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CHAPITRE VII

TRAITEMENT. — Taillis simples et composés. — Réserves.

— Essences propres aux taillis, — Sols et climals.— AMÉNAGEMENT. — Durée dela révolution, — Assiette de l'aménagement, — Division en coupes, immédiate, suc= cessive, — Voies de vidange — ExPLOITATION. — Abatage. — Cause de dépérissement des souches. — Nécessité de couper rez-tronc. — Exceptions. — Saison de l'abatage, — Façconnage. — Vidange. — RÉSERVES, — Importance du balivage. — Choix desréserves, baliveaux, modernes, anciens.— ENTRETIEN.—Nettoiements,. Restauration des taillis ruinés : par semis de pins et

de chênes, par plantations. — CULTURES SPÉCIALES. — Furetage. — Sartage. — Écorces à tan. — Liège, Traitément. — On donne le nom de faillis aux

forêts dont la régénération est fondée sur la faculté que possèdent les arbres de se reproduire au moyen des rejets de souche et des drageons.

Ce mode d'exploitation consiste à couper les

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arbres par le pied et à attendre que les rejets aient acquis des dimensions convenables, pour les couper à leur tour. L'intervalle de temps qui s'écoule d'une exploitation à l'autre s'appelle révolution.

La durée de la révolution est donc égale à l'âge des rejets au moment où ils doivent être abattus. Fixer la révolution d'une forêt traitée en taillis, c'est déterminer l'âge où il convient de l'exploiter.

Quand on coupe les taillis à blanc-étoc, c'est-àdire sans laisser sur pied aucun sujet, on dit que le taillis est simple. On donne la mème dénomination aux taillis dans lesquels on réserve, à chaque coupe, un certain nombre d'arbres qui ne seront abattus qu'à la fin de la deuxième révolution, c'est-à-dire lorsqu'ils auront un âge double de celui du taillis.

On appelle taillis composés ou sous-fulaie, ceux dans lesquels on réserve, lors des exploitations, des arbres qui doivent être maintenus sur pied pendant deux, trois, quatre révolutions et plus. |

Les brins de l’âge du taillis qu'on réserve lors des exploitations prennent le nom de baliveaux. A la fin de la seconde révolution, ils deviennent des modernes. Dans les taillis simples, on exploite toujours les arbres de réserve lorsqu'ils passent à l'état de modernes. Dans les taillis composés, on laisse sur pied un certain nombre de ces modernes, qui prennent à la fin de la troisième révolution le nom de

TAILLIS 97 cadets. Après la quatrième révolution, les cadets deviennent des anciens, et quand ces derniers ont atteint la fin de la cinquième révolution, ils passent à l'état de vieilles écorces.

En réservant dans les taillis quelques arbres de haute tige, on a pour but d'obtenir des bois de fort échantillon en même temps que des semences destinées à remplacer les souches qui viennent à dépérir, Les arbres ainsi réservés exercent une influence très grande sur la végétation du taillis qu'ils couvrent de leur ombre ; trop nombreux ou mal espacés, ils peuvent arrèter complètement la croissance des rejets. Les morts-bois, qui redoutent moins que

les autres le manque de lumière, envahissent alors

le terrain. Il n'est pas rare de voir des coupes; dans

lesquelles on a marqué beaucoup de réserves pour conserver des arbres de prix, ne produire que de l'épine noire, des cornouillers et des bois blancs.

Le choix et la distribution des arbres réservés. ont

une très grande importance pour l'avenir des peu-

plements; aussi l'opération par laquelle on marque ces réserves doit-elle toujours ètre faite avec le plus grand soin. Cette opération porte le nom de balivage.

L'exploitation en taillis est un mode tout artificiel, puisqu'il nécessite l'abatage des brins à des époques déterminées et le remplacement des souches mortes,

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sans quoi la forêt passerait à l'état de futaie ouirait en s'appauvrissant. Pour qu'elles puissent indéfiniment conserver leur caractère de taillis, les forèts ainsi traitées exigent des soins spéciaux et continus,

Les essences qui repoussent le mieux de souche sont celles qui doivent ètre préférées pour la composition des taillis; parmi celles-ci nous citerons d'abord ; le chêne, dont les souches ont une durée très grande et une grande force de reproduction, puis le charme, l'orme, le frêne et les érables. Nous avons dit que les résineux coupés au pied ne produisent pas de rejets ; les arbres de cette famille ne sont donc pas propres à ètre traités en taillis. Le hêtre repousse de souche dans les bons sols et les climats doux. On trouve en Normandie et dans les montagnes du Midi de la France de superbes taillis de cette

essence, mais dans les régions froides de l'Est, sur

les terrains maigres, les boutons adventifs rares et

peu vigoureux ont beaucoup de peine à percer l'é=

corce dure des hêtres âgés; pour faciliter l'essor du bourgeon, il est nécessaire, dans ces contrées, que la coupe soit toujours faite dans le jeune bois.

La faculté de repousser de souche dépend non seulement de l'essence, mais encore de l'âge du sujet et du lieu de station. Les jeunes arbres coupés donnent des rejets nombreux et vigoureux. Cette force

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