CHAPITRE IX
FOLIE MANIAQUE-MÉLANCOLIQUE (1
SuMUAiRE. — Réunion chez un mémo malade de deux accès séparés de manie ot de mélancolie. Piusieurs formes; folie maniaque-mélancolique alterne, folie à double forme, folie circulaire. ¥orme&Ae passage. Formes atténuées ou cyclothymie. Un exemple de cyclothymie. Un exemple de folie circulaire: érotisme marqué'; début d’une des périodes marqué par un rêve.
Appendice. — Formes miictes de la folie maniaque-mélancolique. Ce sont des erreurs de diagnostic. Y a-t-il malgré cela quelque vérité cachée dans cette théorie ?
Nous avons vu la mélancolie apparaître soit comme accès isolé, soit comme mélancolie intermittente ; la manie se montrer peut-être isolée, en tous cas comme manie intermittente. Les deux types manie et mélancolie peuvent se réunir chez un même individu avec les mêmes caractères que ceux décrits plus haut pour former ce qu’onpeut appelerd’un nom global folie à double forme, folie maniaque-mélancolique, et apparaissant d’une façon ou d’une autre suivant les cas ; on peut distinguer les espèces suivantes r Folie maniaque-mélancolique à formes alternées oo. alterne : les accès sont tantôt de la manie, tantôt de la mélancolie, sans règle.
Folie maniaque-mélancolique à double forme proprement dite : l’accès est constitué par de la manie, puis de la mélancolie, (ou inversement) se succédant sans interruption, chaque accès double séparé de l’autre par un intervalle normal.
Folie circulaire : les accès doubles se succèdent sans interruption, sans intervalle normal.
Mais il y a des formes de passage entre les folies intermittentes et les folies à double forme au sens général. C’est-à-dire qu’il peut, chez le même individu, y avoir d’ahord, par exemple, plusieurs accès de manie ou de mélancolie, puis les accès maniaques-
(1) Ritti, Traité clin, de la folie à double forme, Paris, 1883. — Arnaud, in Traité de Ballet, p. 576. — Réws, Précis, p. 283. — Deny et Camus, La psychose maniaque dépressive, Paris, 1907. — Kraepelin, Lehrbuch ; voir les différentes éditions. — George L. Dreyfus, Die Melancholie, léna, 1907.
FOLIE MANIAQUE-MÉLANCOLIQUE
rnclancoliques s’installent. Il semble donc légitime de faire rentrer tous ces cas dans un seul groupe, la folie intermittente, comme l’a fait Magnan. Pourtant l’allure générale de chaque cas permet de le ranger plutôt dans tel ou tel type, ce qui n’a pas d’ailleurs grande importance.
Les accès très atténués de folie à double forme sont étiquetéscyclothymie par quelques auteurs.
La très grande majorité revêt l’allure de la mélancolie sans délire et de l’excitation maniaque — dans quelques cas, le carac-tère spécial de folie morale, si frappant chez les maniaques intermittents ou circulaires, transparaît même dans la phase mélancolique.
Cette folie ne paraît que rarement entraîner la démence vésaniquc.
Je donnerai seulement deux exemples très succincts. On appréciera, sans que je les relève, les quelques particularités intéressantes qu’ils présentent.
Folie à double forme, « cyclothymie » de Hecker. — Deb.., 20 ans, serrurier, vient a la consultation de la Salpêtrière le 18 janvier 1910.
i8 janvier 1910. — Il se plaint d’avoir clé malade quelques jours auparavant. Déjà, au mois d’octobre dernier, il avait eu un malaise analogue : pendant deux jours le malade a été dans un état vague ; il ne se rendait pas bien compte dece qui l’entourait. Il avait du mal à fixer son attention. Etant à bicyclette, il a voulu éviter un cheval et une voiture, et il s’est jeté dessus.
Puis il a été très bien jusqu’au 3 janvier. Ce jour-là il a eu du mal à fairesa tâche; il était obligé d’apporter beaucoup d’attention pour faire un travail auquel il était habitué. Il sentait un besoin de dormir qui lui enlevait l’attention.
Le monde extérieur lui semblait changé : « Je me demandais si c’était,, bien vrai ce que je faisais, si c’était bien vrai la personne à qui je parlais. »■ Il avait également peur de se faire remarquer et de dire des choses bizarres.
Cet état s’est accentué ; la semaine suivante le malade n’a plus pu travailler, il ne savait pas comment s’y prendre pour poser une serrure. Ses parents lui ont conseillé d’aller se reposer à la campagne, mais l’idée du voyage à faire,, du billet à prendre, etc., lui paraissait une chose horriblement difficile et. impossible. Il ajoute qu’il avait des tas d’idées qui lui passaient dans la tête et qu’il ne pouvait s’arrêter à aucune.
« Quand j’ai un combat comme ça d’idées, je cherche à prendre le parti de chaque, et quand j’ai fini avec l’une et que je prends l’autre, la première est partie.
« Lundi dernier (10 janvier) j’ai été travailler. On m’a donné une serrure à poser; on me l’a mise dans les mains et je ne savais plus dans quel sens 1» mettre, et pourtant j’en pose tous les jours. Je savais à peine comment meservir de mes outils. »
FOLIE MANIAQUE-MÉLANCOLIQUE
Il craint de n’avoir pas fermé ses portes derrière lui. Il fait des oublis. Dans cet état il fuit la société et préfère être seul. Il décrit d’ailleurs fort mal ce qu’il ressent, de telle sorte que le diagnostic n’est pas absolument certain.
Le malade auntic (mouvementcomme pour relever son veston sur ses épaules). Il ronge ses ongles quand il est dans cet état vague et de demi-anxiété intellectuelle.
Certificat d’études à 11 ans. Le malade dit avoir eu autrefois beaucoup de mémoire, et ne plus en avoir à présent.
Avant le mois d’octobre, le malade était tout à fait bien. Après sa première crise, il a été de nouveau tout à fait bien ; il dit même qu’il se sentait mieux qu’avant, plus en état de faire n’importe quel travail.
« Quand ça va bien, je me sens frais et dégagé. »
Il attribue sa maladie à des ennuis et des soucis d’argent qu’il a depuis un certain temps.
i l octobre 1910. — Le malade est revu pour la deuxième fois. Il a eu une troisième crise qui a duré la première semaine d’octobre. Il la décrit ainsi :
« J’arrivais pour travailler, j’avais chaud, et alors ma crise est recommencée. Je suis inférieur à mes camarades. Les choses me paraissent changées. Cela m’a duré huit jours. Tout est étrange. Je pensais à tout et à rien; je ne pouvais rester que couché ou accoudé à une table.
« Pendant cet état je suis allé à la campagne et j’ai engraissé. Depuis, j’ai maigri. Moi-môme je me trouve lourdaud, naïf ; si on me pose une question, je réponds bien, paraît-il, mais moi il me semble que je reste longtemps pour répondre.
« Si je veux me débarbouiller le matin, jetournedansla chambre; au bout d’un moment je me rappelle que c’était le savon que je cherchais.
« Dans la glace je me reconnais, mais samedi dernier j’avais de la barbe à raser et je ne la voyais pas, d’où je ne suis pas rasé.
<c Si je regarde une enseigne, je ne comprends pas ; je pense que ce qui est écrit est sensé, mais je ne comprends pas.
K Le mieux revint progressivement, en commençant par le soir.
« Le goût, Touïe me paraissent touchés. Je me suis senti plus dégagé trois, quatre jours auparavant, huit jours au plus ; jeme sens alors très fortàTaise.»
D. — Vous n’avez pas fait d’excès à ce moment de « dégagement « préliminaire ?
H. — Non, aucun.
D. — .Mangez-vous davantage pendant la période préliminaire?
H. — Non.
D. — Êtes-vous triste, avec envie de pleurer? Pleurez-vous dans la dernière période ?
R. — Oui. J’ai pleuré par exemple le mardi pendant un quart d’heure.
D. — Pas d’angoisse, d’anxiété, de « trac » ?
R. — Non. Mais étant seul, séparé de mon amie qui était à Necker, je me demandais si elle était sortie pour une course ou si elle était revenue.
D. — C’est pour ça que vous avez pleuré?
R. — Oui. Ma crise de larmes eut lieu le mardi et ma crise finit le samedi.
D. — La première crise eut lieu en... ?
R. — En septembre 1906.
FOLIE MANIAQUE-MÉLANCOLIQUE
D. — .le vous ai vu en janvier, après la seconde crise ?
R. — Oui, c’est ma troisième que je viens d’avoir (première semaine d’octobre).
D. — Auparavant vous n’aviez rien eu ?
R. — Étant plus jeune, j’étais chez un huissier et après les courses à bicyclette, je voyais deu.v lignes, deux plumes. Aussi en apprentissage, je fatiguais beaucoup, j’étais étourdi, mal à l’aise en môme temps.
D. — Vous avez eu des cauchemars ?
R. — Jusqu’à l’âge de sept ans, tous les soirs à dO heures.
D. ■— Dans votre famille, y a-t-il eu quelqu’un de malade ?
R. — Personne. Ma mère cepéndant est très émotive, très coléreuse, très nerveuse.
On lui conseille de revenir aussitôt qu’il se sentira à la période préliminaire.
Folie circulaire. — B..., âgée actuellement de 22 ans (en 1886 ), entrée en 1880 dans le service du docteur Legrand du Saulle ( 1 ). — Les certificats qui la concernent portent : débilité mentale, arrêt de développement physique et intellectuel, incapacité de se conduire, jamais d’attaque. Depuis celte époque elle s’est cependant développée physiquement et a pu acquérir une certaine éducation intellectuelle.
Par moments, elle estprise d’accès de dépression et d’excitation, sesuccédant à intervalles assez rapprochés, et qui la firent transféi-er, en 1882, dans le service du docteur Falret.
Là, elle s’est montrée comme atteinte manifestement de folie circulaire. Les accès, soit de dépression soit d’excitation, sont maintenantde très longue durée, de cinq à six mois. La période de dépression ne présente rien de bien remarquable, et se signale plutôt par le contraste frappant qu’elle offre avec la période d’excitation qui se caractérise par des chants continuels, un grand besoin d’aller et de venir et du désordre dans la tenue ( 2 ).
On constate une diminution de la sensibilité dans toute la moitié gauche du corps, jointe au stigmate irien de Féré (3). On n’a pu rechercher les autres stigmates hystériques qu’elle pourrait présenter; elle n’a d’ailleurs jamais eu d’attaques.
Les accès surviennent brusquement la nuit vers une ou deux heures, comme d’ailleurs chez un grand nombre de circulaires. La première mani. festation du nouvel état dans lequel elle entre est, en général, un rêve.
D’après ce qu’elle raconte elle-même, dans le cas où elle passe de l’excitation à la dépression, c’est ordinairement de la mort de son père qu’elle rêve. Elle se réveille alors au milieu de son cauchemar, sous l’influence de cette idée attristante, et tombe dans l’abattement à partir de ce moment. ’
(1) Cette observation d’une malade que j’ai vue moi-même, lorsque j'étais interne à la Salpétrière, a été rédigée et m’a été communiquée par ledocteur Sellier, alers mon collègue du service de M. Falret. Elle figure dans ma thèse : Du râle du rêve dans l'évolution du délire, VaxiS, 1887, p. 38.
(2) J’ajoute, d’après mes souvenirs, que la jeune malade était extrêmement érolique pendant cette phase ainsi que je l’ai dit déjà p. 47.
(3) Ces détails montrent l’influence des théorie.s de Charoot, toutes-puissantes à l’époque.
Chaslin. — Sémiologie. ^2
FOLIE MANIAQUE-MÉLANCOLIQUE
ess
Si, au ■eonti-aire, elle passe de la dépression à l’excitation, c’est encore un rêve qui en marque le début. Mais cette fois-ci le rêve est gai et l’objet en est variable. Il paraît en rapport avec les circonstances momentanées et ne présente pas le caractère d’uniformité qu’il offre dans le premier cas. Mais, en somme, à part ces quelques détails, chaque période ressemble étroitement à celle de même nature.
Appendice
Formes mixtes de la folie maniaque-mélancolique (1).
L’opinion qu’il existe une forme mixte de la folie « maniaquedépressive » (c’est le terme qu’emploie Kraepelin; je ne le criliquerai pas, cela m’ entraînerait trop loin), c’est-à-dire d’un accès à la fois mélancolique et maniaque, n’est explicable que si on connaît la théorie (2) de Kraepelin. La voici en deux mots:
La manie se ramène aux trois symptômes fondamentaux suivants ;
La fuite des idées, dans le sens de « fugacité » des idées, et non d’accélération du cours des idées.
L’humeur exaltée, gaie.
Le passage facile à l’acte.
La mélancolie aux trois suivants : le ralentissement du cours des idées, l’humeur triste, le passage difficile à l’acte.
Si on admet (3) que ces trois paires d’altérations mentales opposées deux à deux puissent se combiner trois à trois, on a huit formes que Kraepelin croit pouvoir rencontrer effectivement dans la réalité des faits cliniques :
1" Manie (voir ci-dessus).
2° Manie avec fureur, par remplacement de l’humeur exaltée par l’humeur déprimée (?).
3° Excitation avec dépression {manie dépressive de Deny et Camus) par remplacement de l’humeur exaltée par l’humeur triste et de la fuite des idées par l’arrêt.
4“ Manie improductive, pauvre d’idées, par remplacement de l’humeur triste par la gaie.
5° Mélancolie ("voir ci-dessus).
(1) Kraepelin, Tratlato diPsichiatria, traduzione sulla 7a ed. originale, vol. II, Psichiatria spéciale, Vr. Vallardi, Milano, p. 407 et suivantes. — Je n’ai à ma disposition que cette traduction italienne, la 8« édition allemande n’ayant pas fini de paraître.
(2) C’est sous forme de raisonnement que l’auteur expose ses vues sur ce sujet (v. p. 444, toc. cit.)
(3) (;Sic) p. 444, loc. cilalo.
FOLIE MANIAQUE-MÉLANCOLIQUE
6“ Stupeur maniaque par remplacement dans les signes de la mélancolie de l’humeur triste par l’exaltée.
7“ La dépression avec fuite d’idées par remplacement dans la mélancolie de l’arrêt des idées par leur fuite.
8° Enfin l’inhibition maniaque {manie akinétique de Deny et Camus) par remplacement en outre de l’humeur triste par l’humeur gaie.
Ce qui ne rend pas la chose très claire, c’est que Kraepelin parle aussi des idées délirantes dans la description, courte d’ailleurs, qu’il donne du numéro 3 : excitation avec dépression, idées hypocondriaques, de ruine, d’empoisonnement, de non-guérison ; mais les malades « ne sont pas vraiment anxieux ni tristes ; on peut, sans les fatiguer, fixer leur attention et recevoir des réponses cohérentes. Transitoirement ils peuvent faire des observations humoristiques, spirituelles et mordantes; mais ils peuvent aussi devenir prétentieux, irritables et violents » (1).
Plus loin (2) l’auteur dit que cette étude est tout à fait incomplète, qu’il y a des cas qui ne peuvent pas rentrer dans les cadres ci-dessus décrits et qu’il n’a pas tenu compte de l’apparition ou du manque des idées délirantes. D’autre part, ajoute-t-il, on observe dans les formes mixtes décrites une oscillation des éléments ■constitutifs; une altération partielle peut-être remplacée par une autre, etc.
Depuis qu’il écrivit ces passages, Kraepelin a fait rentrer la mélancolie présénile ou mélancolie anxieuse tardive dans le ■cadre de sa folie maniaque-dépressive. Je ne sais s’il en fait une iforme mixte ni laquelle. Ses disciples en France la classent tout •au moins ainsi.
Je ne discuterai pas cette théorie qui n’est qu’une théorie. Je me bornerai à dire que :
1“ La description classique de la manie que j’ai donnée plus haut, ireposant essentiellement sur la constatation de l’instabilité émotionnelle (et non pas seulement de l’émotion joyeuse) avec irrégularité de l’évolution, dans certains cas coupée aussi de rémissions ■et d’états de confusion transitoires par épuisement, l’indépendance relative de l’intensité des différents symptômes, cette descriplion, dis-je, rend compte d’une partie des apparences expliquées laborieusement par la théorie des états mixtes. — Chose étrange et
(1) ioc. cil., p. 448.
(2) Loc. cit., p. 451 .
660 FOLIE MANIAQUE-MÉLANCOLIQUE
contradictoire, cette description est en grande partie admise par Kraepelin.
2° La mélancolie anxieuse présente une excitation et une agitation spéciales, ainsi que je l’ai dit plusieurs fois.
3° Les états prétendus mixtes que j’ai eu l’occasion de voir étaient des erreurs de diagnostic. Je crois, en effet, que beaucoup de ces « cas mixtes » sont des accès d’obsession, des bouffées délirantes d’emblée, des folies d’auto-accusation, des cas deconfusion, des accès de manie entrecoupés de confusion, de la « démence précoce » (voir à ce propos l’obs. de Jau...), voire meme des fous persécutés déments.
4° Peut-être cette « mixture » des symptômes, si elle existe vraiment, indique-t-elle l’imminence de l’affaiblissement définitif, tout comme chez les délirants l’incohérence et la « séparation » des signes présagent la démence, car cette « mixture » n est que do l’incohérence ? .
§° Peut-être est-ce par hasard que je n’ai pas rencontré d’états mixtes, bien que je les aie soigneusement cherchés? — Je n’ai aucun parti pris : le jour où je constaterai leur existence, je les admettrai tout tranquillement (1).
(I) Kraepelia (du moins dans sa T* édition, car il change d’opinion à chaque édition) n’étend pas trop le territoire de sa « folie maniaque-dépressive ». Sauf l’invention des cas mixtes, qui lui fait englober probablement les délires d’emblée (que je décris plus loin), sa conception ne contient rien déplus que celle de Magnan, qui range dans un môme groupe tous les accès inte.rmittents de manie, de mélancolie ou de manie-mélancolie, groupe qui me parait cliniquement exister en fait. Mais Kraepelin a suscité des disciples qui pour la plupart l’ont mal lu, si même ils l’ont lu. Croyant suivre leur maître, ils englobent dans « la folie maniaque-dépressive » non seulement les délires d'emblée, mais encore les obsessions et, mélangeant les deux points do vue étiologique et clinique (contrairement àKraepelin !), ils finissent par donner à leur folie maniaque-dépressive l’ampleur et la signification de la dégénérescence de Magnan. Bien plus, quelques-uns recommencent à faire des subdivisions, comme on peut le voir dans le récent travail de A. Rodiet et R. Masselon (Quelques considérations surl’étiologie de la mélancolie, etc., L’Encéphale, 10 décembre 1911. p. 532). D’autres enfin en arrivent k trouverla « folie maniaque-dépressive» chaque fois qu’un aliéné, môme infecté, s’agite ou est déprimé (E. Mosny et L. Bayet. Psychose aigue à forme maniaque dépressive, et réaction méningée d’origine syphilitique, La Tribune médicale, 1910, p. 337). Je signale on passant ces conceptions, à cause de la place qu’elles tiennent dans la littérature médicale actuelle.