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MOLLUSQUES OU MALAC*«% — MOLLUSQUES PIL DITS

(les nervures saillantes (jui s’entre-croiscnt et lorineni nn réseau aréolaire ; ces nervures sont vasculaires et angnientent la surface par hupielle le sang est en contact avec l’air. Le poninon cominuni(|iie an deliors })ar nn orifice étroit et tortueux (jui s’ouvre sur le coté gauche de la nuque ; ou le uouiiue pneumostO}i)e. Toutes les parties de cet appareil resiiiratoire sont lubrifiées par une humeur viscpieuse que sécrètent des organes glandulaires particuliers.

Les Liumées, les IMauorbes, les Aucyles..., bien (|ue vivant dans l’eau, sont des Gastéropodes puliuonés et à respiration aérienne; ils viennent puiser à la surface du liquide l’air qui leur est nécessaire. Toutefois, il est à remar({uer que chez tes Limnées l’organe puliuonaire peut facilement fonctionner comme une chambre branchiale et servir à la respiration aipiatique, de sorte que ces animaux jienvent être regardés comme une forme de passage entre les Gastéropodes hranchifères et les Gastérojiodcs pnlmonés (1). Il y a encore nn Mollusque fort intéressant en ce qu’il possède à la fois nn poumon et une hranchie ; c’est l’AmpnlIaire, qui habile les eaux douces, et qui, suivant les cas, respire l’air en nature ou l’air dissous dans l’eau.

Liiez les Géiihalophores, l’organe d’excrétion urinaire, ou organe de Dojanus, est pres([ue toujours impair et situé latéralement, dans le voisinage dn coeur. 11 consiste en une sorte de poche (|ui présente intérieurement des replis portant les cellules de sécrétion à leur surface. Les cellules renferment des concrétions solides, d’un jaune brun. Un canal excréteur plus ou moins long accompagne Tiuteslin et va s’ouvrir, auprès de l’anus, dans la cavité palléale. Aoiis avons indiqué plus haut la communication ([ui existe entre le péricarde et le rein, et (jiii permet l’inlroduction d’une certaine quantité d’eau dans le système vasculaire.

L’appareil de la génération jiréseide, chez les Géphalophores, un plus grand degré de com|)licatiou (pie chez les Lamellibranches. Au lieu d’élr(‘ pair, comme celui de ces animaux, il est impair et composé essentiellement d’une glande génitale unique, d’où part un canal évaciiateur simple, mais il varie beaucoup dans la disjiosition des parties (|ui s’ajoutent à l’organe fondamental . Les animaux sont les nus androgyiies, les autres dioï([ues. Dans le premier cas, les éléments mâles et femelles sont jiroduits par le même lobule glaiidulaii’c ; aussi appelle-t-on glande hcnnaplirod ite (fig. 521) la glande qui leur donne infissauce, et qui avait été

(I) Voy. Moquin-Taiidmi, Ilisloire nalurelle des Mollusques.... Paris, 1855,

l. 1, p. 75 et 81 ; et Von Siebold, Sur le pouvoir d'adaplalion des Mollusques

in lierue des .sciences naturelles, 187(), t. IV, p. !20I.

CKPllALOPIlüUKS.

DESCIUl'TIVE.]

considérée taiilùt comme un ovaire, tanlôt comme un testicule, avant qu’on eût reconnu sou double rôle. De cette glande liait un canal efférent commun pour le Iransport des ovules et du siierme jus(|u’cà l’orifice sexuel, mais ce canal, représentant à la fois le canal déférent et roviducte, reste rarement simple (Dtéropodes). Ordinairement il se divise, après un trajet plus ou moins long, eu deux branches qui, par des modifications diverses et le dévelop-

Fig. 5^1. — Appareil géiiéralenr de Vllelix pomatia. — h, glande hcrniaphroditc ; e, son canal excréteur; a, glande de l’albuininc ; oo, ovidnete; //, prostate; p, ))ocho copnlatrico; p', son canal ; cc, canal déférent; f, Hagellnm; g, gaine dn pénis; m, son muscle rétraclenr; v,v, vestibule; x, vésicules mullilides (d’après Baudelot).

peinent de parfies accessoires, constituent deux systèmes d’organes distincts, l’un mâle, l’autre femelle.

L’appareil femelle comprend un ovidnete qui reste souvent uni au canal déférent sur une certaine étendue ; une glande volumineuse qui y débouche, glande de l'alhiunine, que Cuvier regardait comme le testicule, et un réceptacle séminal, ou poche copulatrice, parfois longuement pédouculé. A ces parties s’en ajoutent souvent d’autres, telles que des glandes accessoires qui sont quelquefois ramifiées, et reçoivent le nom de vésicules mullifides (Hélices); une bourse à parois musculeuses renfermant une pièce solide, slyliforme, qui sert d’organe excitateur. Ou donne à cette bourse le nom de sac du dard. L’oviducte se lerminesouvent dans une cavité comimme avec l’appareil mâle et qu’oii appelle vestibule génilal.,

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mais d’autres fois il s’ouvre isolément au dehors, et sa portion terminale constitue alors le vaLdn.

Les organes mâles se composent du canal déférent, dont la première portion est souvent unie à l’oviducte sous forme de gouttière déférente, d’un appareil glandulaire annexé à ce canal et connu sous le nom de prostate, d’un appendice copulateur constitué tantôt par l’extrémité elle-même du canal déférent, modifié dans sa structure et susceptible de se renverser au dehors, tantôt par une sorte de papille ou de pénis, logé dans l’intérieur de sa portion terminale qui constitue ce qu’on appelle le fourreau de la verge. Ce fourreau porte souvent un long tube appendiculaire, nommé flagelluni, où se forme le spermatophore (capreolus) qui parfois, quand le flagellum fait défaut, se développe dans le canal déférent lui-même (Zonite) ou dans la gaine du pénis (Arion).

On a vu que les appareils mâle et femelle aboutissent dans une cavité commune, ou se terminent par deux orifices distincts, qui sont quelquefois très éloignés l’iin de l’autre (Limnée). Une particularité digne de remarque, c’est que parfois l’organe copulateur est à une certaine distance de l’ouverture génitale, et n’est relié à elle que par une gouttière servant à amener le sperme jusqu’au pénis, lors de la copulation (Aplysie). Les diverses parties que nous avons indiquées n’entrent pas nécessairement dans la composition de l’appareil générateur des Céphalophores androgynes. Ainsi, chez les Limaces, on ne trouve ni les vésicules mullifides, ni la poche à dard, ni le flagellum qui existent chez les Hélices. En outre, la conformation de ces parties varie beaucoup ; mais nous ne saurions entrer dans plus de détails sur ce point.

J1 y a un certain nombre de Céphalophores dioïques, parmi lesquels les uns s’accouplent, tandis que les autres ne s’accouplent pas. Ceux-ci ont des organes qui présentent dans les deux sexes une si grande analogie de structure qu’on ne distingue les mâles et les femelles que par l’examen microscopique des produits sexuels; chez les premiers, la présence de l’organe copulateur caractérise les mâles. Les parties accessoires appartenantâ l’appareil génital sont ici moins nombreuses que dans les fonnes hermaphrodites(fig. 525, 520). Cc[)endant l’oviducte est pourvu d’une poclie copulatrice, et parfois d’une glande de ralbumine ; le canal déférant présente quelquefois un renflement qui sert de réservoir séminal. Souvent ce canal déhouebe en arrière du pénis, et il est alors relié à cet organe par une gouttière ciliée.

Presque tous les Céphalophores sont ovipares. Quelques-uns cependant sont vivipares, et la Paludinc en est l’exemple le plus connu. Les jeunes se développent dans l’intérieur de Poviducte

descriptive. 1

CÉIMIALOIMIOKES. — PTÉliOPODES.

dilaté de façon cà constituer une poclie incubatrice (fig. 5^25, o). Les œnls subissent une segmentation totale, et le développement de rembryon est direct ou lie a des métamorphoses. Dans ce cas,

Fig. 520.

Fig. 525.

Fig. 525. — Appareil femelle de la Paludine vivipare. — h, ovaire; a, glande de l’allnimine ; c', canal de celte glande recevant le tube ovarien; p, poche copulatrice; 0,0,0, oviducte (d’apres Baudelot).

Fig. 52G. — .\ppareil mâle de la Paludine vivipare. — h, h, les deu.x portions du testicule; c, canal déférent; t, V, les deu.x portions do la prostate (d’après Baudelot).

les larves portent sur la partie céphalique du corps une expansion membraneuse ciliée, vélum, qui leur sert d’organe locomoteur ; quelquefois elles ont le corps entouré de plusieurs anneaux de cils (certains Ptéropodes). Les jeunes sont toujours munis d’une coquille, alors même que celle-ci doit disparaître plus tard.

On divise les Céplialophores en trois ordres : Ptéropodes, Gastéropodes, lléléropodes, caractérisés, les premiers par deux nageoires latérales, les seconds par un disque charnu ventral, les derniers par une nageoire verticale.

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