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DÉLIRE D’ÉPUISEMENT, CONFUSION MENTALE PRIMITIVE

Sommaire. — Un exemple très typique. Confusion et délire de rêve. État physique de dénutrition. Causes nettes d’épuisement : privations, préoccupations graves. Toutes les causes d’épuisement : les infections {après elles), l’accouchement, les nombreux accès d’épilepsio, les privations, l’inanition peuvent amener cet état. Peut-être est-ce une auto-intoxication. Relations avec la neurasthénie. Il vaut mieux appeler ce type délire d’épuisement et réserver le mot confusion poulie syndrome.

Exposé général.

Je n ai pas à entrer ici dans les considérations historiques ni dans les discussions que soulève la confusion mentale, qui fut victime des théories (1). Mais pour fixer les idées, j e donnerai d’abord en entier une observation qui me paraît très typique, dont j’ai déjà présenté des fragments dans l’introduction et à la sémiologie.

Loy..., 28 ans, dessinateur, entré à Bicêtre le 14 mars 1906, sorti le 29 mai 1906. Entré de nouveau le 2S septembre, sorti le 1“' février 1907.

Antécédents (fournis par le malade lui-même). — Père et mère très nerveux. Le père mort par accident (suicide nié par le malade) ; mère morte de pneumonie infectieuse. Un frère mort de méningite tuberculeuse; une sœur morte quelques jours après la naissance. Pas d’autres renseignements.

Le malade n’a eu ni crises de nerfs ni chorée. Il aurait peut-être eu des convulsions étant petit (?); tout enfant, alors il avait 13 ans, il aurait subi des privations : lui et sa famille auraient été dans la misère noire. Rêvasse tout éveillé depuis l’âge de 13 ou 16 ans. Toujours sombre et concentré. Bonne instruction. Élève de Bernard-Palissy et de Germain-Pilon. Privations et déboires depuis un long temps avant son entrée.

Sa concierge, qui s’intéresse à lui, le considère comme habituellement normal. Depuis quatre mois, grosses pertes d’argent, privations; trouve difQcilement du travail. La concierge dit que le 4 mars il sort à 2 heures ayant mal à la tête; il ne rentre pas de deux jours. En revenant, courbaturé, il raconte qu’il a été dévalisé. 11 va se coucher jusqu’à sept heures du soir; il sort, et rentre à minuit à peu près bien. Puis le mal de tête le reprend, il divague, il voit des apaches, il parle dans un téléphone imaginaire. Le matin, à 6 heures

(t) On trouvera tout cela dans mon livre : La confusion mentale primitive, Paris, 1895. Asselin et Houzeau, éditeurs.

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il sort; il est ramassé par la police et envoyé à l’infirmerie du Dépôt le

10 mars et à Bicêtre le 14.

/3 mars. — Le malade a les vêtements en désordre. 11 est pâle et maigre;

11 se laisse conduire par les infirmiers jusqu’à sa chaise, sans résistance, l’air égaré et stupide. Il regarde vaguement à droite et à gauche. Impossible de fixer son attention et d’obtenir une réponse.

Température normale. Rien dans les urines. Poids 62 kilos 500. Point d’autres signes physiques.

Quelques jours après, l’aspect est le même, mais le malade répond, quoique lentement et péniblement. Il a visiblement l’air de chercher à rassembler ses idées. Il ne sait pas où il se trouve, ni ce qui lui est arrivé; il reconnaît les objets, mais a de la peine à fixer son attention sur eux.

27 mars. — « Je commence à reprendre conscience. Je me rappelle que je m’étais promené pour équilibrer la rotation de la teri'e, parce que je suis d’un poids minime... J’étais le Christ par une révélation subite dont je ne me rends pas bien compte (il a des sentiments religieux moyens, comme tout le monde, dit-il); je me voyais persécuté, j’étais le Christ faisant la police de sûreté, j’étais comme dans une sorte de rêve. » 11 dit qu’il a eu de fortes privations et manqué de nourriture avant cet accès de folie. Depuis qu’il est ici, il rêvasse ; il vient de découvrir dans la journée un sous-main extraordinaire sur lequel il ne peut donner de détails; il les a oubliés.

31 mars. — Le visage souriant, le malade a repris bon aspect. «Je vais beaucoup mieux, mais il y a des moments encore où je ne peux accorder deux idées ensemble. Pourtant, maintenant, je retrouve bien mes idées; ça devient plus net maintenant.»

Les jours suivants, l’amélioration continue. Le malade paraît guéri dans le courant d’avril. Sortip d’essai le 8 mai, puis le 17 de trois jours pour chercher de l’ouvrage. Sortie le 29 mai. Le malade avait gagné 8 kilos. Le traitement avait consisté en repos absolu au lit avec suralimentation, puis douches froides très courtes.

Deuxième entrée le 25 septembre.

Renseignements (fournis par la concierge.)

Le malade, après sa première sortie, n’a pas trouvé le travail sur lequel il comptait. Il prend ses repas au restaurant, aidé pécuniairement par un parent, mais il est triste et préocupé d’être sans ouvrage. Depuis huit jours, le malade reste couché une grande partie de la journée; il rit par moments sans motifs, refuse de manger le matin. Le 19 au soir, il prétend voir un esprit dans sa chambre; le 20 il se promène dans sa chambre; il ne dort pas et siffle des airs toute la nuit. Le 21, il sort et est pris par la police qui le mène à l’infirmerie du Dépôt.

26 septembre. — L... est moins troublé que la première fois. Il reconnaît les lieux et le médecin, mais avoue qu’il n’a pas ses idées. Il a maigri, perdu deux kilos depuis sa sortie et a très mauvaise mine. Il raconte péniblement les bribes de son nouveau rêve.

9 octobre. — L... a repris, dit-il, connaissance complète de lui-même. Il raconte à l’interne du service, M. Debré, les souvenirs de sa dernière fugue. Il a erré, sans savoir dans quels quartiers il passait ; il y a des choses vagues ayantl’air d’un rêve et d’autres qui lui semblentvraies.il a d’ailleurs, à

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la demande de M. Debré, rédigé ainsi qu’il suit un de ses souvenirs : « Unjour, j’ignore lequel, je me trouve sur une sorte d’avenue, un pont de chemin de fer, dessous un petit chemin de fer Decauville, des barrières en bois, à gauche la route barrée par des travaux, défilé continuel de tombereaux, secousses et soulèvenvent partiel de la chaussée, dus sans doute à un violent courant électrique. Départ, route sombre, viaduc, départ de nouveau, route noire, rondpointéclairé, du monde vivant, quatre hommes, causerie chacun de son côté, route noire, gens cachés au bord d’une palissade, un homme arrive, conversation, route ensemble, nous visitons un marché avec des tables comme dans un réfectoire, rond-point, plusieurs routes. Des hommes cachés. Rues de village, lequel? Une grille de tramways, choses extraordinaires, un factionnaire blafard comme un pierrot, un mannequin peut-être, se tient devant saguérite. Au loin, une sorte de phare s’allume et s’éteint alternativement faisant sans doute des signaux. Brusquement, d’un creux de la grille sort une bande de papier pendue à une cordelette comme un cordon de sonnette, je le fais remarquer à quelqu’un en uniforme, il me répond : bizarre. En effet ça remue encore. Des voitures passent soudain, un gros œuf cassé paraît sur le pavé ; tout le monde regarde, puis la chose se transforme au point de disparaître presque entièrement. Nous fermons la grille qui ne tient presque pas. Départ comme en patrouille, arrivée dans un local. Causerie, départ, autre local, beaucoup de monde, de nouveau départ en voiture, ça se gâte, je maintiens l’homme de droite qui veut me faire un mauvais parti. Arrivée, Petite pièce bizarre, murs se transformant dans un coin, grille par terre, grands couloirs. Beaucoup de monde, encore voiture, arrivée ici. »

Il ajoute un souvenir qui, prétend-il, remonte il plusieurs mois, un an peutêtre : « Il existe à Paris, sur un quai non loin du boulevard du Palais, pour préciser sur le quai gauche regardant le quartier latin, il existe, dis-je, un poste de pompiers donnant en façade sur le fleuve et bordant une petite rue sur la droite. Le hasard m’ayant conduit un matin au cours de mes courses dans ce quartier à l’heure où les pompiers se livrent au nettoyage, un fait curieux attira mon attention. Le mur donnant sur la petite rue était percé dune petite porte avec plusieurs marches ; devant, une grande baie ouverte sur la façade permettrait de voir la disposition de l’intérieur. Là pas de porte ni l’ombre d’un escalier, sauf au fond. Croyant être le jouet d’une illusion, je revins sur mes pas, tirant un carnet de ma poche, je fis un ci’oquis de la face extérieure, puis revint la comparer avec l’intérieur, aucun doute n’était possible : les deux faces du mur ne correspondaient pas. «

Il croit, dit-il à l’interne, que pendant la dernière période troublée, des voix lui disaient des choses encourageantes. « C’est difficile à reproduire. C’étaient des faits immédiats ou de petits accidents immédiats, je pensai que c’étaient des personnes qui suivent la conversation, je ne suis pas très sûr que ce soient des personnes me parlant. » Dans un restaurant, le malade remet une pièce fausse au garçon, en faisant remarquer qu’elle est fausse. Le garçon la met dans son gousset. Le malade a pensé que si ce garçon a pris une pièce fausse, c’est que celui-ci a l’habitude d’en donner aux clients,''etc.

L... croit avoir trouvé un goût bizarre aux aliments, avoir senti de mauvaises odeurs. Il croit avoir senti des influences particulières par l’électricité. Il a senti un courant électrique dans le plancher de sa chambre. Il remarque sponta-

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nément que ce ne peut être qu’une illusion, car c’est absurde. Cependant il sentait des secousses, des tressaillements du carrelage. «Je pense que c’était de la nervosité. » Depuis qu’il est, à Bicêtre, il n’a rien senti de tout cela, saut un frémissement dans les jambes. .

Les jours suivants, amélioration progressive. Le traitement a été le même que précédemment. Mais, celte fois-ci, le malade consent à rester un laps de temps assez long avant de sortir. On l’occupe au ménage dans le service.

4^^ janvier 4907. — Raconte que depuis quelques jours il a des rêves étranges la nuit. D’ailleurs, il est tout à fait bien. A engraissé énormément puisqu’il a passé de 62 kilos 500 à 73 kilos SOO.

23 janvier. — Exeat. Depuis, guérison maintenue. L... est revenu nous voir plusieurs fois.

Ceci est bien le type du délire d’épuisement (ou confusion mentale primitive) consécutif à une cause bien nette de dénutrition, puisque à deux reprises L... est tombé dans une confusion intense qui a été, la première fois, pendant quelques jours de la vraie stupidité. A cette confusion s’est mêlé du délire de rêve tout à fait typique et la deuxième fois il a raconté une histoire rétrospective qui est bien un faux souvenir dont l’origine est le rêve (cette histoire de la porte dans un mur dont les deux faces ne correspondaient pas). Dans d’autres cas il s’ajoute à cette confusion et à ce rêve une excitation (incohérente) parfois très grande, avec ou sans agitation, qui dans le cas actuel s’est bornée à quelques manifestations peu intenses avant l’entrée du malade, mais qui ont amené ses internements. L’état physique, chez L... était marqué seulement par un grand amaigrissement consécutif aux privations endurées à deux reprises. Les renseignements donnés par la concierge de L... ne permettent pas de reconnaître la période prodromique qui existe généralement. La durée a été courte, mais elle peut être beaucoup plus longue, jusqu’à plusieurs mois et même un an et plus.

Toutes les causes dites d’épuisement peuvent amener cet état : infections après la période infectieuse proprement dite (qui, elle, ne donne lieu qu’au délire infectieux), accouchement, par l’épuisement dû à la douleur ou à la perte de sang, surmenage (courses debicyclettes) (J ), nombreux accès d’épilepsie (voyez plus bas), privations, inanition, etc. Quel en est le mécanisme? Peut-être dans tous les cas est-ce une « auto-intoxication »? Cela est fort possible, d’autant plus que le froid ou le coup de chaleur peuvent

(1) J’ai déjà signalé « l’ivresse sportive » qui peut être envisagée comme automtoxication aussi bien que comme « épuisement, v

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donner lieu à des troubles très analogues (voyez plus haut). Le traumatisme, choc physique ou émotionnel, donne aussi des états de confusion, comme nous le verrons plus loin, si bien qu’on en arrive à penser que la confusion (primitive) est un syndrome qui, pouvant apparaître sous tant d’influences diverses, y compris les intoxications et les infections, doit toujours dans le fond correspondre à une modification cellulaire spéciale, à peu près toujours la même, les réactions de l’économie étant au total peu variées. Quant à savoir quelle est cette modification, nous ne sommes pas encore assez avancés pour cela. Néanmoins il importe, je crois, de distinguer les différentes affections où se rencontre ce syndrome, car le traitement n’est pas le même pour toutes.

Il y a des relations étroites entre le délire d’épuisement et la neurasthésie acquise, qui est un épuisement chronique à la suite de l’action, le plus souvent prolongée, d’une même cause surtout de l’émotion répétée.

Rem.\rque. — Il m’a paru préférable de réserver le mot do confusion uniquement pour le syndrome et d’employer le nom de délire d’épuisement (sans impliquer par là une pathogénie tout à fait déterminée) pour l’ensemble pathologique tant mental que somatique. On y gagnera plus de clarté. J’avais, dans mon livre sur la confusion mentale primitive, compris sous ce nom certains cas de délire traumatique (émotion ou choc physique) et même infectieux. Il me paraît préférable de les décrire à part pour plus de précision, sous leur nom étiologique. En résumé, je ferai la description d’ensemble suivante :

Exposé général.

Le délire d’épuisement est un trouble mental essentiellement caractérisé par de la confusion pouvant s’accompagner de délire de rêve, d'excitation intellectuelle, d’agitation ou de stupidité avec phénomènes cataleptiques (plus rares) et d’un état physique de dénutrition plus ou moins marqué, suivant l’origine de l’affection. C’est, en somme, à peu près une « neurasthénie psychique » suraiguë.

Toutes les causes d’épuisement peuvent l’amener : infections (je répète : après elles), accouchement, allaitement, hémorragies, surmenage, inanition, etc.

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Période prodromique. — Excitation ou dépression, inquiétude, irritabilité, cauchemars; céphalée, insomnie, inappétence, douleurs erratiques, fatigue, etc.

Signes physiques. — Le syndrome de V épuisement au grand complet (dans les cas types) : Affaiblissement général, fatigue, épuisement, dénutrition, amaigrissement quelquefois considérable, pâleur et sécheresse des téguments.

Dans certains cas fièvre légère ou hypothermie. Pouls petit, dépressible, irrégulier parfois, amoindrissement des bruits du cœur, circulation périphérique ralentie, refroidissement et bleuissement des extrémités, même œdèmes.

Quelquefois albuminurie légère. Toxicité urinaire augmentée (?).

Troubles digestifs ; langue saburrale, dilatation de l’estomac,' ballonnement du ventre, constipation, plus rarement diarrhée ou gâtisme.

Pupilles dilatées, parfois inégales et variables. Assez rarement périodes de catalepsie avec stupeur plus ou moins marquée. Insomnie, rêvasseries, délire nocturne.

Signes mentaux. — Le syndrome confusion : mimique de l’égarement, de la stupidité; le malade jette autour de lui des regards ahuris, interrogateurs; il est docile, affaissé, atone, sans volonté. Il a une demi-reconnaissance de son état; il s’efforce de répondre aux questions; il y répond lentement, péniblement, à voix basse, incomplètement ; les réponses montrent le ralentissement, l’incertitude, la confusion des idées, la difficulté de la mémoire, l’affaiblissement du jugement, l’impossibilité ou la grande difficulté du travail intellectftel même simple ; le malade ne sait même plus bien ce qu’il est ; il est désorienté dans le temps et le monde extérieur; il reconnaît avec peine son entourage, sa chambre, ses affaires, les objets qu’on lui présente. L’attention est pénible. Les mouvements sont lents et difficiles.

Sur cet état fondamental peuvent apparaître et s’entremêler à doses variables d’autres syndromes et symptômes qui en modifient l’aspect .■

Le délire de rêve, généralement visuel, kaléidoscopique, entraînant peu ou pas de réactions émotives, d’ailleurs essentiellement variables.

h’ exeitation intellectuelle incohérente (à cause du fond sousjacent), avec bavardage ininterrompu.

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U agitation motrice incohérente'^a^ ou rnoies en rapport avec le rêve.

La stupidité peut aussi être pendant quelques jours ou tout le temps prédominante et complète. Elle s accompagne parfois de catalepsie. Le fonctionnement intellectuel est presque aboli.

/’or;nes. — Suivant la prédominance de tel ou tel des syndromes ou symptômes précédents on a les formes :

Simple (le cas cité plus haut comme exemple du syndrome confusion, p. 224) ;

Stupide (voyez au syndrome stupidité le cas de Me..., p. 218);

Délirante (le cas de Loy..., p. 258);

Agitée (Q..., atteint de délire infectieux, en présentait tout le tableau, avec la fièvre intense en plus, voyez p. 350).

Durée. — De quelques jours à quelques' mois, et mémo une année ou plus.

.— Lente, parfois avec rémission. — Récidive possible.

— Escarres. — Furonculose. — Pneumonie. —

Tuberculose.

Terminaisons. — Guérison, avec perte plus ou moins complète du souvenir, quelquefois avec reliquat de délire de rêve (comme dans l’observation de Bo..., p. 310); état de neurasthénie plus ou moins prolongé.

Mort par cachexie; avec aspect de délire aigu (?); par complication.

Démence ressemblant beaucoup à la démence infectieuse (voyez plus haut).

Diagnostic. — Avec les délires toxiques, infectieux, épileptiques, traumatiques.

Ce diagnostic est parfois très difficile, car les symptômes mentaux différenciels importants peuvent manquer.

Avecla paralysie générale elles autres démences. — Ce sont les signes physiques, la ponction lombaire et les commémoratifs qui sont les éléments les plus importants pour ce diagnostic.

Avec la mélancolie avec stupeur. — Surtout la mimique, 1 émotion triste et le délire.

Avec le délire systématisé aigu. — Systématisation, pas d aspect de délire de rêve, mimique.

Avec le délire hallucinatoire. — Celui-ci me paraît être un cas limite (voyez plus bas).

Avec l’hallucinose : — Il n’y a ni confusion ni rêve.

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Avec la folie hystérique, aractère particulier(voyezà Hystérie).

Traitement. — Alitement.

Alimentation reconstituante et lactée.

Traitement des symptômes.

Traitement moral au déclin dç l’affection. Rééducation de Torientation et de la mémoire.

Surveiller la convalescence (rechutes).

Il est préférable, quand il n’y a pas d’indication formelle, soit venant de l’affection, soit tenant à l’entourage ou à la situation du malade, de faire le traitement à domicile, afin d’empêcher la désorientation de s’accroître par le changement de milieu.

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