‹ Éléments de thermodynamiqueChapitre 24 sur 53 · aoo · texte numérisé non relu

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Ces valeurs du rendement maximum sont calculées dans l'hy-

(') Exposition analytique et expérimentale, 1" édit., p. /|36, el édit., p. a8a.

( =) Théorie mécanique de la chaleur, p. 12^.

pothése de Cycle* parfaits, c'est-à-dire en néplijjeonl les pertes d'air et de chaleur : le rendement maximum pratique est néccsrenient inférieur à cr rendement maximum théorique. Il ne saurait Cire ijurstinn iri rie discuter le» qualités nu les défauts des moteurs à air chaud, au point de vue de l'imperfection des cycles nu de la meilleure utilisation du travail fourni par la chaleur, Ea laissant de côté ces que-linns de mécanique appliquée et en supposant les cycles parfaits, nn peut déjà comparer les systèmes divers rte molcurs à air chaud au point île vue thermique, et, sous ce rapport, i) résulte des nombres donnés plus haut que l'un îles premiers perfectionnements à introduire dans la construction des machines à air chaud consiste à modifier le cycle des systèmes précédents.

On a essayé l'emploi d'un dispositif particulier, dans l'e«i>oir d'améliorer la machine à air chaud. On s'est^proposé d'emmagasiner la chaleur perdue par le çaz qui éprouve la transformation CI) pour la faire servir, par l'intermédiaire d'un n-gr/irr/itrur rie rhiilrur ou rte tamis resptmicitrf, à réchauffer le gaz qui éprouve la transformation AB, ou, en d'antres termes, on s'est proposé d'employer la chaleur que possède le gaz à la sortie du cylindre moteur pour réchauffer le ipiz dans le générateur. M. Hirn a montre le premier (pie ce dispositif, conçu d'ailleurs d'une manière fort ingénieuse, n'a aucune utilité ( ' }. l'our tirer en effet le meilleur parti rte l'une rtes machines à air chaud Stirling ou Ericsson, il faut obtenir le travail maximum, qui exige que les températures T et T soient égales, l-e gaz, à son entrée dans le généraleur, a, dans ce cas, la môme température que le gaz à la sortie du cylindre moteur; on ne peut donc point se servir île la chaleur du gaz sortant du cylindre moteur pour échauffer celui qui entre au générateur lorsque la machine fournit le

(') Exposition aiinlriiqiir cl expérimentale, i™ êdit., p. et

maximum de travail. Le générateur ne peut avoir d'utilité que si le gaz, à la sortie du cylindre moteur, a une température plus élevée que le gaz à l'entrée dans le générateur, et alors la détente est mal réglée; la machine ne produit pas le maximum d'effet.

La théorie des moteurs à air chaud établie par M. Hirn constitue une application importante de la théorie de la chaleur à l'art de l'ingénieur. « Je crois devoir m'étendre un peu longuement sur ce genro de machines et sur la théorie, dit M. Hirn. a» commencement du chapitre consacré à l'étude des machines à air chaud ('), parce qu'il s'agit d'un moteur qui a récemment fait époque dans la mécanique appliquée, qui dès l'abord s'est présenté comme devant remplacer désormais la machine à vapeur la plus perfectionnée, et qui, par les nombreuses déceptions auxquelles il a donné lieu jusqu'ici, a encore une fois donné gain de cause au publie, si nombreux, toujours prêt à applaudir à tous les prétendus échecs de la théorie. Il me sera facile de prouver que, si déception il y â eu, ce n'est pas parce que la théorie ne pouvait prévoir les résultats de la pratique, mais que c'est bien, au contraire, parce quo des théories mal établies ont promis plus que le moteur ne pouvait tenir, même théoriquement, et parce que, d'autre part, aucune de ces théories n'a su apprendre aux constructeurs à placer la nouvelle machine dans les conditions où elle pourra probablement rendre un jour des services utiles. »

(') Exposition analytique et exprriinentnle, i™ (iilit., p. ^33.

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