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Tandis que les métaux se refroidissent par l'effet de l'étiré» ment, le caoutchouc vulcanisé offre l'exemple d'un corps qui s'échauffe dans les mômes circonstances. Ce corps a été l'objet d'une étude particulière de la part de M. Joule : les principaux résultats sont les suivants.
La densité du -caoutchouc -vulcanisé, prise avec la balance hydrostatique, diminue à mesure que la température s'élève. Le
(■) 1 lit» = o*l(,fl54.
coefficient de dilatation linéaire S est par conséquent positif; ce coefficient est supérieur à celui des corps solides en général.
Le mémo fragment de caoutchouc soumis à une faible traction longitudinale se refroidit en s'allongeant; en augmentant peu à peu le poids tenseur, l'effet thermique devient d'abord moins sensible, puis change de sens, de sorte que, pour un poids tenseur suffisant, le caoutchouc vulcanisé s'échauffe par Pétirement, comme l'indique le tableau précédent.
Le même fragment de caoutchouc vulcanisé , soumis à cette dernière traction, se contracte lorsque la température s'élève, de sorte que dans ce cas 5, est négatif tandis que S est positif.
L'exemple du caoutchouc montre avec quelle réserve, en général, on doit se servir de la valeur connue du coefficient 3, mesuré lorsque le corps supporte la pression uniforme de l'atmosphère sur toute sa surface, lorsqu'on remplace approximativement lo coefficient de dilatation linéaire sous traction constante o, par 3, dans le but de confronter la formule (54) avec l'expérience.
Dans le cas du caoutchouc vulcanisé, la substitution de 3 à S , dans la formule (54) correspondrait à un résultat en désaccord complet avec l'expérience, puisque dans ce cas la formule indiquerait toujours un abaissement de température, tandis que le caoutchouc peut au contraire s'échauffer par suite de l'élirement qu'il subit. Au contraire, si l'on introduit dans la formule (54) la véritable valeur de S„ fournie par l'expérience directe, l'ac-* cord entre la théorie et l'expérience est très-satisfaisant, comme le montre le tableau précédent.
M. Edlund ('} a observé depuis les effets thermiques produits par la traction longitudinale des fils métalliques dans des limites plus étendues que M. Joule ; ainsi il a observé sur un fil d'acier
(■) Annaltt de Chimie et de Pkytique, I e série, t. LXIV, p, i,\5, et / t " «ério, t. Vlll, p. i5 ; .
un abaissement de température qui est environ le triple rie celui qu'observait M. Joule. Les résultats des expériences do M. Ediund présentent avec la formule ( 54 ) un accord beaucoup moins satisfaisant que les résultats obtenus par M. Joule; il faut attribuer cet écart apparent à l'absence de données expérimentales relatives aux coefficients et G,, et l'on doit s'attendre à ce que ces coefficients diffèrent d'autant plus des nombres 3 et C, par lesquels on les remplace comme première approximation, que les fils sont soumis à des tractions plus considérables.