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ANNELÉS OU ENTOMOZOAIRES. — VERS

lUiabdocœles.

Ce sont les Turbellariés les plus petits de taille et les plus simples d’organisation. Leur corps est plus ou moins cylindrique. Dans le jeune âge, leur tube digestif est peu différencié, et parfois leur

bouche conduit dans un parenchyme mou.

Cet état persiste dans quelques formes {Convohita, Nadina , Schizopora) que Ulianin range pour ce motif dans un groupe particulier sous le nom d’^cœ/es. La position de la bouche est très variable et sert à caractériser divers genres : Opisthomum, Mesostomumy l^rostomum... Le pharynx est généralement musculeux et prolractile. Les sexes sont le plus souvent réunis et il y a une ouverture génitale commune; cependant, un certain nombre de Rhabdocœles (Microstomidés et quelques autres) sont dioïques, et dans les formes hermaphrodites on trouve parfois deux orifices sexuels séparés. Le développement se fait sans métamorphose. On a observé quelques cas de reproduction par scissiparité, par exemple, chez les Catenula{ü". 231) dont le corps est segmenté et composé de plusieurs individus réunis en chaîne.

Ces animaux vivent dans les eaux douces et stagnantes. D’après la situation de la bouche et la disposition du pharynx on les a partagés en familles : les Opisthoiaiidés, les Dérostomidés, les STOMiDÉs, etc.

Fig. 231. - Calenula quaterna.

Dendrocœles.

Les Dendrocœles ont le corps large et plat, l’intestin ramifié sans orifice anal. La bouche située vers le milieu de la région ventrale est munie d’un pharynx protractile. Parfois la région céphalique présente des appendices ou des prolongements tentaculiformes. L’hermaphrodisme est de règle et la séparation des sexes ne se l eucontre que par exception, comme dans h\ Planaria dioka. L’onTice génital est tantôt simple(IManariées terrestres et d’eau douce), tantôt double (Planariées marines). Le développement est direct, cependant, chez quelques espèces marines, il se complique de métamorphoses (J. Müller).

La plupart des Dendrocœles habitent la mer; mais il y en a qui vivent dans les eaux douces, et quelques-uns sont terrestres.

DESCRIPTIVE.! PLATiïELMlNïHES. — TUKliKLLARIÉS.

Selon que la tête est distincte ou indistincte, selon qu’il existe ou non des tentacules et selon la position de ceu.x-ci, on a réparti ces

Fio. 9.X\.

Fie. 232.

Fig. 232. — Polycclis læviyalus. — a\, graiuleur natiuelle; a, taclies oculaires,

b, région dorsale colorée en brun.

Fig. 233. — Eolidiceros Drochii (de Qualrefages).

animaux en plusieurs familles sous les noms de Acéridés (fig. 232), PSEUDOCÉRIDÉS (fig. 233).... et Planaridés.

Rhynchocœles (Némertiens).

Les Rhynchocœles ont le corps allongé, en forme de ruban. Leur tube digestif est complet et se termine postérieurement par un orifice anal. Au-dessus de la bouche, et s’étendant en arrière au-dessus du tube digestif, se trouve un organe tubulaire protractile ou trompe, plus ou moins long et parfois muni de piquants (fig.23i); c’est sans doute une arme, mais le rôle en est assez mal connu. Le système nerveux est relativement développé ; la commissure qui unit les ganglions cérébroïdes est formée de deux cordons entre lesquels passe la trompe. Les cordons latéraux sont volumineux et se prolongent jusqu’à l’extrémité postérieure du corps. Souvent il existe sur les côtés de la tête deux fossettes ciliées qui reçoivent des nerfs émanés des ganglions cérébroïdes, et qui paraissent être des organes

AN.NELÉS OU ENTGxMOZOAlUES. — VERS.

[ZOOLOGIK

sensitifs, mais dont la signification n’est pas bien déterminée. Les organes visuels représentés, en général, par de simples tubes oculaires se rencontrent communément ; des vésicules auditives ne s’observent que rarement.

On sait que les Némertiens possèdent seuls un système circulatoire. Leur appareil excréteur est formé par deux troncs longi-

Fig. 231. — Polio éuicttant sa trompe qui est à demi exlroversée. — a a a, trompe; l>, appareil slylifère ; c, intestin. Le mouvement d’extroversion s’exécutant d’arrière en avant, on comprend sans p:;inc que le stylet doit venir se placer en e.

tudinaux, qui s’ouvrent isolément de chaque côté du corps. Les sexes sont prcsq io toujours séparés et les cas d’hermaphrodisme

sont exce\n\oime\s (Borlasia hermaphrodiiica). Certaines espèces sont vivipares, et chez elles le développement est direct, mais celles <|ui sont ovipares présentent des métamorphoses. Elles naissent

NÉMATHELMINTIIES.

DESCRIPTIVE

SOUS forme de larves ciliées qu’on avait regardées d’abord comme constituant un genre spécial, nommé Pilidiuni.

Les Némertiens sont des animaux marins. Quelques-uns construisent des tubes qui leur servent de demeure. En se basant sur les caractères tirés de la trompe qui est armée d’épines ou inerme, sur la présence ou l’absence de fossettes céphaliques, Keferstein a divisé ce groupe en trois familles :

Les Trémacépiialidés, à trompe armée de crochets, comprenant les genres Polia, Borlasia, Ommatoplea (fig. 235);

Les Ruociimocéphalidés, à trompe inerme, et pourvus de fentes céphaliques : Nemertes^ Ophiocephalus, etc...;

Enfin les Gymnocéphalidés, à trompe inerme, et dépourvus de fentes céphaliques : Cephalothrix.

2® CLASSE. — N ÉM A T HELMINTHE s

Les Némathelmintlies ou Vers ronds, de forme cylindrique, sont parfois très longs et ressemblent à un fil, d’où le nom qui leur a été donné (vriy.a, fil). Ils sont revêtus d’une couche épaisse de cuticule qui donne à leur corps une certaine rigidité et leur surface est généralement marquée de stries ou de rides transversales. Ils sont dépourvus d’appendices locomoteurs et se meuvent par une sorte de reptation due aux contractions de leur enveloppe musculodermique; d’ordinaire ils portent à l’extrémité céphalique des organes de fixation, tels que papilles ou crochets.

La présence d’un système nerveux a été reconnue chez ces animaux. Il existe, en effet, un anneau pharyngien d’où partent des lilets nerveux qui se dirigent les uns en avant, les autres en arrière. Des taches oculaires et parfois de véritables yeux se rencontrent dans les formes libres; les vésicules auditives font généralement défaut. L’appareil digestif consiste en un tube allongé, qui s’étend de l’extrémité antérieure où se trouve la bouche, jusque dans le voisinage de l’extrémité postérieure où il se termine par un orifice anal. Quelquefois cet appareil disparaît par un phénomène de rétrogradation (Acanthocéphales). Il n’existe ni système vasculaire, ni organes de respiration. Les organes d’excrétion sont représentés par deux canaux situés sur les côtés du corps (dans les champs latéraux), et qui se réunissent en un tronc commun s’ouvrant sur !a face ventrale.

Les sexes sont séparés, sauf dans un petit nombre de cas. Le développement est direct ou comprend des métamorphoses qui parfois comportent des migrations dans des milieux différents. Ces animaux sont pour la plupart parasites, les uns pendant toute leur

250 ANNELÉS OU EM'OMOZOAIRES. — VERS. [zoologie

vie, les autres seulement pendant une période déterminée de leur existence. On les divise en trois ordres :

Vers ronds

,, , , , Des nageoires, sexes réunis. .. Cliétognathes.

Un tube digestif ,, , . . • , t

^ ' Pas de nageoires; sexes séparés Nemaloules.

i Pas de tube digestif; trompe rétractile armée de \ crochets Acanlhocéphales.

ORDRE I

ACANTHOCEPHALES

Les Acanthocépales se distinguent des Nématoïdes par l’absence d’un tube digestif. Ils portent à la partie antérieure du corps une trompe mobile qui peut rentrer dans une gaine par l’action d’un muscle rétracteur (fig. 236). Cette trompe est munie de crochets, au moyen desquels cesanimaux se fixent aux parois du tube intestinal de l’hôte sur lequel ils vivent en parasites. La nutrition chez eux se fait par absorption des matières alimentaires à travers la peau. Ces matières pénètrent dans un système de canaux ramifiés, sans parois propres, qui parcourent les téguments en dehors de l’enveloppe musculaire du corps. A côté de la trompe et taisant saillie dans la cavité viscérale se trouvent deux petits organes particuliers, pourvus d’un riche réseau vasculaire, nommés le)niiisques ; on les considère comme servant à l’excrétion. Le système nerveux est représenté par un ganglion situé à la base de la gaine de la trompe. Les organes des sens font défaut.

Les sexes sont séparés. Les glandes génitales sont portées par un cordon qui traverse la cavité viscérale, et qu’on nomme ligaïnent suspe7iseicr. CheiAes mâles il y a deux testicules dont les conduits excréteurs débouchent dans un canal déférent commun, qui se rend à l’extrémité postérieure où il s’ouvre, avec les canaux de quelques glandes accessoires, dans un organe cupuliforme {bourse copui a trice) au centre duquel est situé un pénis conique. Gliez la femelle, les œufs détachés de l’ovaire tombent dans la cavité viscérale; de là ils passent dans un organe en forme d’entonnoir, auquel fait suite un oviducte qui débouche à la partie postérieure du corps.

Les œufs, quand ils sont expulsés, renferment des embryons dont le développement ultérieur se complique de migralions. Portés d’abord dans le canal digestif de petits Crustacés (Amphipodes, Isopodes), ils y deviennent libres, perforent les parois de l’intestin, et restent comme enkystés dans la cavité viscérale de leur hôte, jusqu’à ce qu’ils parviennent avec celui-ci dans le tube intestinal d’un vertébré, tel que Poisson ou Oiseau aquatique, auquel ces animaux servent de nourriture. Ils atteignent alors leur complet développement et arrivent à l’état adulte.

descriptive.] NÉMATHELMINTHES. — NÉMATOÎDES. 251

Cet ordre ne renferme qu’un seul genre, l’Ecliinorhynque (Echinorhi/nchus) dont on connaît de nombreuses espèces : E. polymorplnis, dans l’intestin du Canard et autres Oiseaux aquatiques; E. gigas, dans l’intestin grêle du Pure; E. acus, dans la Morue (fig. 230), etc.

ORDRE II. — NÉMATOÎDES

Ces Vers doivent le nom qu’ils portent à leur corps allongé, cylindrique, filiforme.

On ne leur trouve ni appendices locomo’ leurs, ni ventouses, mais en général ils présentent à l’extrémité antérieure des papilles situées autour de la bouche, ou des pièces de chitine formant une armature buccale. Leur canal digestif est complet et se termine par un orifice anal placé en arrière, près de la queue. La partie antérieure ou œsophagienne de ce canal se dilate souvent en un renflement musculaire, nommé pharynx, qui fonctionne comme appareil de succion.

La peau de ces animaux est revêtue d’une cuticule épaisse dont la surface est fréquemment marquée de stries annulaires. On y observe parfois des saillies en forme de tubercules ou de piquants. Les muscles qui sont situés au-dessous des téguments, formant avec ceux-ci l’enveloppe musculo-dermique, sont constitués par des fibres longitudinales disposées en faisceaux aplatis. Ces faisceaux laissent entre eux sur les côtés du corps, et sur le milieu de ses faces supérieure et inférieure, des bandes plus ou moins larges, auxquelles, selon la position qu’elles occupent, on donne le nom de lignes latérales ou champs latéraux et de lignes médianes, l’une dorsale et l’autre ventrale. Les champs latéraux sont parcourus par deux canaux qui, dans la partie antérieure du corps, se réunissent en un troue commun, lequel débouche au dehors par un orifice situé sur la face ventrale. Ces canaux sont considérés comme des organes d’excrétion.

Le système nerveux des Nématoïdes présente une disposition toute particulière. Il consiste en un anneau qui entoure l’œsophage et d’où partent huit nerfs, dont six dirigés en avant et deux eu arrière. Des premiers, il y en a deux qui suivent les champs latéraux ; les quatre autres sont situés entre ceux-ci et les lignes médianes. Les nerfs postérieurs sont l’un dorsal, l’autre ventral, et

Fig. 236. — Echinorhynchtis acus.

252 ANNULÉS OU EîsTOMOZOAIRES. - VERS. jzoOLOGiE

suivent chacun la ligne médiane correspondante. Dans les points d’où ces différents nerfs tirent leur origine sur l’anneau œsophagien, il existe des cellules ganglionnaires; il s’en trouve aussi qui sont disséminées le long de leur trajet. Les organes des sens ne sont représentés chez les INématoïdes que par des papilles tactiles situées soit auprès de la bouche, soit auprès de l’orifice génital; néanmoins on a constaté l’existence de taches oculaires chez quelipies-uns d’entre eux qui vivent en liberté.

La reproduction est toujours sexuelle, et en règle générale les sexes sont séparés; l’hermaphrodisme ne se rencontre que dans quelques cas exceptionnels. Les organes, soit mâles soit femelles, sont constitués par de longs tubes qui décrivent des circonvolutions plus ou moins nombreuses, et dont la partie supérieure représente l’ovaire ou le testicule, tandis que la partie inférieure sert de conduit vecteur pour les éléments sexuels. Chez les mâles, ce tube est impair (fig. 237), le canal déférent qui lui fait suite porte une dilatation qui fonctionne comme vésicule séminale, et débouche dans un cloaque où aboutit également l’intestin. Ce cloaque renferme un ou deux appendices cornés, sétiformes, susceptibles de se projeter au dehors et nommés spiculés, qui jouent le rôle d’organes copulateurs. Chez les femelles, les tubes ovariens sont généralement pairs (fig. 238). Ils se continuent avec les oviductes dont la portion terminale renflée est désignée sous le nom d’utérus. Cet organe est tantôt double, et tantôt simple par suite de la réunion des deux oviductes en ce point. Le vagin, toujours unique qui y fait suite, s’ouvre vers le milieu de la face ventrale du corps, parfois plus en avant, rarement en arrière. Dans beaucoup d’espèces, les mâles <liflerent des femelles par des dimensions moindres. Ces animaux sont pour la plupart ovipares; quelques-uns sont vivipares.

Les œufs sont généralement entourés d’une coque protectrice. Après l’éclosion l’embryon présente souvent des métamorphoses plus ou moins marquées qui se compliquent de migrations. Ainsi, beaucoup de ces Vers qui vivent en parasites se trouvent chez des ani-

* Kig. 237. — Ascaride lombricoïde, iii.'ilc, ouvert dans une partie de sa lon^rucur. — a, tête; b, exlrcinilé caudale; c c', l'intestin enlevé entre ces deux points pour montrer les replis multiplies du tube {génital llotlant dans la cavité abdominale, testicule et conduit déférent continus s’insérant en d sur une vésicule séminale allongée; b, extrémité caudale grossie uiontrant le double pénis.

** Fig. 238. — Ascaride lombrico'ide , femelle, grandeur naturelle, ouvert dans toute sa longueur. — a, tète avec les trois valves; :» la naissance de l’œsüpbage, on voit un coi'don transversal rpii est l’anneau œsopbagicn; b, extrémité caudale; de a en b, intestin droit lixé aux parois par des libres transversales dans la portion antérieure et postérieure où n’exislc pas le tube génital; dd, deux lignes latérales indiquant la division des fibres musculaires en bandes longimdinales ; c, orifice vaginal très peu apparent; ee, ovaire et trompe continus formant deux tubes repliés un grand nombre de fois autour de l'intestin et s’abouebant en un tube commun ou matrice qui ne se distingue jioint, chez cette espèce, par une forme ou jiar un rcnncmcnl particuliers (Davainc).

DESCtUPïIVE.)

NÉMATHELMINTIIES. — NÉ.MATOIDES.

maux iliirérents dans le jeune i\ge et à l’age adulte, ou bien mènent une vie indépendante à une certaine période de leur existence. Par

Fig. 237 *. Fig. 238 **.

exemple, le Ciicullamis elegans, parasite de la Perche, habite à l’état d’embryon la cavité viscérale des petits Crustacés appelésCyclopes; le Dochniius trigonocephalus qui se trouve dans l’intestin du

'ihl ANNELÉS OU ENTOMOZOAIRES. — VERS. [zoologie

Chien vit librement pendant son jeune âge, tandis que \esGordiuSy les Menais, qui sont libres à l’état adulte, ont leurs larves parasites des Insectes. Quelques-uns, comme les Trichines, peuvent passer chez le même individu d’un organe dans un autre. Des Nématoïdes parasites se rencontrent dans les points les plus divers des organismes, parfois même il s’en trouve dans le sang (Hématozoaires) ; à l’état jeune et agame ils sont généralement enkystés dans les tissus. Certaines formes enfin, comme l’Anguillule du vinaigre, etc., vivent toujours en liberté.

Cet ordre renferme un nombre considéraljle d’espèces, dontquelques-unesoflVentun intérêt particulier, comme parasites derilomme. On peut les partager en deux groupes suivant que chez les mâles l’orifice sexuel est terminal (Acrophalliens), ou ventral (Hypophalliens), chacun de ces groupes comprenant plusieurs familles dont nous ne citerons que les plus importantes.

Aux Acrophalliens appartiennent les Strongylidés et les Trichotrachélidés.

Les Strongylidés ont la bouche entourée de papilles (Strongles) ou munie d’une armature cornée (Sclérostomes) ; les mâles sont pourvus tantôt d’un seul, tantôt de deux spiculés situés dans une bourse terminale.

Le Strongle %êeiw\{Eustrongylus gigas Dies.) (fig. 230) est le plus grand de tous les Vers intestinaux ; la femellepeut atteindre jusqu’à 1 mètre de long, le mâle iO centimètres seulement. 11 vit dans les reins de différents Carnivores, Chien, Martre, etc.., et il a été rencontré, par exception, chez l’IIomme.

Le Strongle filaire (Strongylus filaria Rud.) se trouve dans les voies respiratoires du Mouton, de la Chèvre, etc... Une espèce voisine, le Strongle à long fourreau (St. longevaginatiis Dies.) a été trouvé une fois dans les poumons d’un enfant de six ans. •

On rencontre fréquemment chez le Cheval un Nématoïde nommé Sclérostome (Sclerostoma equinuni Duj.) qui habite soit l’intesiin, soit les artères mésentériques et produit dans ce cas des anévrysmes vermineux. Il vit librement dans le jeune âge, sous forme de Rhabditis et arrive dans le tube digestif du Cheval avec l’eau qui lui sert de boisson.

Le Syngame trachéal (Sclerostoma syngamus Dies.) habite la trachée-artère de certains Oiseaux, particulièrement des Gallinacés, et cause chez eux la maladie connue en Angleterre sous le nom de gapes.

L’Anchylostome duodénal (Anchylostomuni duodenale Dub.) (fig. 210 et 2ii), découvert par Dubini, à Milan, a été observé ensuite par Bilharz et Greisinger en Égypte où il est commun, et

DESCRIPTIVE

XÉiMATHELMlNTHES. — NÉMATOÎDES.

Kic. ‘■m.

où il occasionne la maladie appelée cA/o/’osc (VÉgypte, par suite des hémorrhagies constantes que provoquent ces Vers, en blessant

avec leur armature buccale la muqueuse de l’intestin, sur laquelle ils sont fixés [larfois en très grand nombre.

Les Trichotrachélidés (de xrA^, Tpiy 6ç^ cheveu, et rpayrriU^, cou) se distinguent par la minceur de la partie antérieure de leur corps, plus grêle que la postérieure. Les males ont un pénis simple renfermé dans un fourreau, ou en sont dépourvus (Trichine).

Dans cette famille se trouve un des parasites les plus communs chez l’Homme, le Trichocephahis (Uspar Rud. (fig.242) qui

Fig. 239. — Slronifle géant.

Fig. 2i0. — Anchylostome ùuodénal, femelle. — A. l’animal de grandeur naturelle. — B, le même, grossi : a, extrémité céphalique; b, orifice anal; c, orifice sexuel; C, extrémité cé|)halique considérablement grossie.

Fig. 2H. — Anchylostome duodénal, mâle. — .\, l'animal de grandeur naturelle. — B, le même, grossi : a, extrémité céphalique; b, bourse ou cupule; C, cupule considérablement grossie.

habite le gros intestin et le cæcum, engagé dans la muqueuse par son extrémité céphalique, sans que sa présence produise de désordre sensible.

C’est également parmi les Trichotrachélidés que se range la

ANNELÉS OU ENTOMOZOAIllES. — VERS.

IZOOLüGIK

célèbre Trichine (Trichina spiralis) (fig. 243) que R. Owen a fait connaître en 1835. A l’état sexué, ce Ver vit clans l’intestin de rilomine et de beaucoup de Mammifères, particulièrement de ceux qui sont carnivores. L’accouplement a lieu, et les femelles vivipares engendrent des embryons, en nombre considérable, qui traversent les parois intestinales et envahissent les muscles striés. Arrivés là, ils s’enroulent en spirale et s’enkystent dans une double capsule, qui se forme par dégénérescence de la substance musculaire, et qui peu à peu s’incruste de calcaire (fig. 244). Les Trichines peuvent rester

FiG. 24:2. — Tricitocéphale dispar. — a, mâle; h, femelle; ç, extrémité céphalique avec la bouche terminale; d, extrémité caudale du mâle avec son spiculé; e, œuf.

ainsi enkystées fort longtemps, jusqu’àce que lachairquiles renferme étant introduite dans l’estomac d’un animal à sang chaud, elles soient mises en liberté sous l’influence de la digestion. Elles atteignent alors très vite l’état sexué et deviennent aptes à se reproduire. Quand l’Homme est infecté, c’est par l’usage de la viande de Porc trichinisé, cet animal pouvant lui-méme s’infecter facilement en mangeant des Rats qui sont les hôtes ordinaires de ce parasite.

Les familles suivantes rentrent dans le groupe des llypoplialliens.

Les Ascarides, ainsi nommés du nom d’un de leurs principaux genres, l’Ascaride, sont caractérisés par l’existence autour de la bouche de trois lobes saillants et nettement marqués (fig. 245). Les males sont généralement pourvus de deux spiculés cornés. Certains d’entre eux sont parasites de l’Homme. Ainsi, l’Ascaride lombricoïde (Ascaris lumhricoides) habite souvent en très grande quantité dans l’intestin grêle des enfants, lies œufs sont expulsés au dehors, mais on ignore quelles sontlesconditions nécessaires à leur éclosion et au développement ultérieur des embryons. Il est probable que ceux-ci doivent passer dans un hôte intermédiaire avant de retourner à l’Homme, car l’ingestion directe des œufs n’entraîne pas la

NÉMATHELMINTllES. — ?JÊMATOII)ES.

Fig. ^2i3.

Fig. 2ii.

Fig. 245.

UESCRIPTIVE.]

présence d’ascarides dans le tube digestif. Toutefois, ce n’est là ([u’nne supposition basée sur l’analogie et qui demande à être confirmée.

D’autres espèces d’Ascarides se Irouvent dans différents animaux : l’Ascarù megalocephalci, chez le Chat, l’Asccu'ia mystax, chez le Chien et le Chat, etc...

Les Oxyures sont des Vers de très petite taille , qui n’atteignent que quelques millimètres de longueur; les mâles ont un spiculé simple. Ils vivent dans la partie terminale de l’intestin de divers animaux, et l’un d’eux, l’Oxyure vermiculaire {Oæyuris vermicularis) est fréquent chez l’Homme. Ils paraissent se développer par l’introduction directe des œufs dans le tube digestif.

Les Filaridés ont le corps très long semblable à un fil. C’est parmi eux que se place le fameux Dragonneau ou Filaire de Médine {Filaria medinensis Cm.) qui atteint une longueur de 75 centimètres et même plus, d’après certains observateurs. La femelle seule est connue. Elle habite le tissu cellulaire sous- cutané de l’Homme, dans les contrées tropicales de l’ancien monde, et en particulier sur la côte de Guinée. Elle est vivipare et constitue, quand elle est arrivée à maturité, une gaine remplie d’embryons (fig. 2iG), lesquels s’échappent au dehors avec le contenu de l’abcès dont la présence du parasite a déterminé la formation. Quand on veut extraire ce Ver, il faut procéder avec beaucoup de soin et de lenteur pour en éviter la rupture, car la dissémination des embryons dans la plaie occasionne des accidents. D’après Leuckart, les jeunes Dragonneaux

Fig. 2i3. — Tric.hina spirai:s. — fl, téguments; b, concile musculaire; c, extrémité céplialique; d, extrémité caudale et anus; e, œsophajje ; ff, lube intestinal; ih, tube génital rudimentaire; en i. dépôt indéterminé dans l’intérieur de ce tube (d’après Rristowe et Rainey).

Fig. 24i. — Trichine dans son kyste.

Fig. 245. — Extrémité céphalique de V Ascaride lombricoide.

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