 32 et s’en moque ; de mênle aujourd’hui 26 elle s’amuse à lire 92. Dit des mots d’argot. S’en vacomme hier ne disant au revoir que lorsqu’on le lui dit d’abord.
Vendredi 27. — Travaille, paraît être mieux, mais continue à, jouer avec son argent et rire.
Samedi 2S. — Fait bien son travail, mais ensuite rit et joue.
. Dimanche 29. — Même état. Met une pièce de 0 fr. 30 dans un cahier appartenant à l’infimière de son service.
Lundi 30. — Même état.
Nie être entrée à reculons et avoir fermé les yeux il y a quelques jours. Reste assise et dit qu’elle va bien maintenant.
Mardis i . — Même état. L’infirmière questionne la malade.
D. — Avez-vous vu le médecin ce matin ?
R. — Le médecin est malade. 11 devrait se soigner.
D. — Pourquoi riez- vous?
R. — Vous croyez que je ris ! Je pleure plutôt.
MANIE
(Elle l'ait semblant de pleurer.) Elle ferme les yeux et les ouvre à demi quand $lle suppose qu’on ne la regarde pas, mais les referme aussitôt.
Voyant écrire l’infirmière : « — Écrivez, écrivez vite; mettez Mol..., folle comme 46.
— Pourquoi ne me laissez-vous pas tranquille, moqueuse... Allons, continuez. »
Du '/" juin au 9. — Même état.
Vendredi 10 mai 1910. — Dit que c’est fini. — Explications vagues. —Elle préfère ne pas parler des périodes où elle est excitée.
Dans l’intervalle de ces aceès elle est très convenable, modeste, plutôt crain" tive. Elle est employée au ménage dans le service et s’acquitte très ponctuellement de ses fonctions. Sa seule espérance maintenant est de guérir un jour et d’être admise aux administrées.
Tableau des périodes d'excitation à partir de 1 898 :
1898.. . I Août....
( Octobre.
1899.. . Juin....
( Juin ....
Agitée du 17 au 23.
— du20au27.
— du 2 au S.
Agitée du 27 au 1®'’ juillet.
Pas de troubles.
Agitée du 17 au 21.
— du 11 au 19.
Pas de troubles.
( Janvier .
( Juin .
/ Janvier .
I Mars .
' Novembre . . .
Mars .
Décembre. . . .
Mai .
^ Mai .
( Septembre. . .
Agitée du 1" au 12.
— du 20 au 28.
— du 20 au 23.
— du 13 au 30.
— du l®r au 17.
— le 17.
— du 11 au 20.
— du 23 au 29.
— du 18 mai au 10 juin.
— du 10 au 6 octobre.
Au total V excitation maniaque est de beaucoup plus fréquente que la manie. Dans celle-ci il peut apparaître des idées délirantes kaléidoscopiques, généralement fugaces, souvent de grandeur, secondaires, symboliques de l’excitation et du ton émotionnel. Mais déjà dans certains cas d’excitation maniaque simple il y a des projets grandioses, des idées de grandeur comme nous l’avons déjà vu (p. 153), qui traduisent la haute appréciation que le malade a de son intelligence et de ses capacités. Cela est une ressemblance d’une part avec la manie raisonneuse (voir p. 518), qui n’est probablement constituée que par des accès de ce genre fréquents ou
MANIE
prolongés, 'et d’autre part avec les délires d’emblée (p. 765), qui semblent très voisins par certains côtés, de même que la mélancolie ressemble beaucoup à certaines folies d’auto-accusation, la différence entre l’idée délirante secondaire et la primitive n’étant que dans {'intensité de Vémotion ou du sentiment sous-jacent, tantôt bien visible, tantôt presque caché (voir p. 178 au chapitre sur les idées délirantes). Un autre trait fréquent de la manie, non représenté chez les malades précédents, est l’éro^iswe, qui apparaît quelquefois au premier plan chez certains malades {manie érotique de certains auteurs). La colère peut aussi prédominer dans certains cas {manie coléreuse). Quant à l’état mental entre les accès, il est normal. On a prétendu qu’il était toujours anormal. Il me semble que la discussion sur ce point est oiseuse. Si Met..., le premier exemple (p. 639), fait entre ses accès l’effet d’un déséquilibré relatif. Mol. .. au contraire paraît tout à fait équilibrée, mais peu intelligente.
Manie chronique. — Un accès tel que celui de Met... peut-il durer des années et devenir chronique? Les auteurs en décrivent des cas, mais qui, comme tout ce qui touche à ce type, paraissent devoir être sujets à révision. Je donnerai plus has(p. 655) l’ohservation d’un malade chronique qui peut passer à certains moments pour un maniaque, mais qui doit être rangé dans la folie discordante. Il n’y a guère que la manie raisonneuse qui pourrait être considérée comme manie atténuée chronique (j’en ai parlé p. 518). Quant à la démence maniaque et à la folie systématique secondaire à la manie, leur existence ne me paraît pas, jusqu’à présent, assez démontrée pour que je fasse autre chose que les mentionner.
On peut peut-être ranger dans la manie chronique ces cas d’instabilité constitutionnelle, de turbulence qui ne sont pas rares chez les enfants et qui apparaissent presque toujours avec l’épilepsie. Aussi l’ai-je décrite au chapitre Épilepsie (p. 404), tout en ne tranchant pas absolument la question de savoir si c’est une manifestation vraiment comitiale ou une complication, d’autant plus qu’il y a souvent des signes spéciaux, tels que des stéréotypies, qui la rapprochent de l’hébéphrénie.
Exposé général.
La manie est caractérisée essentiellement par l’augmentation de Tamplitude, l’exaltation, l’excitabilité et l’instabilité des émotions avec excitation intellectuelle et agitation.
MANIE
La manie intermittente est caractérisée par des séries d’accès de manie, entre lesquels il y a retour à l’état habituel pour l’individu normal ou anormal (déséquilibré, fou moral, etc.).
Il faut distinguer la marche de Yensemble des accès de la marche de l’accès (presque toujours la même). U intervalle entre les accès est des plus variables, de quelques semaines à quelques années. On discute pour savoir si l’accès de manie intermittente peut durer des années. La turbulence en est peut-être un exemple.
On discute aussi pour savoir si un accès peut se terminer par la démence ou si, à lalongue, le niveau mental entre les accès ne finit pas par baisser.
Quant à l’intervalle où le malade se trouve dans son état habituel, tantôt il paraît tout à fait normal, tantôt on peut trouver des signes de déséquilibre mental.
Il y a des affections mentales fréquentes dans la famille, parfois le même type clinique. Le malade est souvent un déséquilibré de naissance.
L’occasion du premier accès est parfois une cause banale, infection, accouchement, peur, etc.
11 y a deux degrés de l’accès de la manie intermittente : la manie et l’excitation maniaque.
1“ Manie. — Le début est brusque, ou a lieu exceptionnellement après une période préliminaire banale : inquiétude, fatigue, céphalalgie, insomnie, etc.
Période d’état. — Elle peut commencer par un stade éé excitation maniaque.
Symptômes. — L’augmentation de Y amplitude et de V excitabilité émotives , l’exaltation émotive, entraînent l’apparition d émotions multiples, toujours plus exagérées et plus exubérantes, plus persistantes que dans la normale : joie, contentement (primitif et secondaire par réaction à l’excitation intellectuelle), bonheur, extase, tendresse, colère, tristesse subite et désespoir, etc.
hamimique est facile, excessive, Y agitation motrice&Sii énorme. 11 n’y a plus de mesure dans l’expression des émotions ni de retenue dans les actes qu’elles suscitent.
\J excitation intellectuelle est traduite au dehors par le langage. Les associations d’idées sont d’ordre inférieur; elles ne suivent pas une direction déterminée; elles sont devenues purement automatiques, par suite elles suivent l’expression bien plus que l’idée;
MANIE
d’où associations par assonances, par rimes, jeux de mots, rappels de souvenirs anciens ; la mémoire paraît automatiquement excitée. En même temps il y a instabilité : l’attention est dispersée;
• chaque objet et chaque mot prononcé devant le maniaque dévient le cours des associations et éveillent en tumulte les souvenirs et les associations ; d'où illusions nombreuses, surtout de la vue, fausses reconnaissances ; et, comme en même temps les idées sont influencées par les émotions et réciproquement, il y a des idées délirantes qui passent comme elles sont venues, kaléidoscopiques, à fleur dépensée, bien plutôt des mots que des idées. Tout cela est exprimé par un bavardage dont on à peine à suivre le fil, l’occasion y mêlant sans cesse un nouveau bout qui ne tient pas à l’ancien. Cependant l’incohérence est plus apparente encore que réelle ; le langage est plus elliptique encore que fragmenté, tandis qu’il est vraiment coupé en morceaux, sans motifs, dans l’incohérence vraie. Pourtant à un certain degré d’excitation, il y a vraiment incohérence.
Les écrits reflètent le- même désordre.
La rapidité de ces associations n’est pas très grande, c’est la transformation de l’idée en mot ou en acte qui est augmentée : Tout au dehors^ voilà le maniaque.
Les mouvements suivent les émotions et les idées, comme aussi les sentiments et les instincts. C’est un vrai dévergondage d’actes, de gestes, de cris, de chants, de pleurs, de rires, de contorsions, d’impulsions continuelles, dangereuses seulement par leur instantanéité, car le maniaque n’a pas le temps de combiner (si ce n’est dans ses moments d’accalmie).
Tout travail intellectuel réel est impossible.
La tenue du malade est débraillée, les cheveux sont en désordre, ■•son sans-gêne est extrême, etc.
Etat somatique : Aspect florissant au début.
Résistance au froid ou au chaud.
Insensibilité générale apparente.
Hyperesthésie sensorielle apparente.
Insomnie.
Pouls fréquent.
Température un peu élevée.
Respiration rapide.
Sécrétions augmentées (salivation fréquente).
MANIE
Gloutonnerie.
Constipation.
Excitation génitale.
Menstruation supprimée.
Amaigrissement progressif.
On a distingué des formes : par exemple les formes coléreuse, érotique.
Il y en aurait d’autres suivant que c’est l’excitation ou l’agitation qui prédomine, car ces deux symptômes peuvent être d’intensité très variable, chacun pris isolément.
Marche et durée. — Quelquefois la manie a une évolution régulière non interrompue. D’autres fois la marche est très irrégulière, passant par des exacerbations et des atténuations, coupée par des intervalles. lucides, des arrêts momentanés.
Souvent il y a des intervalles de dépression dus à Y épuisement., autrement dit avec confusion, qui peut à la fin de l’accès aller jusqu’à la stupidité.
Durée de quelques mois à plusieurs années (paraît-il).
Le souvenir de l’accès est conservé, sauf pour les moments où l’incohérence a été assez grande pour amener un peu de confusion secondaire. Les malades disent qu’ils étaient entraînés à faire des bêtises et qu’ils n’avaient aucun sentiment de fatigue : tout leur était facile et involontaire (sauf naturellement dans les moments de dépression par épuisement).
2° Excitation maniaque. — Ici l’excitation et l’agitation, les émotions sont moins intenses, le langage moins incohérent, bref le travail intellectuel, quoique désordonné et soumis à l’influence de l’exaltation des émotions, des sentiments et des tendances, peut encore se faire; c’est ce qui rend l’excité maniaque plus dangereux en réalité que le vrai maniaque, car l’excité conserve beaucoup plus l’apparence de la raison. De plus, l’exaltation ne porte trop souvent que sur les émotions et les sentiments les plus bas de la nature humaine : le malade est alors foncièrement égoïste, méchant, colère, haineux, fourbe, moqueur, ironique. Souvent il se livre à des excès sexuels plus ou moins anormaux, à la boisson, etc. En même temps l’association des idées surexcitée et la mémoire exaltée font surgir une masse d’idées plus ou moins logiquement reliées entre elles, qui peuvent constituer des projets ou des inventions, quelquefois véritables, au service desquels le malade met sa facilité de langage, devenue remarquable par les
MANIE
saillies, l’esprit qui peut y briller, et son activité inlassable. Il se sert aussi malheureusement trop souvent de toutes ces qualite's extérieures, éphémères, et relatives, pour assouvir les m.auvais penchants ci-dessus relatés, mentant, calomniant, poursuivant ses ennemis avec un cynisme effronté ou une sournoiserie oblique, ce qui fait de lui un être des plus malfaisants.
Il arrive qu’il existe à certains moments une reconnaissance passagère de la nature pathologique de l’excitation.
11 y a parfois des idées délirantes véritables, nées sur ce fond mobile, et mobiles comme lui, de grandeur, de persécution, érotiques, etc.
Uétat somatique est bon et il y a tendance à l’accélération du pouls, de la respiration, augmentation de l’appétit et de l’appétit sexuel. Il n’y a pas de sensation de fatigue.
Chaque accès peut souvent être la répétition calquée des précédents.
La marche est assez variable et la durée peut osciller entre ([uelques jours et plusieurs mois. Ce sont les cas d’excitation maniaque très légère, qui peuvent être très prolongés ou très rapprochés, que l’on a décrits sous le nom de manie raisonneuse (voir plus haut, p. 518).
Diagnostic. — Ildoitêtrefait naturellementd’abordavectousles états où il y a excitation intellectuelle et agitation (1), c’est-à-dire :
Tous les états de confusion et de délire de rêve, qu’on doit éliminer par la constatation de ces syndromes et de l’état physique : alcoolisme, infection, traumatisme, épilepsie (parfois difficile).
Un diagnostic spécial doit être fait pour certaines agitations ou excitations liées aux règles et qui rentrent dans ce qu’on appelle quelquefois la folie menstruelle (voir p. 332), où il y a coïncidence constante du trouble mental et des règles.
Tous les états de démence, par la constatation de cesyndrome : paralysie générale (signes physiques, lymphocytose; le P. G. est ordinairement plus bienveillant que le maniaque; diagnostic parfois difficile); alcoolisme chronique, démence vésanique (reliquats de délire).
(1) Je ne saurais trop insistei- sur ce fait que l’excitation n’est pas la manie ; l’agitation n'est pas la manie ; l’exaltation de tel ou tel sentiment n’est pas la manie. 11 esté mon avis d’une mauvaise terminologie d’employer le terme maniaque pour caractériser un do ces symptômes. J’ai fait une remarque analogue à propos de la mélancolie (p. 635).
MANIE
Les états de délire avec excitation : folie systématique aiguë ou chronique (idées délirantes, hallucinations précises), mélancolie anxieuse (excitation et agitation circonscrites, anxiété, délire, permanence du même état).
Traitement de la manie et de l’excitation maniaque. — Symptomatique. Outre les hains prolongés, le séjour au lit, surveillé, est un bon moyen de prévenir l’épuisement, à condition d’avoir un personnel en nombre suffisant et exercé. Les hypnotiques réussissent généralement mal. L’internement s’impose le plus souvent.