‹ Éléments de sémiologie et clinique mentalesChapitre 34 sur 159 · ORIENTATION · texte numérisé non relu

ORIENTATION

Dans ces cas il y a donc désorientation temporelle et extérieure parle même mécanisme que j’ai cité ci-dessus, mais aussi, surtout pour le temps, par l’indifférence. On peut donc mettre ici ces désorientations sur le compte de plusieurs éléments pathologiques ; perte de mémoire, perte de l’attention, par inertie indifférente sous-jacente; cela montre la difficulté de découper en tranches bien distinctes les opérations de l’esprit.

J’ai à peine besoin de mentionner que les idiots ne sont pas orientés, que les imbéciles et arriérés peuvent l’être très mal, ou pas du tout pour le temps. Cela tient à l’insuffisance intellectuelle. On le constate aussi dans les cas de perte isolée de la mémoire (syndrome de Korsakoff pur), car le malade oublie aussi bien la date que le lieu où il est. Ainsi que je l’ai dit et le redirai plus loin, Gon... et Lac... (voyez les observations complètes) ne savaient absolument pas, malgré des tentatives de rééducation, où ils se trouvaient, ni la date. Lac... à un moment où il était assez amélioré pour avoir conscience qu’il avait perdu la mémoire, avait un journal dans sa poche pour connaître la date, mais il lui arrivait souvent d’oublier qu’il l’avait.

Enfin, ily a des cas de désorientation due à des idées délirantes sur le temps ou le lieu où se trouve le malade.

Quelques paresseux détraqués, parfois même les gens normaux en vacances ne suivent paÆ non plus l’écoulement officiel des jours.

On voit donc que c’est un phénomène secondaire, mais souvent important, car il est facile à constater. Il fait partie des syndromes stupidité et confusion ; il peut etre une conséquence du délire de rêve ; il peut faire partie des états dits démentiels et de faiblesse intellectuelle ; il se rencontre dans le syndrome de Korsakoff, enfin dans quelques conditions plus rares et moins importantes.

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