IX. — Fcsion
M. James Thomson est arrivé, en 1849, par des considérations théoriques, à cette conséquence remarquable : tout accroissement de pression doit produire un abaissement dans la température de congélation de l'eau. Par des raisonnements analogues à ceux de S. Carnot, il a établi qu'un accroissement de pression d'une atmosphère abaisse le point de fusion de la glace de o°,oo75 C. ( 1 ). Le raisonnement de M. J. Thomson a été complété, en i85o, par M. Clausius (').
Les raisonnements relatifs à la vaporisation (p. 98) sont directement applicables à la fusion, et si l'on désigne par L la chaleur latente de fusion ou plus simplement la chaleur de fusion, par c le volume spécifique du corps solide, par v' le volume spécifiquo du liquide, par p la pression sous laquelle la fusion a lieu à la température absolue T, on a, d'après la relation (55),
(78) L ~ AT(e' — v)
Lorsqu'il s'agissait des vapeurs saturées, p était une fonction de / déterminée par l'expérience ; le volume spécifique de la vapeur saturée était inconnu. Dans le cas de la fusion, au contraire,
le volume spécifique <•' du liquide est connu, le rapport ^ est inconnu et fourni par la relation précédente. Ce rapport fait connaître l'accroissement de pression qui cor-
(') Transactions de la Société royale d'Édimbourg, t. XVI, p. 575. Un extrait de ce Mémoire a été inséré par Vcrdet dans les Annales de Chimie et de Physique, t. XXXV, p. 3 7 6.
(*) Annales de Poggendorff, t. LXXXI, p. 168, et Théorie mécanique de la chaleur, Mémoire I, note, p. 97.