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MOLLUSQUES PROPREMENT DITS

DESCRIPTIVE

parois très imiseuleiises de la jioche stomacale et la couche cuticulaire épaisse qui eu revêt la surface interne, Fout fait comparer à un ii'ésier. L’intestin forme des replis plus ou moins nombreux avant d’aboutir à l’anus; parfois il est muni au voisinage du })ylore d’un appendice cæcal ; souvent il est élargi dans sa portion terminale ou rectum, et, particularité remarquable, chez beaucoup de Lamellibrancbes et quelques Gastéropodes, il traverse l’organe central de la circulation (lig. 4bl).

Les organes glandulaires annexés au tube digestif sont les glandes salivaires et le foie. Les premières ne se rencontrent que chez les Gastéropodes et les Céphalopodes. Elles sont placées auprès de Lœsophage et présentent quelque variété dans leur disposition ; parfois il y en a deux paires, comme dans le Poulpe, l’une antérieure, l’autre postérieure. Le foie paraît exister chez tous les Mollusques; il constitue d’ordinaire une masse volumineuse, composée de plusieurs lobes, et en connexion avec la portion moyenne du tube intestinal.

La cavité viscérale, distincte de l’appareil digestif, renferme un liquide particulier, le sang. Celui-ci est mis en mouvement par un organe central ou cœur (fig. 41)i) et circule dans un système plus

Fig. -VJ-2. — Api). circuEitoirc de la Paliulino vivi|)are. — a, vciilriculo; b, orcilleltc, c, artère ce'plialique ; e, artère lièpatiquc; f, g, h, sinus veineu.v; l, artère branchiale; V, veine branchiale. — a, ganglions sus-œsophagiens; ganglions sons-œsophagions. — A, bulbe pharyngien; R, branchies; C, œsophage; 1), ivpiis de l’intestin; E, estomac; F, foie; G, appareil génital; U, rein; R, oreille (d'après Leydig).

OU moins développé de vaisseaux différenciés, mais a toujours une partie de son trajet formée par des espaces ou des lacunes interorganiques. Le système vasculaire n’est donc jamais clos; de plus nous verrons que souvent il est eu communication avec l’extérieur, de sorte qu’une certaine quantité d’eau peut pénétrer dans l’appa-

•47G MOLLUSQUES OU MALAC^‘=^ - MOLLUSQUES PU. DITS, [zoologie

reil circulatoire. Le cœur est composé, cliez la plupart des Mollusques, d’une ou deux oreillettes, et d’uii ventricule (Otocardiés de Ilaeckel). 11 reçoit le sang qui rcvieiil des organes resjiiratoires, où il a été soumis à l’aclion du llnide res[)irable; c’est donc un cœur artériel. Il est toujours placé dans le voisinage de ces organes, et, en généi-al, dans la région dorsale du corjis. Du ventricule partent deux troncs artériels, ou aortes, souvent réunis en un seul à leur })oint d’origine et sur une petite étendue (Gastéro})odes); ce sont les artères antérieure ou céphalique, et postérieure ou viscérale. Après avoir fourni un certain nombre de branches, ces vaisseaux aboutissent dans les espaces lacunaires, d’où le sang est conduit dans les organes respiratoires, et ramené ensuite par des veines dans l’oreillette du cœur.

La surface légumentaire est, chez tous les Mollusques, le siège de phénomènes respiratoires. Quelques-uns ont une respiration simplement cutanée, mais la plupart sont munis d’organes spéciaux aOectés à celte fonction. D’ordinaire, et en raison de la vie aquatiipie du ])lns grand nombre d’entre eux, ce sont des branchies; mais chez ceux de ces animaux qui vivent à terre, le même appareil se change par adaptation en une cavité appropriée à la respiration aérienne ou poumon. Les branchies ne sont antre chose que des expansions de la peau ; elles sont situées entre le pied et le manteau (|ui les recouvre et leur constitue une cavité particulière où elles sont cachées; c’est la cavité branchiale. Elles ont tantôt la forme d’appendices ramifiés, tantôt celle de tulies aplatis en larges lamelles (Lamellihranches). Le poumon se iiréseiile comme une poche aérifère formée par le manteau et comnmniquant par une ouverture avec l’extérieur; les plis nombreux qui recouvrent sa paroi interne oITrent une grande surface pour les vaisseaux sanguins respirateurs.

Il existe, en général, chez les Mollus([ues des organes d’exci'étion, ou reins, représentés par des glandes volumineuses et bien dévelojipées. On regarde, en elfet, comme tels chez les Lamellihranches et les Gastéropodes un organe glandulaire connu sous le nom de corps de Bojanus, et chez les Céphalopodes des masses sjiongieuses qui entourent les grosses veines voisines du cœur.

‘ Tous les Mollusques se reiiroduismit par voie sexuelle. Chez mix l’hermaphrodisme est le cas le pins fréquent; cependant, beaucou|) de Lamellibranches, heauconji de Gastérojiodes et tons les Céphalopodes ont les sexes séparés. Les organes reproducteurs allectenl des dispositions fort diverses, surtout par suite du développement de parties accessoires dont l’existence n’est pas constante et qui sont annexées aux glandes sexuelles ou à leurs canaux evacuateurs.

nilACIllOPODES.

nESClllPTlVE.

Nous iiuliqiiorons les principales de ces dispositions a propos des différentes classes.

An sortir de l’œuf, la plupart des Mollusques ont la forme de larves rîtunies dans la région céphalique d une expansion cutanée, ou voile (vélum), hovdve de cils vihraliles, et servant d’organe locomoteur, ou présentant parfois des cils disposés en cercle autour du corps (tig. Î9d).

Fig. 493. — Larves de Mollusques. — A, larve d’un Gastéropode; B, élat [loslérieur; C, larve d’un Pléropode; v, voile; c, coquille; p, pied; op, opercule; t, tenlaculos.

Presque tous ces animaux sont aquatiques et principalement marins; ceux qui se sont ada|)tés à la vie terrestre forment un groupe peu nombreux, celui des Pulmoués; ils habitent de préférence les lieux humides. Les Mollus([ues jouent un rôle important dans l’histoire géologique du globe par le nombre considérable de leurs espèces fossiles appartenant aux diverses couches sédimentaires, depuis les formations les plus anciennes jusqu’aux plus récentes.

Le tableau suivant indique la division des Mollusques en cinq classes :

, . . ( entourée de bras

Une tete distincte , - ^ x

l ( non entourée de bras.

.Mollusques.' Pas de tète, / Coquille univalve, tubuleuse.,

/ distincte : < Coquille ^ des branchies

V Acéphales. [ bivalve ( pas de branchies.

Céphalopodes.

Ccphalo])hores.

Scaphopodes.

iMmellibranches.

Brachiopodes.

i'"® CLASSE. — BUACIIIOPODES

Celte classe comprend des animaux jionrvus d’une coquille à deux valves inégales dont l’une est ventrale et l’autre dorsale. La valve ventrale, d’ordinaire plus grande que l’autre, se prolonge par son sommet en un crochet souvent perforé, par lequel elle est fixée. Llle s’articule avec la valve opposée par des saillies d’engrenage formant nue charnière, qui maïujue parfois, et sur cette différence a été fondée la division des llrachiopodes en deux groupes. A la

47S MOLLUSQUES OU MALAC'^S— MOLLUSQUES PR. DITS. [zoologie

laco interne de la coquille s’étendent les lobes palléaux dont les bords sont munis de soies.

Le système nerveux est constitué par des ganglions qui sont unis entre eux de façon à former un anneau œsophagien, mais dont les analogies avec les parties correspondantes chez les autres Mollusques sont fort incertaines. Ces ganglions émettent des nerfs j)éripliériques nombreux. L’existence d’organes des sens n’a pas été constatée.

Des côtés de la bouche partent de longs bras roulés en spirale (fig. 494), ({ui sont les analogues des lobes buccaux que nous trou-

Fig. 494. — Waldheimia australis. — D, face dorsale; V, face ventrale; P, lige; II, bras roule's en spirale; br, filets branchiaux; c, paroi anterieure de la cavilc viscérale; d, œsophage; d' , estomac; /i' orifices des canaux biliaires ; h, foie; r, ouverture interne avec plis transverses de l’oviducte droit : on remarque à son bord antérieur un des cœurs on forme de bourse; quelques plis de l’ouverture de l’ovidncte gauche sont visibles; e, grand canal branchial. Muscles : m, d’occlusion (leurs points d’altaclie se voient sur la face dorsale); «T, divaricaleur ; m", ajusteur ventral ; m*, portion du précédent ; m**, portion de l’ajusteur dorsal; 7np, muscles de la lige (d’apres Hancock).

verons chez les Lamellibranches, el ([ui ont valu à ces animaux le nom de Bracliiopodes. Ces bras sont jiarcourus par une gouttière le long de laquelle est disposée une frange ciliée, dont les mouvements déterminent un courant qui amène à l’ouverture buccale les particules alimentaires; ces bras agissent en même temps comme organes de respiration. Souvent Us sont soutenus par des [lièces solides formant ce (pi’on appelle le squelette bracbial. La bouche conduit dans un œsophage ordinairement court, (|ui se continue avec l’estomac entouré d’uii foie volumineux; l’intestin décrit une ou plusieurs

DESCRIPTIVE

ÜRACmOPODES.

circonvolutions, etdélionclie par nn anus latéral dans la cavité palléale; mais chez un certain nombre de Brachiopodes, il n’existe pas d’onvertnre anale, et l’intestin se termine en cul-de-sac. Ce tube digestif, dans sa partie moyenne et dans sa partie rectale, est uni à la paroi du corps par des lames ou ligaments mésentéroïdes particuliers {ligaments gaslro- et iléo-pariétal).

L’appareil circulatoire se compose d’un cœur placé à la face dorsale de l’estomac, et duquel partent deux troncs artériels latéraux, ou aortes, aboutissant à un système de lacunes interorganiques, d’où le sang est ramené au cœur par un tronc veineux antérieur situé au-dessus de l’œsophage. De nombreux canaux sanguins parcourent les bras et le manteau, qui, baignant d’un autre côté dans de l’eau sans cesse renouvelée, réalisent toutes les conditions nécessaires à l’échange gazeux; aussi les bras sont-ils regardés comme étant des branchies par certains naturalistes, et, d’un autre coté, le rôle que joue la surface interne du manteau dans la respiration de ces animaux leur avait fait donner par de Blainville le nom de Palliobr anches.

On trouve chez les Brachiopodes une ou quelquefois deux paires de canaux à parois glanduleuses qui débouchent au dehors de chaque côté de la bouclie, et s’ouvrent d’autre part dans la cavité viscérale par un élargissement infundibuliforme. Ces canaux remplissent les fonctions de reins, et servent en même temps de conduits évacuateurs des œufs, ou d’oviductes (Hancock).

On n’a encore que des notions incomplètes sur la reproduction et le développement de ces animaux. Les sexes sont séparés chez la plupart d’entre eux, et les organes génitaux sont situés de chaque côté du corps, soit dans la cavité viscérale, soit dans l’épaisseur des lobes du manteau. Ils naissent sous forme de larves ciliées qui nagent librement d’abord, puis se fixent et prennent les caractères de l’adulte.

Les Brachiojiodes habitent dans toutes les mers, mais les espèces actuellement vivantes sont peu nombreuses, tandis que les fossiles appartenant à cette classe et représentant pour la plupart des formes aujourd’hui éteintes, abondent dans les couches géologiques, et en particulier dans les terrains siluriens. Deshayes a divisé les Brachiopodes en Articulés et Inarticulés, suivant que les valves de la coquille sont unies ou non par une charnière. A ce caractère, s’en joignent d’autres propres à chacun de ces groupes. Ainsi les Articulés sont munis d’un squelette brachial, et les Inarticulés en sont dépourvus ; les premiers ont un tube digestif terminé en cæcum ; les seconds ont un intestin qui débouche au dehors par une ouverture anale.

Les Inarticulés comprennent les familles des Lingulidés, des

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Discinidés et des Graniidés. Les Liiigiiles {Lingula) (fig. 195) sont remarquables par le long pédoncule charnu qui sert à les fixer, et par leurs valves à peu }>rès égales.

Fig. iUo. Fig. 490.

Fig. 497.

Fig. 495. — A, LhKjula anatina, 1/2; B, son appareil digestif: o, boiiclie; a, anus; œ, œsophage ; /i, enibonclnire des conduits liépatiqnes; v, estomac; i, intestin; ?n, On’, mésentère. Fig. 490. — Prodîiclus lovgispinus.

Fig. 497. — Terebvatida digona.

Les Articulés se partagent eu cinq ramilles ; Ortiiidés, Produc- TiDÉs (fig. dOO), Spiriféridés, Rhynciionellipés et Térébratu- UDÉs (fig. 497).

l.es trois premières sont exclusivement fossiles; les deux dernières seules sont représentées dans la forme acluelle.

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