‹ Éléments de sylvicultureChapitre 25 sur 68 · tion approche, ilse · texte numérisé non relu

tion approche, ilse

creuse dans l'épaisseur du tissu cellulaire dont T'an-

Fig. 27. — Rameau à chaton femelle du saule Marceau.

Fig. 28. — Fleur de l'orme.

Fig. 29. — Fleur du sycomore dépouillée de son calice et de sa corolle.

88 PHYSIOLOGIE thère est formée, plusieurs cavités qui se remplissent d'un fluide mucilagineux dans lequel on voit apparaître des granulations dont l'ensemble forme bientôtune poussière composée de petits grains très fins, c'est le pollen. Chacun de ces grains est une cellule microscopique pleine d'un liquide visqueux auquel on donne le nom de foville.

Au moment de la fécondation, les loges des anthères, dans lesquelles

est renfermé le pollen,

he Fig 1. s'ouvrent et laissent échapper cette poussière qui va se déposer sur le stigmate des pistils. Lorsque les pistils et les éta-

mines ne sont pas réunis sur la même fleur, les:

vents, les insectes transportent le pollen des fleurs mâles sur les fleurs femelles.

Le stigmate est enduit d'une matière visqueuse qui retient les grains de pollen, les fait gonfler et détermine la sortie de la foville qu'ils renferment.

Fig. 30. — Faine portant les pistils flétris.

Fig. 31. — Faine. Section longitudinale montrant les ovules et l'embryon.

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Ce liquide est conduit par les cananx du style jusqu'à l'ovaire, qu'il féconde.

Après Ja fécondation, il se fait dans la fleur un changement complet. La corolle se fane et se décolore, les étamines et le pistil, devenus inutiles, se dessèchent et tombent, l'ovaire seul se développe les ovules qu'il renferme

grossissent avec lui et deviennent les graines. Fig. %.

La forme des graines varie suivant les espèces végétales d'où elles proviennent, mais au milieu des innombrables changements qu'elles subissent, on y retrouve toujours deux parties essentielles : l'embryon, qui

donnera naissance à un nou-

veau sujet, et les cotylédons,

Fig. 33. ;

qui nourriront cet embryon Fig. 32. — Glands du chène pédonculé. Fig. 33. — Faïnes enveloppées de leur péricarpe entr. uvert à

la maturité,

90 PHYSIOLOGIE jusqu'à ce quil puisse tirer lui-même sa nourriture de la terre et de l'atmosphère.

La forme des graines dépend du plus ou moins grand accroissement des organes accessoires qui entourent l'embryon. Les transformations de ces organes sont souvent si profondes qu'il devient difficile

d'en suivre la trace. On ne voit,

en effet, pas beaucoup de ressemblance entre le gland du chène entouré de sa cupule écailleuse (fig. 32), la faine enfermée dans sa coque hérissée (fig. 33), le fruit du charme avec l'appendice foliacé qui l'accompagne (fig. 34) les cônes des résineux (fig. 35) et le chaton qui porte les graines des saules et des peupliers (fig. 36). L'étude attentive du développement de ces graines

d'aspect si différent a fait re-

connaître que les dissem-

Fig. 34. — Fruit mûr du charme avec son involucre. Fig. 35. — Cône du pin sylestre s'ouvrant pour laisser

échapper les graines.

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blances sont plus apparentes que réelles.

Les botanistes ont pu, grâce à de patientes recherches, rattacher toutes les formes des graines à quelques types principaux.

Beaucoup d'arbres de nos climats portent des graines munies d'ailes ou d'aigrettes destinées à . faciliter leur dissémination.

Les unes, comme les

placées au centre

Fig. 39.

graines de l'orme

brane foliacée

(fig. 37), sont d'une mem-

autres,

comme celles du bouleau (fig.

38), du frène (fig. 39), de l’érable champêtre (fig. 40), de l'érable sycomore (fig. 41), ont deux appendices membraneux. Les graines de la plupart des conifères sont aussi garnies d'ailes

(fig. 42). Ces appendices per-

Fig. 36. — Fragment d'un chaton fructifère de peuplier tremble.

mettent aux semences de se transporter à de grandes distances en tournoyant dans les airs, aussi voit-on

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