‹ Éléments de statistique comprenant les principes généraux de cette science et un aperçu historique de ses progrèsChapitre 7 sur 56 · CH. II. — CLASSIFICATION. 3'J · texte numérisé non relu

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valeurs, avec 1 "indication des droits perçus par la douane.

Dans le second cas, chaque marchandise, <'hai|ii<! produit agricole ou industriel a son histoire numéri(|iie, enseignant les variations de son importât ion onde sou exportation, sims les différents régimes de douane qu'il a subis.

Ce sont là certainement les tableaux statistiques les plus intéressants que puissent consulter les nom-

Les marchandises siml classées méthodiquement ainsi qu'il suit :

1" A l'importation :

Matières nécessaires à l'industrie ; Principaux objets naturels de consommai ion ; Principaux objets fabriques de consommation, "2" A l'exportation :

Principaux produits naturels; Principaux produits fabriqués.

On distingue, dans ces énonciatious, la part que. prennent l'agriculture et l'industrie dans le commerce du pavs avec les colonies et l'étranger.

11 est essentiel qu'eu traitant, sous tous ses rapports le commerce extérieur* ou rassemble, pour les comparer, les chiffres d'une série d'années, car il ne résulterait qu'une faible instruction d'une Statistique qui ne rapprocherait pas les témoignages du passé de ceux du présent, alin d'éclairer et de corroborer les uns par les autres.

vu. — La vwir.uioN. Cette partie de la Statistique ne petit trouver place que dans l'exploration des Etats do l'Europe occidentale et méridionale; mais là, elle offre une importance majeure. Il est facile d'en recueillir les données et de les coordonner régulièrement.

On entend par navigation celle de la marine du commerce, exclusivement à la marine militaire, qui se forme des Hottes de bâtiments de guerre appartenant ii l'Ktat.

Trois objets principaux composent ce chapitre : lematériel, le personnel et les mouvements de la

I" Le matériel est l'ensemble de la marine marchande, dont la situation, à différentes époques, montre quelles sont ses pertes ou ses progrès. On j doit trouver le nombre des navires par âges, par ports, avec le chiffre de leurs équipages ordinaires, les nouvelles constructions, les extinctions, la division du nombre annuel des navires, par séries de tonnage, depuis 1000 tonneaux jusqu'à 30.

T Le personnel , composé des marins du commerce, divisé par âges, par grades, par tour de serv ice et par ports d'attache.

3* I«s mouvements annuels, c'est-à-dire à l'entrée dans les porta et à la sortie : le nombre, le tonnage et l'équipage des navires venant des colonies ou de l'élranger, ou y allant ; — et les mêmes détails, sauf la provenance et la destination, pour la petite liai igation, qui comprend le grand et le petit

ealmtage, la grande cl la petite pèche. Os mnuM'ments doivent être généraux cl embrasser la plus longue suite d'années possible. D'autres tableaux analogues doivent faire connaître, les mutations de la navigation dans chaque port.

Il manque a toutes les puissances maritimes de l'Europe, même à l'Angleterre, uneStalistiquc historique de leur navigation commerciale, remontant jusqu'aux Mir et siècles. C'est un travail qu'il est possible de faire, et qui serait très-curieux.

V.IJI. — Lus <:or,<)\n:s étaient d'abord des apanages lointains des Puissances muril imrs de l'Europe,

avantageux. .Depuis un siècle, les événements ont détruit ce svstème, et changé la répartition de ces possessions d' outre-mer. L'Angleterre eifa acquis un nombre énorme; la France en conserve encore quelques-unes; l' Espagne et la Hollande en ont beaucoup perdu, mais celles qu'elles gardent sont dignes d'envie; les autres Etats européens n'ont plus rien ou du moins n'ont que fort peu de choses.

Les colonies étant des provinces séparées de la métropole, et dont, l'administration est difficile et importante, il serait essentiel qu'elles fussent explorées soigneusement, et qu'on en possédât de bonnes Statistiques. Si l'Angleterre et l'Espagne avaient mieux connu leurs possessions transatlantiques, elles auraient peut-être prévenu le divorce qui les leur a fait perdre à jamais ; et si la Franw connaissait mieux ses colonies, elle en tirerait un meil-

leur parti. Ainsi, l'on doit ranger parmi les œuvres les plus utiles, les Statistiques coloniales, quand elles sont exécutées consciencieusement cl avec habileté.

Chacune d'elles doil former un tout compose* des mêmes parties que la Statistique ucnéraie de nos létats d'Europe, sauf le commerce, qui exige dans sa classification quelques modilieations, attendu la complexité que lui imposent li s intérêts propres il la métropole et ceux qui se rattachent à rétablissement, dans le de<tré d'extension qu'ils reçoivent de l'introduction des marchandises provenant de l'étranger.

IX. — L'AiiMiMs'riiAJio^ pihlhvle est l'une des parties de la Statistique, qui fournit le plus de lumières à la pratique journalière des devoirs de l'autorité. Elle comprend les institutions d'utilité publique, et elle les classe ainsi qu'il suit :

1" Etablissements politiques: les électeurs, les élections, les jurés, la chambre élective, la chambre des pairs;

2" rétablissements financiers : la banque. dcFranee, les autres banques, les caisses d'Épargne, les caisses de retraite, les compagnies d'assurances sur la vie, les autres compagnies d'assurances ;

3" l'établissement s de bienfaisance : les crèches, les salles d'asile, les enfants trouvés, les hôpitaux et hospices, les aliénés, les bureaux de bienfaisance, les ouvroirs, les monts-de-piété;

V rétablissements de répression : les prisons départementales, les maisons de correction, les colonies agricoles pour les jeunes détenus, les dépôts

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île mendicité, lt's maisons cent raies de détention, les bagnes, 1rs colonies lie déportation.

(1 n'existe point de corps d'ouvrage, qui embrasse tons ees sujets pour chacun des États de l'Europe, excepté la France, qui a publié récemment la Statistique de ses établissements de bienfaisance et de repression. On y trouve la situation et les mouvements de ees établissements, leur mortalité, leurs dépenses, la valeur des travaux qui y sont exéeulés, et de euricux détails sur l'origine des condamnés, leurs âges, leurs professions anciennes et actuelles, les crimes qu'ils ont commis, leurs réeidives, le degré de leur instruction, ete.

La publication de ces détails contribue eHieaeement à l'amélioration de la situation des Établissements publies; et, par exemple, depuis que la mortalité des hôpitaux, n'est plus un secret ténébreux, elle n'a pas cessé d'être diminuée par un concert de soins et d'efforts généreux.

X. — Lesfisatîces sont pour ainsi dire le lil de la destinée des peuples modernes; elles montrent, dans l'excès et la mauvaise distribution des impôts, une cause imminente de misère, de banqueroute et de révolutions. Leur Statistique prend les noms de Budget et de Compte rendu des dépenses, dans les actes parlementaires ; mais, elle s'y trouve surchargée de détails, qui ont besoin d'être élagués dans un ouvrage spécial. De plus, il devient nécessaire de rechercher, pour toute chose, les quantités, afin de les mettre en regard des valeurs, et de rassembler

1rs chiffres d'époques antérieures, pour en former îles tableaux comparatifs.

La Statistique des finances se divise naturellement en trois parties principales :

I" Les retenus de I L'tat, ordinaires et extraordinaires ;

■2" Les dépenses publiques;

:i" La dette nationale inscrite et flottaule.

Dans le premier chapitre sont emmurés les im- IM'its de toute sorte, leur montant annuel, leur réparlilinii par local il é cl par habitant. Dans le seeond doivent être enregistrées les dépenses, suivant leurs destinations différentes, par départements miiiisté-

vcnientsde la dette, de son accroissement ou de sa diminution et de sa situation à diverses époques.

(In doit trouver dans eette Statistique des recherches sur le numéraire en circulation , avec un tableau des émissions de monnaies nouvelles, de papier-monnaie et autres valeurs.

XL — Lus forces MILITAIRES, qui assurent l'indépendance du pais, forment deux sections trèsdistinctes :

2" La marine.

On considère chacun de ces grands objets, dans son personnel et son matériel, ses moyens de conservation et d'accroissement, ses dépenses pendant la paix et pendant la guerre. Toutes ces matières étant débattues perpétuellement, et recherchées

dans leurs moindres éléments, il n'y a point d'obstacle à réunir des chiffres qui les fassent bien

difficile de la statistique, du moins dans les pays OÙ l'on n'en fait point un secret d'État.

XII. — l,\ Ji stick présente dans son administration l'un des plus intéressant ol>jets de la Slatistique: la connaissance du nombre des crimes et des criminels, leur nature, leurs moyens de perpétration et les peines qui leur sont infligées. I.a lïance a donné l'exemple, depuis 1325, de celte curieuse in v estigat ion, qui permet de calculer les dangers que courent les personnes et les "propri étés dans la guerre que leur font soutenir la perversité, le vice et la misère. Ce travail prolonge, amélioré progressivement, est digue de la plus haute estime, et nous ne pouvons mieux faire que de référer à la division syslëmatique qu'il donne, chaque année, de cette matière très-complexe.

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