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C. — Écriture automatique avec but

Écriture automatique des hystériques et médiums spirites.

Les écrits non spontanés., commandés, dictés, copiés seront examinés dans les mêmes détails. La comparaison des quatre genres d’écrits est particulièrement importante dans l’aphasie'

Bemarque. — Les différents éléments des écrits ainsi recherchés à part coexistent le plus souvent en plus ou moins grand nombre.

Dessins. — (Peintures, aquarelles, etc.).

On appliquera mutatis mutandis une méthode d’examen analogue à celle des écrits.

On examinera donc successivement et comparativement les éléments suivants :

Conditions générales du dessin.

Matériel du dessin.

Disposition extérieure.

Ustensiles.

Façon d’employer ce matériel.

Dessin seul ou avec légendes.

Disposition sur le papier (etc.).

Dimensions.

Genre.

Tracé.

Le dessin a un sujet. .

Copie.

Souvenir.

Composition.

Mise en place.

Perspective.

Formes.

Ombres.

Valeurs.

Couleurs.

But du dessin

Distraction.

Travail en rapport avec le délire.

Le dessin est automatique ; dessins automatiques des médiums.

EXAMEN

Le dessin est complètement informe.

Légendes (examen comme pour les écrits).

Comparaison des dessins avant et pendant le trouble mental et des dessins successifs.

Objets.

Objets collectionnés.

Ayant quelque valeur.

i Reelle.

Uniformes.

Multiformes — chiffonnage, etc.

Objets fabriqués. . . . j Normaux.

r Anormaux, bizarres, enfantins, etc.

On retirera de leur examen de précieux renseignements sur les idées délirantes et sur le niveau mental.

Travaux et jeux.

Les aliénés peuvent être occupés à des travaux utiles et sérieux ou se livrer à des jeux et passe-temps divers. La façon dont ils s acquittent des uns et des autres donnera aussi de fort utiles renseignements, surtout sur le ni veau mental et l’activité intellectuelle. On ne doit pas oublier de comparer toujours les capacités antérieures (pour autant qu’on les connaisse) avec celles manifestées au moment de l’examen.

Examen du liquide céphalo-rachidien (Note du Nageotte) (i;.

Dans beaucoup de cas d’aliénation il peut être indispensable de pratiquer la ponction lombaire pour établir plus solidement le diagnostic. C’est principalement la présence d’un excès de lymphocytes qui intéresse le psychiatre, puisqu’elle décèle une inflammation méningée en rapport, le plus souvent, avec une afl’ection syphilitique lorsqu’elle n’est pas imputable à la tuberculose.

Toutefois, la valeur symptomatique d’une lymphocytose dépend beaucoup des circonstances dans lesquelles on la constate; elle

(1) Mon collègue et ami Nageotte, dont on connaît la compétence spéciale, a bien voulu rédiger la présente note où il décrit son procédé, le seul rigoureux, pour l'examen du liquide céphalo-rachidien.

PLAN DE l’observation.

n’est symptomatique de la paralysie générale ou d’une forme quelconque de syphilose méningée que lorsqu’il y a lieu de supposer qu’elle n’est pas en rapport avec une infection passagère, telle que la méningite du zona ou des oreillons, ou bien lorsqu’elle ne constitue pas un stade évolutif d’une méningite à polynucléaires.

Pour constater la lymphocytose on peut centrifuger le liquide, décanter le liquide, et, tenant le tube complètement renversé, recueillir le culot à l’aide d’une pipette très fine ; l’extrémité de cette pipette étant promenée sur toute la surface du fond du tube, les lymphocytes sont aspirés par capillarité avec le liquide qui mouille le verre ; on obtient ainsi une gouttelette du liquide qui est déposée sur une lame ; après dessiccation et fixation à l’alcooléther, on colore la préparation à l’hématoxyline, en ayant soin de traiter ensuite par l’alcool additionné d’acide chlorhydrique au millième ; de cette façon les éléments nucléés ne peuvent être confondus avec les hématies altérées.

Cette méthode, indispensable pour reconnaître la nature des éléments, expose à certaines erreurs relativement à leur nombre. Pour reconnaître avec certitude l’existence d’une lymphocytose faible, ou pour suivre les oscillations du nombre des éléments au cours de ponctions successives, il vaut mieux pratiquer la numération à l’aide de la cellule de Nageotte. Cette technique est d’ailleurs plus simple et plus facile que celle de la centrifugation.

La cellule à compter les lymphocytes contient 100 millimètres cubes de liquide, sous une épaisseur de 1 millimètre; le fond est divisé en bandes qui permettent de compter les lymphocytes déposés et de calculer leur nombre par millimètre cube de liquide. La numération doit être faite immédiatement après la ponction, ou bien, si l’on est obligé d’attendre, après agitation et brassage prolongés. La cellule étant remplie et recouverte d’une lamelle, on compte les éléments déposés au bout de 10 minutes : à l’état normal leur nombre est compris entre 1/2 et 2 ou 2 1/2.

11 est commode de colorer les éléments nucléés en agitant dans le liquide une baguette de verre préalablement trempée dans une solution de cristal violet à 1 0/0 : on peut en outre ajouter 1 goutte d’acide acétique par centimètre cube de liquide pour éliminerles hématies, mais alors il convient d’attendre que les bulles d’acide carbonique soient échappées, avant de faire sa préparation.

Il faut naturellement tenir compte des éléments nucléés ap-

EXAMEN

portes par le sang' mêlé accidentellement au cours de la ponction; si la lymphocytose est forte, l’erreur provenant de cette cause est insignifiante, maislorsque le chiffre normal n’est dépassé que de peu, il faut y prendre garde.

Examen spécial de l’épileptique (1).

Les commémoratifs sont les mêmes que ci-dessus. L’examen du paroxysme psychique se fait par les mêmes procédés que pour un aliéné ordinaire, aigu. — L’examen somatique doit être soigneusement fait en recherchant les signes indiquant une lésion nerveuse, les morsures de la langue et les traumatismes. — Quant à l’accès convulsif lui-même, si on a la chance d’y assister, on en notera minutieusement tous les détails. Mais en général le médecin doit pendant longtemps se contenter des renseignements fournis par le personnel ou l’entourage. Aussi est-il bon de faire remplir un questionnaire comme le suivant ; en outre, on fait noter quotidiennement les accès, complets ou incomplets, les vertiges, absences, secousses et troubles mentaux ; ils sont comptés et inscrits dans des tableaux pour ohaque mois et chaque année. On peut aussi faire une courbe représentant le nombre des accès et leur date, ce qui est encore préférable ou indispensable si on veut procéder à l’expérience d’un traitement nouveau (on ne se rend pas compte sans cela du « débit » des accès).

DESCRIPTION DES ACCÈS d’ÉPILEPSIE PAR LE PERSONNEL DU SERVICE.

La malade a-t-elle des accès? ^

{ La nuit?

Les accès sont-ils tous pareils ?

Les accès sont-il simples ou composés de petits accès rappi’ochés?

Petits accès rapprochés?

Prédominent-ils d’un côté ?

La malade a-t-elle des vertiges?

La malade a-t-elle des absences?

La. malade a-t-elle des secousses?

La malade a-t-elle des troubles mentaux en rapport avec les crises ou les remplaçant?

Certaines causes paraissent-elles provoquer les accidents?

(1) Bien que je n’aie pas décrit dans cet ouvrage l’épilepsie convulsive que je supposais connue, je donne ici l’examen de l’épileptique convulsif comme tel, ainsi qu'il est pratiqué à Bicétre (service du Dr Nageotte) et à la Salpêtrière.

PLAN DE l’observation.

Description d’ accès (1).

Faite par . le .

Signes lointains (2) :

(Plusieurs jours ou plusieurs heures avant l’accès.)

Modification de la physionomie.

Modification de l’allure.

Modifications du caractère.

Agitation.

Bavardage.

Hallucinations.

Malaises.

Douleurs et sensations anormales.

Insomnie.

Signes immédiats : Aura. Paroles. Gestes.

Début de l'accès :

Cri.

Perte de connaissance.

Changement de coloration.

Chute.

Blessures.

Première période (convulsions toniques).- Durée.

Degré de rigidité.

Attitude de la tête.

— des yeux.

— des membres supérieurs )

/ gauche.

— des membres inférieurs ^

( gauche.

— du tronc.

— de la bouche.

— de la langue.

Dimension des pupilles. [Très important pour la simulation.)

Respiration.

Deuxième période (convulsions cloniques.) ;

Durée.

Amplitude des mouvements.

Mouvements de la tête.

— des yeux.

— des membres supérieurs S

( gauche.

— des membres inférieurs {

( gauche.

(1) C’est la reproduction, avec quelques modifications, du questionnaire employé dans mon service de femmes et petites filles à la Salpêtrière, ce qui explique l’emploi du féminin.

(2) Indiquer pour chaque réponse combien de temps avant l’accès on a observé le symptôme.

EXAMEN

Mouvements du tronc.

— de la bouche et de la langue.

Morsure de la langue.

Cris et bruits divers.

Sécrétions et évacuations.

Troisième période (ou stertor) : *

Durée.

Flaccidité des membres.

Secousses.

Ronflement.

Les périodes sont-elles nettement séparées ou bien empiètent-elles les unes sur les autres ?

Accidents consécutifs :

Durée.

Sommeil.

Confusion.

Troubles délirants : Mimique. Paroles. Hallucinations. Actes et gestes automatiques.

Paralysies.

La malade garde-t-elle le souvenir de l’accès?

Description spéciale de l’accès ambulatoire.

Description spéciale de l’accès anormal.

Examen spécial de l’hystérique.

Qu’il s’ag-isse de folie hystérique proprement dite ou d’accidents hystériques, il faudra faire grande attention à ne pas suggestionner involontairement le ou la malade et s’abstenir de rechercher des « stigmates physiques». Le plan général d’examen ne pourra pas servir. La recherche de la cause initiale des accidents est très malaisée, et le mensonge, la simulation rendent la tâche du médecin difficile; ce n’est guère à l’asile qu’il verra des hystériques, mais en ville ou dans les consultations gratuites, et par suite dans les plus mauvaises conditions, ce qui aggrave la difficulté. L’isolement sous la direction du médecin n’est pas seulement une bonne mesure de traitement, mais permet aussi un meilleur examen. On devra le faire chaque fois que cela sera possible.

Examen spécial des enfants arriérés (Imbéciles, idiots).

Les commémoratifs sont pris de même que dans l’observation générale, sauf les détails applicables seulement aux adultes. L’examen se fait en tenant compte de l’âge de l’enfant : les connaissan-

PLAN DE l’observation.

ces d un enfant de 7 ans ne sont pas celJes d’un enfant de 12 ans. Il y a lieu aussi de tenir grand compte du milieu où se trouve élevé 1 enfant, de sa famille (s’il a une belle-mère ou un beaupère, etc.), et il y a lieu particulièrement de se méfier beaucoup des. renseignements fournis. L’examen porte sur le niveau intellectuel, les connaissances scolaires et usuelles ou les particularités du caractère; dans la pratique courante on recherche les connaissances que l’enfant peut avoir dans les trois sphères suivantes approximatives : celle de la famille, celle de l’école, celle du monde extérieur. Il est rare de constater des idées délirantes, sauf chez les grands enfants. Il faut faire grande attention aux mensonges, à la perversion, au début de l’hébéphrénie, à l’épilepsie ou à l’hystérie. — Grande importance de l’examen somatique neurologique à faire très complet (1). — Enfin les renseignements sur la conduite intérieure, dans le service, sont de la plus haute importance ainsi que ceux spéciaux aux enfants (services particuliers de Bicêtre, de la Salpêtrière), fournis par l’instituteur et les chefs d’ateliers. — Je ne donne pas le schéma d’observation générale en usage dans mon service, il ferait à peu près double emploi avec celui tracé ci-dessus pour l’adulte; la surveillante remplit un questionnaire analogue à celui indiqué pour la conduite de l’aliéné dans le service, en insistant sur l’utilisation pratique de l’enfant. Mais je donne le questionnaire de l’École tel que je l’emploie. C’est celui établi à Bicêtre par le D’’ Nageotte. J’ai laissé le genre au masculin.

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