VIII. — Arriération mongolienne : un exemple
Résumé.
Je ne m’étendrai pas longuement surce sujet qui n’a pas, je crois, une importance pratique considérable, malgré la mode actuelle qui pousse à s’occuper plus que jamais des enfants arriérés et anormaux. Pour le médecin praticien l’important est de savoir, non le niveau exact de l’enfant, mais si Tenfant est arriéré suffisamment pour être placé dans un asile ou si l’arriération qu’il présente est liée à une des rares affections sur lesquelles a prise le
(1) Pu. Chaslin et L. Rousseau, loc. cilato. — J. Voisin. L’idiotie, Paris, 1893. — Hutinel et Babonneix, art. Encéphalopathies infantiles, in Traité des maladies aesenfa.nls, dirigé par Hutinel. t. V, 1909, p. IIC.- Sollieh, Psychologie de l’idiot et de l imbécile, 2» éd . , 1901 . - RÉuis, Précis, p. 48i .
Ch.ashn. — Sémiologie. 31
ARRIÉRATIONS MENTALES.
traitement. Quant à ceux qui sont dits vicieux sans arriération mentale nette, il fera bien de procéder comme] e l’indique au chapitre Déséquilibre mental. Je rappelle que l’arriération à ses divers degrés, idiotie, imbécillité, arriération proprement dite, et sous ses diverses formes, n’est qu’un syndrome lié à toutes les affections fœtales ou infantiles, qui arrêtent le développement intellectuel. Comme cet arrêt, qnand il se produit à un certain âge, fait perdre aussi dans bien des cas, les acquisitions antérieures on peut également parler de démence.
Mais cela est surtout vrai pour la démence épileptique et la P. G. infantiles. De plus, la démence est progressive, tandis que cer. taines idioties sont , jusqu’à un certain point, stationnaires ou régressives, grâce à l’éducation ou au traitement. Parmi ces affections il n’y en a que quelques-unes qui donnent des types cliniques et étiologiques nets . Les autres , d’origine inconnue ou très mal connue, se traduisent par des lésions nerveuses qui ne sont classables que par leurs signes de localisation. Aussi la classification des affec tiens avec arriération, ou, si l’on veut, des arriérations, est-elle des plus défectueuses et toute empirique. Quoi qu’il en soit, uniquement pour fixer les idées, nous distinguerons les arriérations suivantes qui peuvent se présenter sous diverses formes expriméespar les termes d’idioties, d’imbécillités, d'arriérations proprement dites :
— Arriérations avec syndromes moteurs :
Hémiplégie;
„ , . \ Pseudo-bulbaire ;
Paralysies. . ’ , , .
•’ I Diplegie ;
Maladie de Litllc (1).
Mouvements ( Athétose ; anormaux. (Pseudo-chorée.
— Arriérations sans syndromes moteurs : méningo-encé-
phalites et diverses lésions non syphilitiques.
— Arriération syphilitique et arriération parasyphilitique
(paralysie générale infantile).
— Arriération amaurotique familiale.
— Arriération microcéphalique.
— Arriération hydrocéphalique.
(I) La diplégie est distinguée souvent de la maladie de Littlo précisément parce que celle-ci ne s’accompagnerait pas d’idiotie; outre des caractères somatiques différents. Tout cela est encore très débattu cb obscur. Je renvoie aux traités des maladies des Enfants pour l'étude de ce côté somatique.
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VU. — Arriération myxœdémateuse.