‹ Éléments de sylvicultureChapitre 36 sur 68 · CE · texte numérisé non relu

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3 À - À », TPE

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ans sans dépérir, aussi on exploite générale ment entre 60 et 8o ans, à moins qu'ils ne soient es |:

destinés à faire des arbres’ de mâture. Les partieu

liers trouveront souvent avantage à exploiter, avant = qu'elles aient atteint un âge aussi avancé, certaines | MS à futaies fournissant des menuescharpentes, des bois de “20 mines, des poteaux téiégraphiques, etc. |

Ces circonstances locales, souvent passagères,

déterminent alors la durée des révolutions.

l'avance la quantité de bois qu'on y exploitera, afin de n'enlever exactement chaque année que le volume dont la forèt s'accroît pendant cette année. Dans les taillis, on fait cette détermination très simplement, en partageant la forèt en autant de coupes qu'il y a d'années dans la révolution et en exploitant chaque année une de €es coupes; pour les futaies, on ne peut agir ainsi. Les coupes de régénération ne se suivent pas avec la régularité des. coupes de taillis, car il est souvent nécessaire de : 54 retarder les coupes secondaires ou définitives pour maintenir un abri aux jeunes plants: d’autres fois, | de ( au contraire, on est obligé de hâter l'abatage des + vieux bois pour laisser croître des fourrés que le. couvert fait languir. La possibilité ne peut donc pas être basée sur la contenance ; mais si l'on cal= cule levolume de bois que la forèt produit chaque an-

FUTAIES 143 née, et sil'exploilation, dirigée suivant les besoinsde la reproduction, ne porte en définitive que sur le volume connu de l'accroissement annuel, on arrivega à n'extraire chaque année que ce que la végétation produit, et la forêt pourra indéfiniment donner les mèmes revenus. Calculer le volume de bois dont s'accroît une forèt chaque année, régler les exploitations de manière à profiter de cette quantité de produits tout en préparant la régénération, tel est le double problème à résoudre.

- Pour calculer l'accroissement annuel d'une forèt, ce qui nest autre chose que sa possibilité, on partage d'abord la forêt en divisions d’après l'âge et lFétat des peuplements, puis, lorsqu'on a bien établi ces divisions, on détermine l'ordre dans lequel il conviendra de les régénérer, en: commencant naturellement par les plus âgées. Pour faciliter le travail, on partage la révolution en un certain nombre de périodes de 10 ou 20 ans. L'on affecte à chacune de ces périodes les divisions qui, d'après leur âge, doivent être exploitées pendant sa durée, en ayant soin de rendre à peu près égale la contenance des divisions afférentes à chaque période, afin que la production soit sensiblement la mème pour toutes les

périodes. Quand ce travail est fait, il ne reste qu'à

caleuler la possibilité pour la première période comprenant les bois les plus âgés, ce qu'on fait aisément

144 SYLVICULTURE en caleulant le volume de tous les arbres de l'affecfation, en y ajoutant le volume de l'accroissement probable, eten divisant par le nombre d'années de la période.

Pour faire comprendre par un exemple la manière d'opérer, supposons qu'on veuille déterminer la possibilité d'une futaie régulièrement aménagée à 100 ans et présentant par conséquent la série complète des âges de 1 à 100 ans. Il est assez difficile, on le conçcoit aisément, de savoir aujourd'hui ce que deviendront dans quatre-vingt-dix-neuf ans des semis d'un an, dans quatre-vingt-dix-huit, ceux qui ont deux ans, etc. Mais si l'on admet, ce qui est plausible, queces semis, venant dans des conditions semblables à celles sous l'influence desquelles ont crü les arbres âgés de 100 ans aujourd'hui, donneront une production sensiblement égale à la leur, il suf-

fira de connaître la quantité de bois produite pareces

arbres de 100 ans. Ce serait facile si le bois avait été exploité par coupes successives comme un tallis, et repeuplé artificiellement l'année qui suit l'exploitation ; mais nous avons vu que la régénération naturelle ne s'opère pas aussi régulièrement. On ne sait pas au juste dans quelle année on abattra tel ou tel arbre, parce qu'on ne sait pas quand lensemencement sera produit et quand les jeunes plants pourront se passer d'abri. IT faut donc employer un

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autre moyen que celui en usage pour déterminer la possibilité des taillis ou des futaies par coupes à blanc-étoc. Voici comment on procède :

On admet que dans une période de »0 ans, par exemple, le réensemencement de tous les cantons quiont aujourd'hui de 81 à 100 ans sera terminé, et que dans cette période on aura pu abattre tous les arbres compris entre ces deux âges. On cube donc tous ces arbres, on ajoute au volume obtenu laccroissement probable, et l'on divise le tout par vingt. Le résultat de la division donne le volume annuel que produiront les arbres de 81 à 100 ans pendant les 20 premières années de la révolution. Comme les bois qui ont aujourd'hui 61 à 80 ans auront à l'expiration de cette première période 8r à 100 ans et qu'on les suppose dans les mêmes conditions, on admet qu'ils fourniront un volume égal à celui déterminé pour la première affectation. Au reste, pour

éviter des différences trop grandes, on recommence

à calculer la possibilité pour chaque affectation. Les opérations que nécessite la détermination de la possibilité servent en même temps à régler la marche des exploitations. On voit en effet que si pendant la première période supposée de 20 ans on enlève chaque année, dans les divisions formant la première affectation, le vingtième du volume des arbres qui s’y trouvent, à la fin de cette période il

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Le VSERSEe es Fr8 SRE pee HN. #46 SYLVICL LTURE ee. A ne restera plus de vieux bois, et le sol devra être & garni de jeunes plants. On passera alors aux divi- |

sions affectées à la deuxième période et on les exploitera de mème, de telle sorte qu'après Fexpira= tion de cette nouvelle période tous les vieux bois de l'affectation correspondante serontremplacés par des <4 jeunes. Si l'on continue ainsia abattre successivement les vieux bois de chacune des affectations, il arrivera un moment où tous les arbres qui se trouvaient dans la forèt, lorsqu on a attaqué la première affectation, auront été exploités et seront remplacés me # une nouvelle génération. Ce moment coïncide avec

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la fin de la révolution. *

; La méthode du réensemencement naturel repose .

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