CLASSE
Degré de l'instruction (2)
Lecture.
(1) On se rapportera âu tableau des signes physiques, p. 264.
(2) Chaque fois qu’il y a lieu l’instituteur remplacera oui et non suivante ; 0 = nul, 1 = mal, 2 = passable, 3 = bien.
par la notation
EXAMEN
Ecriture.
Calcul .
/ , J , (en copiant.
Écrit correc- ‘««res . J ^
I des mots . T^'-
( à la dictee.
i Maladroite. . .
Irrégulière...
Tendance. . .. <
Tendance ....
Lente.
1 Nette.
Lourde.
' inclinaison irrégulière .
dimension irrégulière .
à grossir progressivement. . .
à diminuer progressivement, à monter.
à descendre, rapide .
aisée courante.
( des lettres.
I des mots.
( des lettres, f des mots.
( dans les lignes.
( dans la page.
( dans les lignes.
( dans la page.
Sait compter jusqu’à
Addition, Soustraction, Multiplication, Division, Fraction, etc.
Résout de petits problèmes.
Orthographe.
d’usage
grammaticale
Connaissances
1“ Usuelles...
2“ Scolaires. .
( Concrètes...!
\ ( système métrique.
( Abstraites i topographie des lieux connus. ^ idées de justice, etc.
i Histoire.
Géographie.
Attitude en classe
Tranquille habituellement ?
au début? à la fin?
Turbulent habituellement?
au début ? à la fin ?
Manifestation de cette turbulence.
I Pendant toute la durée de la classe?
j Pendant toute la durée de la classe ?
, Agitation motrice.
Bavardage.
I Occupations diverses.
5’occupe-t-il volontiers de ses camarades? .
Pour les dissiper.
Les imiter.
Leur chercher querelle.
Pour les dominer.
Pour les exploiter.
PLAN BE l’observation.
Est-il affectueux? maussade? indifférent? sensible aux reproches? aux louanges ?
Est-il sournois? menteur? dénonciateur? taquin? complaisant? autoritaire? insouciant? naïf?
Est-il indocile ? opiniâtre ? impertinent ? fanfaron de vice ?
Ses cahiers et ses livres sont-ils bien tenus ?
Attention
^ Apparente.
I Réelle.
Suit-il les exercices.
( Avec bonne volonté, avec effort visible. ( Avec aisance Avec profit.
■Continuité de l’attention.
■Qu’est-ce qui l’intéresse le plus?
Mémoire
( Combien de chiffres est-il capable de répéter ? ( Phrases de combien de syllabes ?
Retient-il mieux ce qu’il a écouté lu copié ?
Persistances des souvenirs
t Du début à la fin de la classe, j Du jour au lendemain.
Intelligence vive réfléchie.
Indique-t-il facilement l’absurdité manifeste d’un récit?
Sait-il remplacer un mot omis dans une phrase simple ?
Rétablit-il dans leur ordre logique les mots d’une proposition simple ?
Donne-t-il des objets une défi- \ Par l’usage?
nition . ( Supérieure à l’usage?
Peut-il donner une définition abstraite?
Imagination
Combien sait-il citer de mots quelconques en 1 minute ?
:Sait-il décrire ce qu’il voit sur une image . . .
Par énumération?
Par description?
Par interprétation?
Ajoutc-t-il
Des détails de son invention?
Des interprétations fantaisistes?
Aptitudes spéciales.
Observations diverses.
Examen spécial du neurasthénique, de l’obsédé.
Cet examen est plus facile que celui de l’aliéné proprement ■ dit, car le malade a connaissance de son affection et vient s’en plaindre au médecin. Quand le malade n’est pas cultivé et qu’il
EXAMEN
n’a pas l’habitude ou le goût de l’introspection, on a parfois' du mal à le faire bien déterminer ce qu’il ressent, mais il faut se rappeler que « l’introspection » est toujours très imparfaite et que le trouble est toujours plus étendu que ne le dit le patient; on doit rechercher tous les autres signes d’une intelligence anormale et d’un mauvais automatisme, car en dehors des paroxysmes il y a un état mental permanent. Une chose, très utile est une description, écrite parle malade lui-même, des troubles qu’il ressent: un certain nombre de ces obsédés écrivent spontanément leur observation. Comme ils sont en général prolixes et s’étendent indéfiniment sur leur maux, avec redites fréquentes, le médecin s’armera d’une patience à toute épreuve, encore plus qu’avec un aliéné.
Examen spécial du simulateur.
On soupçonne la simulation quand, en examinant l’aliéné prétendu, on constate des symptômes apparents qui ne cadrent pas avec ce que l’on sait du type clinique simulé. Seulement, comme il y a des types cliniques très variables, on peut croire à la simulation trop facilement ou la méconnaître, en pensant à l’indétermination de bien des types. Surtout depuis que l’on connaît mieux la démence précoce, il est parfois fort difficile de séparer cette « démence » de la simulation, puisque, comme on l’a dit, le dément précoce simule la simulation et a l’air bien souvent de jouer la comédie. Ce qui complique encore la chose est la sursimulation, c’est-à-dire la simulation chez un individu réellement aliéné ou déséquilibré, qui cache le trouble qu’il a et montre celui qu’il n’a pas.
Une autre difficulté est celle que l’on rencontre au sujet de \ hystérie. Autrefois c’était très simple; l’hystérique était hystérique et simulait en outre une foule de choses. Maintenant, entre hystérie et simulation, et même simulation des phénomènes hystériques, il est très difficile de faire une distinction.
Enfin une des simulations les plus fréquentes est l’épilepsie convulsive. Or, en dehors de la dilatation pupillaire, de la cyanose excessive, il n’y a pas de signe objectif permettant d’affirmer l’épilepsie, et l’accès complet typique est bien souvent remplacé par des accès frustes, incomplets ou anormaux.
PLAN DE L’OBSERVATION. 897
qui ne présentent pas ou présentent d’une manière très fugitive ces signes certains. Jugiiive
en général est V observation propendant laquelle on examine tous les symptômes avec encore qn a l’ordinaire, surtout les somatiques, silaforme simu ée en comporte. On tente aussi discrètement de mettre le simulateur en contradiction avec lui-même, et surtout on cherche par une observation exercée à l’insu de l’intéressé de voir s’il se comporte seul comme un aliéné. Il est important aussi de bien remarquer SI l’interné a des relations avec d’autres malades Le
Cdan' I T' '“hantes... trouve souvent sa confirmation dans les asiles, comme je l’ai déjà dit.
Il arrive que des prévenus d’un crime ou délit allèguent qu’au moment de lacté incriminé ils étaient dans un état de foll ou d impulsion irrésistible. C'est uue simulation rétrospective qui n ^t pas sans présenter parfois de grandes difficultés. au.nZr toujours penser à la simulation possible,
quand dans un asile on reçoit des militaires en activité ou des mST''rT^ condamnations. Mais il arrivera pourtant
malgré toutes les précautions de se faire « rouler quelquefois. On evra se consoler en pensant qu’on n’est pas le seul, et que tôt ou tard le simulateur se fera prendre. ^
Ghaslin. — Sémiologie.