SUR LE COEFFICIENT ÉCONOMIQUE
Lorsqu'une, machine fonctionne suivant un cycle de Carnot, entre les limites de température T et T", il existe entre la chaleur Q puisée au foyer et la chaleur Q' cédée au réfrigérant la relation (3a),
le coefficient économique de la machine est
Lorsqu'une machine fonctionne suivant un cycle limité d'une" part par deux lignes isothermiques AA', BB' (p. 54, Jîg. 9), et d'autre part par deux lignes AB, A'B', telles q«e la quantité de chaleur cédée par le corps à l'extérieur dans l'une de ces transformations soit égale à la quantité de chaleur cédée au corps par les corps environnants dans la transformation correspondante, on a encore la relation
et si l'on donne, dans cette machine, le nom de coefficient économique au rapport - ~ Û T 0 n peut dire que le coefficient
économique de cette machine est égal au coefficient économique maximum réalisé dans le cycle de Carnot.
Mais celle définition particulier! 1 , du coefficient économique n'est pas d'accord avec la définition générale de ce coefficient (p. 52). Si l'on désigne par l}, la chaleur puisée au foyer pour produire la transformation A'B' par exemple, par Q, la chaleur cédée au réfrigérant dans la transformation inverse BA, le coeflicient économique, d'après ia définiLïon générale, a pour valeur
Dans le ças particulier où les deux transformations A'B', AU exigent la même quantité de chaleur
le coefficient économique, d'après la définition générale, est
il est, par conséquent, inférieur à
c'est-à-dire, an coefficient économique maximum, qui correspond au cycle de Carnot. De sorte que si l'on adopte la définition générale du coefficient économique, de manière à faire disparaître lu confusion, il faut observer que, dans ce genre de machines, le coefficient économique est inférieur au coefficient économique maximum donné par le théorème de Carnot. Je dois cette remarque fort juste à M. Bourget, qui a bien voulu me la communiquer an moment où je terminais la correction des épreuves de ce volume.