‹ Éléments de sylvicultureChapitre 29 sur 68 · CELL · texte numérisé non relu

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— # qui représente la contenance de la coupe annuelle, Du. 63,10 56,

D nous avons — — 10, 51 et RE = 9,43 Ce qui

Bois … Communal pa SA

- nous indique qu'il y a à l'Est la contenance de 10 coupes plus 0,51 de la contenance d’une coupe, et à

l'Ouest 9 coupes 0,48. Ce qui revient à peu de chose

dd

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près à 11 coupes d'un côté et 9 de l’autre. Divisant

donc 63,10 par ‘11, nous aurons la contenance des coupes à asseoir à l'Est de la ligne, et 56,90 divisé

par 9 nous donne la contenance des coupes du

versant à l'Ouest. I ne nous restera plus qu'à asseoir chaque année la coupe à exploiter d'après le croquis pour arriver à un aménagement réglé.

Le point capital dans l'aménagement est d'avoir un bon système de vidange ; des produits aussi encombrants que les bois n'ont de valeur qu'autant que les moyens de transport sont économiques. Il faut donc avant tout organiser le plan d'exploitation de telle sorte que chaque coupe ait une sortie facile sur un chemin praticable.

Les arpenteurs sacrifient souvent cet intérêt de premier ordre, pour avoir des coupes de forme régulière et des lignes sommières bien droites. Leurs plans sont très clairs et l'aménagement paraît simple mais quand on va sur le terrain, on voit que ces belles lignes droites escaladent les montagnes et sont impraticables aux voitures. Les propriétaires qui ne veulent pas sillonner leur bois de percées inutiles prendront, autant que possible, pour laies sommières les chemins de vidange ; et si ces chemins ne peuvent servir de laies sommières, à raison de la configuration du terrain, les lignes de division qu'on établira ne devront avoir que la largeur né-

TAILLIS 109 cessaire pour les bien fixer. Il est en effet inutile d'ouvrir sur 4 ou 5 mètres de largeur des lignes qui n'ont d'autre utilité que de séparer les coupes. Les lignes de division des coupes ont ordinairement 1 mètre de largeur. Après chaque exploitation, on relève les bornes, l’on cure à vif les sauts de chèvre qui servent à déterminer d'une manière immuable la direction des lignes, et l'aménagement par ces soins est indéfiniment conservé.

Exploitation. — La durée des souches et la vigueur des cépées dépendent en grande partie de la manière dont l'abatage est opéré.

Les bourgeons qui produisent les rejetsse forment sur le pourtour de la souche, entre l'écorce et le bois: si l'écorce est détachée, ils ne peuvent naître. Il faut done avoir soin de ne pas soulever l'écorce de la souche; pour cela l'abatage doit ètre fait avec des instruments bien tranchants et l'entaille dirigée de bas en haut, car la coupe oblique de haut en bas fait éclater le bois et déchire l'écorce. Quelque so que prenne le bûcheron, il se produit toujours des éclats et des déchirures ; pour y remédier, il faut parer la section en retaillant la souche des bords au milieu de manière à lui donner une forme bombée.

La coupe devra être franche et nette pour que l'eau ne pénètre pas dans les cavités que présenterait une surface creuse et inégale. Les brins les plus

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faibles seront coupés à la serpe et de bas en haut, en flûte ; les vieux étocs seront ravalés aussi basque possible.

Le séjour de l'eau sur les souches est la principale ”

cause de leur dépérissement.L'abatage, met tant à nu les tissus intérieurs du tronc, les expose à des influences contre lesquelles ils ne sont pas prémunis. La zone de bois parfait, qui entoure le canal médullaire n'ayant plus qu'une faible vitalité, est d'abord attaquée par la pourriture résultant de l'introduction des eaux qui pénètrent dans les tissus par la section. On voit alors la souche se creuser au centre, la pourriture s'étendre peu à peu à toutes les couches de vieux bois, gagner les racines et finir par amener la mort de la souche, malgré la surexcitation de vitalité qu'imprime aux couches externes l'active croissance des rejets.

On ne doit pas craindre de couper rez-terre, si ce n'est dans les sols bas et humides.

Les souches qui paraissaient à fleur de terre au moment de labatage se trouvent, après quelque temps, élevées de plusieurs centimètres au-dessus du sol, qui se tasse et se dénude lorsqu'il est exposé aux influences du soleil, de la gelée et des vents.

Les rejets qui viennent sur des étocs coupés trop haut ne prennent pas de pied et n'ont par la suite aucune solidité. Ceux qui poussent au niveau du sol

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