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Ueiilainèrcs

(ie sous-ordre, le [dus vaste de tous, coni[»rend des Insectes de mœurs fort diverses.

Les Ptiniués sont des xylophages et renferment des espèces nuisibles qui, à l’état de larves, alta([uent etdétériorent le bois employé

dans nos constructions; c’est poiinjuoi on les a ajqielés aussi Téi édyles ou Berce-bois. Les plus communs sont les Vrillettes binni) (fig. 4 îll) ([ii’on trouve fréiiuemment dans nos maisons où leurs larves ronuent l’intérieur des vieilles boiseries, des vieux meubles, (ju’on dit alors tout vermoulus, et dont la surface est criblée de [letits trous ronds, semblables à ceux (jue ferait une vrille très fine. Ces Insectes font entendre à certains moments un bruit de tic tac, produit par le choc plusieurs fois réjiété de leur tête contre le bois, et qui n’est autre chose ([u’un signal d’appel entre

Eig. 4i‘J. — VrillcUe niiir- (|iictée [Anobium tesselatum).

DESCIUPTIYE.I

INSECTES. — COEÉOETÈUES.

le mâle el la femelle, mais iutmprélé comme un présage funeste leur a valu le nom crilorloges de la mort.

Les Lymexylons ou Uuiiie-bois {Lymexylon navale) sont très répandus dans les forêts de Cliine, du nord de l’Europe, et ont causé parfois de grands dégâts dans les chantiers de la marine. LesPlines {l^tiiias fur) hantent nos demeures, et leurs larves ravagent les herbiers el les collections d’histoire naturelle qui sont mal entretenus.

Les Cléridés (Clerus) se rencontrent sur les Heurs, sur les troncs des vieux arbres, mais paraissent avoir une nourriture animale, et leurs larves en particulier dévorent celles d’autres Insectes. Ainsi le Clairon des ruches ( apiarius) dépose ses

nnifs dans les nids des Abeilles, et les larves qui en naissent font leur proie de celles qui sont contenues dans leurs cellules.

Les Malacodermes de Latreille ou Coléoptères à peau molle.

Fig. 450. — Lampyres, mâle cl femelle (Lampyris splendidula).

présentent en général des dilïérences sexuelles marquées ; leurs larves comme les précédentes sont carnivores. A cette famille appartiennent les Lampyres (La}npyris) (fig. 450) bien connus de tout le monde sous le nom de Vers luissanls. On désigne ainsi la femelle qui est |)hosplioreseente, privée d’ailes et vermiforme ; le male est ailé et faiblement lumineux. Les Lucioles {Luciola) se distinguent des Lampyres en ce que les deux sexes sont nilés et phosphorescents; on peut en observer une esjièce, la L. laailanica, dans le Var et les Aljies-Maritimes.

Parmi les Malacodermes, se rangent les Télépliores(ïc/cy>AorfCs-), les Malacliies {Malachius), les Driles (Di'iluH)... Ces derniers fournissent un des plus remaniuahles exemples de dimorphisme sexuel.

Les Elatérirés présentent la singulière propriété, quand ils sont

ANNKLÉS OU ENTOMOZOAIP.ES — AUTllUOPODES.

renversés sur le dos, de se relever par un mécanisme tout particulier. Dans celte position ranimai s.e cambre en s’appuyant sur ses extrémités; alors une pointe qui prolonge son prosternum en arrière vient s’arc-bouter contre le bord antérieur du mésosternum; puis, par un elfort brusque, cette pointe s’échappe avec un bruit sec de la fossette où elle était reçue, et, faisant ressort, détermine un choc assez violent du corps contre le sol pour qu’il soit projeté en l’air. L’Insecte recommence cette manœuvre jusqu’à ce qu’il retombe sur ses pattes. C’est cette particularité (pii a valu aux Klatéridés les noms de Taupins, Maréchaux, Toque-maillets par lesquels on les désigne vulgairement.

Certaines espèces américaines répandent dans l’obscurité une vive lueur ; ce sont les Dyropbores ou Moucbes à feu. L’un d’eux

appelé Cucujo {Pyrophoriis noctîliicus) (tig. 451) est célèbre à ce point de vue. La lumière que donnent ces Insectes est suffisante pour qu’on puisse lire à leur clarté des caractères assez fins, et les Indiens les utilisent, dit-on, comme moyen d’éclairage, soit dans leurs travaux, soit dans leurs courses nocturnes.

Auprès des Élatéridés, mais formant une famille distincte, celle des Dupues- TiDÉs, se placent les Duprestes ([u’on nomme aussi Richards, à cause de la richesse et de l’éclat de leurs couleurs, à retlets métalliques, liatreille réiinissait toutes les familles précédentes dans son groupe des Serricornes, c’est-à-dire ayant les antennes dentées en scie.

Les ScARABÉiDÉs 011 Lamellicornes renferment des Insectes de formes et de mœurs fort diverses. Suivant la nature de leur régime on peut les diviser en Copropliages et Phytophages.

Parmi les premiers, il y en a qui ont la singulière habitude de déposer leurs œufs dans de petits amas de fiente qu’ils roulent en boule et qu’ils enfouissent ensuite, d’où le nom de Pilulaires (ju’on leur a donné parfois.

Les Scarabées! A /US' .sY/ccr)(fig. i5f) ipie les égyptiens honoraient comme un animal sacré, les (iymnopleurcs (R’/////y/o//^c///'//.s), les Sisypbes (Sus ////// /US') sont des constructeurs de boules. D’autres viventdans les matières de déjection de certainsanimaux, des Ruminants en particulier, mais sans faire de boules; ce sont les Bousiers (Copi'is), les Apbodies (.t////o///'//s) , les Géotrupes {(jeotrupes).

Eig. 4j1. — Ciicujo (Pyrophorus noctilucus) .

DESCRIPTIVE. I

INSECTES. — COLÉÛPTÈKES.

l*armi les Piiylophag c S lions citerons les Cétoiiies(6V/o;//f/)(fig-. 453) et les Hannetons {Meloloutha) (lig. 451).

Ces derniers causent de grands dommages à ragricülliire ; leurs larves appelées Vers blancs vivent dans la terre où elles rongent les racines des végétaux qu’elles Ibnt ainsi périr. Chez nous elles mettent en général trois ans pour elTectuer leur développement , traversant l’iiiver enfouies et engourdies dans le sol, de telle sorte que quand, une année, il y a eu abondance de Hannetons, on les voit reparaître en ^ -

’ ^ l' IG. 452. — Scarabée sacre

grand nombre trois ans après; leur appari- (Scarabœus sacer).

tion en masse est donc périodique. Dans certains pays, en Alterna gne, sous l’influence de conditions un peu difl'érentes, leur cycle évolutif est de quatre ans au lieu de trois. A l’état parfait les Hannetons ne vivent que quelques semaines,’ du milieu d’avril à la fin de mai; ils dévastent alors les arbres, les ormes surtout, (ju’ils dépouillent de leurs feuilles. Le meilleur moyen pour préservei- les campagnes contre les ravages de ces Insectes et de

SIC.VRD. qg

Fig. 454. — 1, Hanneton comninn (Melolnnthaviilgaris); — 2, les œufs; 3,\'er blanc de jiremièrcanndc ; 4, le même, au printemps de la deuxième année ; 5, Ver blanc de la troisième année.

■ÏU ANNELÉS OU ENTOMOZOAinES. — AHniROPODES. [zoologie

leurs larves serait le haniietoiinage, c’est-à-dire leur destriictioii pratiquée niélliodiijueiueut à l’àge adulte.

Ou réunissait aulrelois aux Lamellicornes les Lucanidés, qui se distinguent pourtant par leurs antennes coudées et dentelées en peigne; c’est pouniuoi on les en a séparés, et sous le nom de J^ecticornes on en a fait une famille distincte. On trouve dans toute l’Europe une grande espèce de Lucane, le Lucane cerf-volant {Lucanus cerrus), remarquable par les proportions qu’atteignent chez le mâle les mandibules, qui sont bifun|uées à l’extrémité et munies au milieu d’une grosse dent, présentant ainsi une certaine ressemblance avec le bois des Cerfs.

Les Coléoptères qui composaient l’ancien groupe des Clavicornes de Latreille sont aujourd’hui répartis en plusieurs familles : Ler- MESTIDÉS, IIlSÏÉUIDÉS, SiLl'IIIDÉS, etC.

Parmi les Insectes qui en font partie, nous mentionnerons les

Dermestes qui, à l’état de larves aussi bien qu’à l’état adulte, se nourrissent de matières animales desséchées, et dont une espèce très commune, le Dermeste du lard {Deniiestcslardarius), se rencontre dans nos maisons, et partout où il y a des substances qui peuvent lui servir d’aliments, comme peaux, fourrures, etc. Deux autres Insectes de la même famille sont redoutés, à cause des dégâts que font leurs larves; ce sont :

l’Attagène des pelleteries {Atlagenes peUio){(\§. 455) etrAnthrène des musées (Anthrenm museorum).

Aux lIiSTÉiuDÉs et aux Siepiiiüés appartiennent des espèces qui fout leui* nourriture de matières animales ou végétales en juitréfactioii. Il y en a qui ont riiabitude d’enterrer les cadavres de petits animaux, tels (jue Mulots, Taupes, Oiseaux, etc..., dans lesquels les femelles déposent leurs œufs, et qui servent ensuite d’aliment aux larves; c’est à cette particularité de leurs mœurs que les j\écro[)hores ou Fossoyeurs {Nccropliori(-s) doivent leur nom.

Les Staimiylimués, que l’on appelle aussi Brachélytrcs , à cause de la brièveté de leurs élytres, se nourrissent en général de substances corrompues. Certains d’entre eux vivent en parasites dans les nids des Fourmis. On en a découvert dans des nids de Termites, au Brésil, que Scliiodte a fait conuaitre et qui sont vivi-

Fig. 455. — Attagenes pellio. — Larve de grandeur natui elle et grossie.

DESCRIPTIVE

INSECTES

COLÉOPTËIIES.

pares (1). Us se l'out remarquer par le développement extraordinaire de leur abdomen (ju’ils portent relevé et reconi-bé au-dessus du thorax (fig. iüO).

Fig. 4513. — Slnpliylin vivipare (Corotoca Melanlho). Feiucllo vue de colc

(d’après Scliiôdtc).

Les IIYDUOPHTLIDÉS, OU P(( 1]) i coru (^s de Latreiüe, étaient ainsi nommés parce qu’ils ont de longs palpes maxillaires eu forme d’antennes, dépassant souvent celles-ci. Ce sont pour la plupart des animaux à vie aquatique, comme l’ilydrophile brun {Ifydrophilus piceiis) qui se trouve communément dans les eaux stagnantes. Ces Insectes viennent à la surface de l’eau puiser l’air dont ils ont besoin pour respirer. Les femelles pondent leurs œufs dans une coque ([u’elles tissent au moyen d’une sorte de soie formée par des glandes qui sont situées dans l’abdomen; cette coque est fixée aux: feuilles des végétaux aquatiques. Les larves, auxquelles Iléaumur donnait le nom de Vers assassins, sont carnassières et mangent surtout de petits Mollusques, tels que Limnées et IManorbes; les adultes, au contraire, recherchent comme nourrilure les plantes aipiatiques.

La série des Coléoptères pentamères se termine enfin par ceux qui ont des habitudes carnassières et chassent des proies vivantes; aussi étaient-ils réunis sous la dénomination de (Janias.siers^ mais ceux-ci se partageaient, selon leur mode d’existence, en terrestres et aquatiques. Aujourd’liui on en forme généralement quatre familles, chacun de ces groupes ayant été subdivisé à son tour, le premier en Cicindélidés et. Carahidéx, le second en Dylicidés et G IJ ri aidés.

lœs CvRiNiDÉs comprennent de petits Insectes ijiie l’on voit souvent réunis en troupes à la surface des eaux où ils décrivent avec rapidité des cercles nombreux, ce qui leur a fait donner le nom de

(1) Observations .sur des Staphylins vivipares (Extrait in Ann. des Sc. nat.,

série, t. V, 1856).

ANNKLÉS OU ENTOMOZOAIIIES. — AUTHROl^ODES.

IZOOLOGIK

Gyriiis (Gyrinus), de même que celui de Touniiquets par lequel on les désigne vulgairemeiU.

Les Dyticidés sont de grande taille et ont])our type les Dyti({ues, dont une espèce, le Dytique bordé {Dytiscns waryinalis) (lig. 457), est très commune dans les eaux slagnantes de nos[)ays.Ces Insectes présentent un dimorphisme sexuel assez marqué; les males ontrextrémilé des pattes antérieures élargie en forme de disque arrondi, et garnie de ventouses. Cette disposition ne se rencontre pas chez les femelles, mais celles-ci ont d’ordinaire les élytres sillonnés, tandis

({110 les mâles les ont lisfig. 457. ses. Les larves, comme

les adultes, vivent de proie ; quand vient l’épo- ([ue de la métamorphose, elles quittent l’eau et s’enferment dans la terre humide où elles se transforment en nymphes.

Fig. 457. —

Dytiscus marQVinUs .

Fig. 458.

- Le mâle, la larve et l’extrémité d’une patte antérieure. Carabe doré {Garabus auratus).

l.es Carabidés sont nombreux en espèces, iiarmi lesipielles il en est qui sont privées d’ailes. Tels sont les Carabes (LVra/; /us), qui ont donné leur nom à la famille, et dont une espèce, d’un vert doré, le Carabe doré (C’. nitralus) (fig. 458),- qu’on appelle vulgairement Jardinier, abonde dans nos campagnes.

•A cette famille aj)|)artiennent les Calosomes {Calosoma), \qs Féronies (FeroHia), les llarpales (Ifarpaius), les Scarites {Scari- (es), les Brachins (liraclnnus), etc... Ces derniers, tiuaiul ils sont attaqués, ont la singulière propriété de lancer par l’anus queltpies gouttelettes. d’un liquide corrosif qui se vaporise aussitôt en faisant

INSECTES. — hyménoptères.

ÜESCUIPTIVE.

explosion; de là les noms de Canonniers ou bombardiers donnés souvent à ces Coléoptères.

Les CiciNDÉLiDÉs sont les plus féroces des Carnassiers, les Tigres des Insectes, suivant l’expression de Linné... Ils ont pour principal représentant en France, la Cicindèle cliampêtre {Cichulela rawpestris), d’un beau vert, avec' cinq points blancs sur chaque élytre.

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