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exact de la valeur relative des divers sols. Il n’est heureusement pas besoin de recherches aussi com-
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plexes pour apprécier à peu près la qualité d'un terrain donné. La couleur, l'aspect du sol, sa pro- fondeur, et surtout l'apparence des végétaux qui y
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Germination. — Conditions favorables. — Cellules, fibres
et vaisseaux, — Composition d'une jeune tige, — Racines. — Feuilles. — Boutons, — Circulation de la sève ascendante, — Transformation dans les feuilles. — Assimilation du carbone. — Action de la lumière. — Sève descendante. — Cambium, — Formation des tissus. — Accroissement de la tige et des racines, — Effets du couvert. — Périodes de la vie des arbres. — Jeunesse, maturité, décrépitude et mort naturelle, — Des maladies et de la mort anticipée.
Lorsqu'on place une graine d'arbre, un gland par exemple, dans un sol meuble, humide et abrité par des feuilles contre la vive lumière du soleil, on voit, au bout de quelques jours, si la température est suffisamment élevée, ce gland se gonfler, son enveloppe écailleuse se fendre et laisser passer une petite saillie qui s’allonge et se divise en deux filaments,
dont l'un se dirige dans le sol, tandis que l'autre se
redresse du côté de l'atmosphère,
Le premier de ces filaments, celui qui pénètre
dans le sol, est le rudiment dela racine, la radicule ;
Fig. 2.
le second formera la tige et les feuilles, on le nomme figelle.
Voici les phénomènes qui se produisent pendant cette phase de l'existence des arbres qui constitue la germination :
Le gland que nous avons pris pour exemple est formé de deux lobes symétriques accolés par leurs faces et à l'extrémité desquels se trouve placé le germe ou embryon. La masse de ces deux lobes, qu'on nomme cotylédons (fig. 2, a), est composée d'une multitude de cellules très petites, jJuxtaposées les unes contre les autres et remplies d'une substance fari-
neuse qu'on nomme fécule où amidon.
Sous l'influence de la chaleur, le tissu des cotylédons absorbe l'eau qui, comme nous l'avons dit
Fig. 2. — Gland dont le germe développé a donné naissance
à la tigelle et à la radicule.
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NUTRITION 39 précédemment, est imprégnée d'oxygène emprunté à l'air, et de sels dissous dans le sol. En présence de ces éléments, la fécule, qui est un composé de carbone et d'eau, cède à l'oxygène une partie de son carbone, se combine avec une nouvelle quantité d'eau et se transforme en une matière sucrée, laiteuse, soluble, analogue à la sève et capable d'alimenter la jeune plante. Pendant cette période de sa vie, le jeune chêne, encore attaché au gland d'où il est sorti, se nourrit de sa substance, comme le petit poulet du jaune de l'œuf où il est renfermé. Mais bientôt la radicule s'implante dans le sol, la tigelle se développe et donne naissance à deux feuilles qui s'étalent au-dessus du sol; les cotylédons épuisés, flétris, devenus inutiles, se détachent et le petit chène vit de sa vie propre. Il est, à la vérité, à l'état d'ébauche ; mais il est complet, car son accroissement ultérieur s'opérera par la seule multiplication des organes dont il est pourvu à ce moment.
C'est avez ces organes si frèles et d'apparence si simple que la nature saura transformer en un arbre énorme la petite plante produite par le gland.
Toutes les graines qni tombent sur le sol ne germent pas. Beaucoup servent de nourriture aux animaux ; il s'en perd un grand nombre qui se décomposent faute d'avoir trouvé, sur le point où elles sont tombées, les conditions nécessaires à leur
germination. Dans un terrain trop humide, elles pourrissent ; elles se dessèchent, au contraire, si l'eau fait défaut. Le froid arrête la germination, une chaleur modérée l’accélère, mais la vive lumière lui est défavorable.
La nature a d’ailleurs pris des précautions contre les nombreuses causes de destruction qui menacent les graines. Elle les a multipliées dans une telle proportion, qu'il suffit de la réussite d’une petite partie d'entre elles pour assurer la conservation de l'espèce.
Si toutes les graines que produit un seul arbre devenaient fertiles, le globe terrestre serait en peu d'années envahi par la postérité de ce seul sujet. Mais cet envahissement n'est pas à craindre, car si les semences sont innombrables, leurs chances de destruction ne le sont guère moins.
Pour que la radicule puisse s’insinuer dans le sol, afin d'y puiser l'eau nécessaire à l'existence de la jeune plante, il faut que le sol soit meuble et humide. S'il est compact et dur, la radicule, trop tendre pour percer la croûte superficielle, se dessèche et la plante meurt. Elle meurt aussi quand le sol est trop aqueux, parce que l'eau, bouchant tous les interstices du sol, empèche l'air d'y pénétrer et d'y apporter l'oxygène destiné à remplacer celui qui est absorbé.
Pendant cette première phase de la végétation, les
NUTRITION 41 tissus sont pleins de liquides et par suite très tendres. Un hâle de quelques heures, un coup de soleil, suffisent pour les flétrir. Aussi la nature at-elle pris soin de leur procurer des abris. Ce sont d'abord les feuilles mortes qui couvrent le sol, puis le feuillage des arbres. Plus les jeunes plants sont sensibles, plus ces abris naturels sont puissants. On voit toujours, en effet, les arbres à feuillage touffu produire des jeunes plants délicats, tandis que les graines des arbres à feuillage léger donnent naissance à des plants robustes dès leur jeune âge.
Le petit chène, dont nous avons suivi l'évolution jusqu'au moment où il a commencé à vivre de sa vie propre, est composé de parties bien distinctes, qui sont : la fige, dont le prolongement dans le sol forme la racine ; les feuilles, qui s'étalent à l'extrémité de la tige, et le bouton, qui la termine.
Si l'on examine à l'œil nu une section de cette tige naissante, on la voit composée d’une substance
homogène, aqueuse, à demi transparente, verte à la
circonférence, et d’un blanc verdâtre vers la partie centrale. Mais si l'examen se fait au moyen du microscope, on reconnaît que cette homogénéité n'est qu'apparente, car l'instrument laisse apercevoir, au lieu d'une masse compacte, une multitude de cellules juxtaposées comme les alvéoles d’un gâteau de cire: Chacune de ces cellules est semblable à une petite
vessie pleine de liquide. Comme elles sont très rapprochées, au lieu de rester rondes, elles s'aplatissent dans différents sens. Les parois des cellules ne sont pas toujours lisses, elles sont souvent couvertes de points ou de lignes déliées ( fig. 3 et 4). En poursuivant l'observation, on voit que, sur
certains points, ces cellules s'ajoutent bout à bout ; leurs cloisons intermédiaires disparaissent, et cette succession de petits globules creux produit des tubes très fins, auxquels on donne le nom de /ibres, lorsque leur longueur est peu considérable et que leurs parois, dures et épaisses, ne présentent pas d'étranglements. On nomme vaisseaux les tubes formés par une série de cellules ou de fibres soudées bout à bout, et qui présentent des rétrécissements de distance en distance. Les fibres et les vaisseaux ont leurs parois lisses ou criblées de points ou de lignes (fig. 4 et 5). La transformation des cellules en fibres : et en vaisseaux se fait à mesure que le végétal se développe.
Fig. 3. — Tissu cellulaire grossi.
Fig, 4. — Cellules annelées. rayées. ponctuées.
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