‹ Éléments de thermodynamiqueChapitre 48 sur 53 · HO · texte numérisé non relu

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respond à une variation infiniment petite de la température de fusion ; il est de signe contraire par rapport à c' — t>. Si lo corps solide se dilate en fondant, ce qui est le cas ordinaire, c'— v est positif, et un accroissement de pression a pour effet d'élever la température de fusion. Au contraire, si le corps solide se contracte par la fusion, dans le cas de la glace, par exemple, v'~ v' est négatif, et un accroissement de pression a pour effet d'abaisser la température de fusion.

Le résultat théorique énoncé par M. lames Thomson a été complètement confirmé par les expériences de M. William Thomson. Dans les deux expériences faites avec le plus de soin, à deux pressions de 8,i et de 16,8 atmosphères répondirent deux abaissements de o°,o5o, et de o D ,i2o, C, La théorie donne pour ces abaissements de température o°,o6i et o",ia6 (').

M. Mousson a montré, en 1 858, que l'eau pouvait rester à l'état liquide |à la température de — 18 0 C. sous une pression énorme, que l'auteur estime à i3ooo atmosphères

M. Bunsen a déterminé, en 1 85o, l'influence de la pression sur la température de fusion du blanc de baleine et de la paraffine, qui augmentent de volume en passant de l'état solide à l'état liquide. Les résultats sont conformes à la théorie : ainsi le blanc de baleine fond à 47°,7 C. sous la pression de l'atmosphère et à 5o°,9 sous la pression de i56 atmosphères; la paraffine fond à

(') Philosophical Magazine, 3' série, t. XXXVII, p. io3.Un extrait de ce Mémoire a été inséré par Vcrdet dans les Annales de Chimie et de Physique, 3* série, t. XXXV, p. 38t.

L'abaissement du point de fusion de la glace par l'effet d'un accroissement de pression a suggéré à M. James Thomson une explication de la plasticité apparente de la glace et du regel {Philosophical Magazine, série, t. XIV, p. 5/|8, et t. XIX, p. 391; Annales de Chimie et de Physique, 3 e série, t. Llf, p. 3Jtf, et t. LX, p. 147).

(*) Annales de Poggendorff, t. CV, p. 161. Un extrait de ce Mémoire a ét« inséré par Vcrdet dans leï Annales de Chimie et de Physique, 3« série, t. LVI, p..s5a.

4fi°,3 sous la pression de l'atmosphère et à 49°, 9 sous la pression de ino atmosphères {' ). Les expériences de M. HopWmssur le blanc de baleine, la cire, le soufre et la stéarine, ont fourni une nouvelle eonlirmation do h théorie précédente.

M. Clausiua a appliqué, on iS)5o, au phénomène, de la fusion (') la relation qu'il avait établicdans le cas des vapeurs saturées. Dans ce cas, en désignant par y, la chaleur spécifique de la vapeur saturée à la température i, par C, la chaleur spécifique du liquido à la température, t supposé maintenu pendant réchauffement à une pression égale à la tension de ia vapeur saturéo à la température correspondante, par L la chaleur de vaporisation à la température on a (60)

„ dL L

La môme relation s'applique à la fusion ; L désigne alors la chaleur de fusion;

7, la chaleur spécifique du liquide à la température /, en supposant le liquide maintenu pendant toute la durée de réchauffement à une pression égale à chaque instant à la pression sous laquelle fond le corps solide a la température correspondante;

C, la chaleur spécifique a la température ( du corps à l'état solide, en supposant le solide maintenu pendant toute la durée do réchauffement à une pression éjiale à chaque instant à la pression sous laquolle ce corps fond à la température correspondante.

Si l'on désigne par 7 et C les chaleurs spécifiques du môme corps à l'état liquide et à l'état solide, à la température c sous

(*) Annales de Poggendorff, t. LXXXI, p. 56a. Un eilrait do ce Mémoire a été inséré pnr Verdet dans les Annales de Chimie et de Phjsique, 3 e série, t. XXXV, p. 383.

(■) Annales de Poggendorff, t. LXXXI, p. 168, el Théorie mécanique de la chaleur. Mémoire I, noie, p. 97.

la pression constante/), la formule de M. Clausius (p. ua) donne les relations

7| ' A1 dt ttt '

r C-AT-- ^- L '- L A1 dt dt

Dans le cas de l'eau à zéro, sous la pression constante de

l'atmosphère,, y — 1, G = 0,48; le rapport ^- est donné par la

relation {78), les rapports se rapportent respectivement à

l'eau et à la glace à zéro. M. Clausius a trouvé les valeurs suivantes

y, = 0,9.5, C, — o,Ca, et en reportant ces valeurs dans l'équation précédente ( 79)

M. Clausius a déduit de la théorie cette conséquence : la chaleur de fusion de la glace diminue par l'effet de la pression; la diminution de la chaleur de fusion do la glace est égale à o,C2 lorsque le point de fusion s'ahaisse d'un degré, ce qui suppose " une pression supérieure à 100 atmosphères. Cette variation do la chaleur de fusion de la glace, indiquée par la théorie de M. Clausius, est beaucoup trop faible pour que l'expérience permette de la mettre en évidence.

La théorie des deux changements d'état repose sur l'emploi (les mêmes formules; mais les données expérimentales sont différentes dans les deux cas.

L'expérience fait connaître, pour les vapeurs saturées, les lois suivant lesquelles la pression de la vapeur et la chaleur de va-

(') Théorie mécanique de lu chaleur, Mémoire IX, p. ^oG.

porisalion varient avec la température; la théorie permet d'établir k-s relations qui lient la température au volume spécifique et à la chaleur spécifique ds la vapeur saturée.

L'expérience fait connaître, dans le cas do la fusion, la chaleur de fusion, le volume du liquide et sa chaleur spécifique; la théorie permet d'établir la liaison qui existe entre la pression et le point de fusion, entre la chaleur de fusion et la température de fusion.

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