DÉLIRE HALLUCINATOIRE
Sommaire. — G'est un syndrome, mais qui constitue dans des cas rares tout le type clinique . Voisin du délire d’épuisement, dont il serait une forme spéciale sans confusion. N’est pas la même chose que 1’ « hallucinose ».
C’est évidemment un syndrome, comme je l’ai dit au chapitre qui en traite. On a signalé son apparition sous l’influence des mêmes causes que la confusion primitive. Je serais tenté d’admettre que c’est un délire d’épuisement, mais où le malade réagit exceptionnellement par de l’excitation des centres sensoriels, plutôt que par la confusion qui est réduite à son minimum, tout comme dans le délire alcoolique moyen et le cas de délire grippal que j’ai cité plus haut (p. 339). Aussi, comme j’en ai donné un exemple à propos àn syndrome délire hallucinatoire, je n’en ferai pas ici de description spéciale, d’autant plus que c’est un type clinique rare. La durée est assez courte et l’évolution favorable. Le diagnostic peut être difficile et on sera surtout tenté de le prendre pour du délire alcoolique. Mais l’étiologie et l’absence des signes spéciaux dus à l’alcool peuvent mettre sur la voie du diagnostic. 11 ne devra pas être confondu avec ces états récemment décrits sous le nom « à! hallucinose » où il n’y a ni délire abstrait, ni rêve, et dont je parlerai au chapitre des types d’attente. Le traitement, très analogue à celui de la confusion mentale, consistera surtout à tâcher de calmer l’excitabilité par le repos au lit, la suralimentation, les bains, les hypnotiques.
(1) Fahnarier, La psychose hallucinatoire aiguë. Thèse de Paris, 1897.